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Albanie

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Population 2,9 millions
PIB par habitant 4126 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 2,2 3,4 3,8 3,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,9 1,3 2,3 2,8
Solde public / PIB (%) -4,1 -1,8 -2,2 -1,6
Solde courant / PIB (%) -8,6 -7,6 -8,0 -8,0
Dette publique / PIB (%) 73,1 72,4 70,5 68,5

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Candidat à l’adhésion à l’Union européenne
  • Jeunesse de la population
  • Potentiel minéral (pétrole, chrome, cuivre, fer-nickel, silicates, charbon) et hydroélectrique
  • Faible déficit énergétique
  • Façade maritime dotée de plusieurs ports
  • Fermeté de la monnaie, le lek, face à l’euro

POINTS FAIBLES

  • Importance de l’économie informelle (30 à 40 %)
  • Pauvreté (PIB par tête = 30 % de la moyenne européenne), place réduite de l’éducation (3 % du PIB)
  • Dépendance à la pluviométrie : agriculture (23 % du PIB pour 45 % des emplois) et hydroélectricité (95 % de l’électricité)
  • Faiblesse de l’investissement public et manque d’infrastructures
  • Manque d’efficacité et politisation de la justice et de l’administration
  • Corruption et crime organisé

appréciation du risque

Croissance forte soutenue par l’investissement et la consommation

La croissance devrait rester élevée en 2018. Elle continuera de profiter de la poursuite de l’investissement étranger dans les infrastructures, particulièrement dans l’énergie avec la poursuite de la construction du gazoduc Trans adriatique (TAP) destiné à transporter le gaz azéri jusqu’en Italie, ainsi que celle de la seconde usine (Moglice) du complexe hydroélectrique sur la rivière Devoll. Le réseau électrique devrait logiquement faire l’objet de développement pour assurer la distribution interne et externe de la production supplémentaire attendue. Ces installations permettront de relayer une production pétrolière locale qui a atteint son pic en 2014. L’investissement local, avec notamment la construction ou la modernisation de routes et de voies ferrées (ligne Tirana-Durres) restera contraint par la consolidation budgétaire et la prudence des banques. Ces dernières, essentiellement filiales de groupes italiens, autrichiens et grecs, continueront de réduire le poids de leurs créances douteuses dans leur portefeuille (15 % à juillet 2017 contre 21 % un an plus tôt) et celui de l’euro (environ la moitié) dans leurs dépôts et leurs prêts. Dans ces conditions, la reprise du crédit aux entreprises devrait être modeste et le taux d’intérêt moyen sur les prêts en lek et en euro (respectivement 6,6 % et 4,7 % au 2e trimestre 2017) rester élevé, malgré un taux directeur fixé à 1,25 % depuis mai 2016. De son côté, la consommation des ménages devrait confirmer sa reprise du fait de l’augmentation des transferts d’expatriés en provenance d’Italie, de la progression du taux de participation liée à la diminution de l’économie informelle et de celle de l’emploi, même si le chômage reste élevé (14 %, 26 % parmi les jeunes). La construction, mais aussi l’agriculture (23 % de la valeur ajoutée) et l’industrie, avec leurs exportations bénéficiant de l’embellie italienne, devraient enregistrer de bonnes performances.

 

La consolidation budgétaire nécessaire à la réduction du poids de la dette

Après une courte pause liée aux élections de juin 2017, l’assainissement budgétaire reprendra. Des réserves ont été passées pour faire face à l’indemnisation des expropriations de l’ère communiste. Le coût du secteur de l’électricité pour l’État devrait disparaître avec l’installation de compteurs, la modernisation des infrastructures et la fin progressive du tarif subventionné. La réforme des retraites et celle de l’administration territoriale devraient aussi concourir. La collecte fiscale profite de la réduction de l’informalité et de l’informatisation, et l’amélioration de la gestion des investissements a permis de supprimer les arriérés de paiement envers les fournisseurs. L’enjeu est d’autant plus important que le poids de la dette, même s’il diminue rapidement, reste lourd. Sa part domestique (53 % du total) est pour 37 % à court terme et est détenue à 60 % par des banques commerciales dont elle constitue 25 % des actifs.

 

Important déficit commercial financé par les IDE

Les échanges de marchandises sont très déficitaires, à hauteur de 24 % du PIB en 2016. Cela résulte de l’étroite base productive (textile, chaussure, pétrole, minerais, électricité, matériaux de construction) qui contraint à importer les biens d’équipement et de consommation. Plus de la moitié des exportations sont destinées à l’Italie. De plus, le solde est sensible à la pluviométrie à travers la fluctuation des ventes d’électricité d’origine hydroélectrique. Les échanges de services sont excédentaires à hauteur de 7 % du PIB grâce au tourisme et au perfectionnement passif d’articles d’habillement. Les transferts des émigrés pourraient progresser, en lien avec la conjoncture italienne, mais représentent environ 8 % du PIB. L’essentiel du financement du déficit courant provient des investissements directs étrangers (IDE), ce qui signifie que les importations liées aux infrastructures s’autofinancent. Malgré l’importance du financement non générateur de dette, la dette extérieure représentait 71,5 % du PIB fin mars 2017. Elle est à relativiser par le fait que 80 % sont à long terme et 56 % correspondent à des emprunts du secteur privé, notamment en liaison avec des IDE.

 

Les réformes devraient se poursuivre

Le premier ministre Edi Rama et le parti socialiste ont obtenu une majorité absolue aux élections de juin 2017. Dans la perspective de l’adhésion à l’UE, les réformes structurelles vont se poursuivre. En plus du marché de l’électricité, le système des retraites a été réformé, notamment pour introduire plus de proportionnalité entre les cotisations et les prestations. La transcription législative de la réforme constitutionnelle de 2016 visant à accroître l’indépendance et l’efficacité de la justice nécessitera l’appui de l’ancien partenaire de gouvernement, le Mouvement socialiste pour l’intégration. Il s’agit d’une condition, tant pour l’adhésion à l’UE que pour favoriser les investissements étrangers. Beaucoup reste à faire pour améliorer l’efficacité administrative, responsabiliser les échelons locaux et lutter contre la corruption et le crime organisé et toutes sortes de trafic avec l’Italie.

  

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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