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Arménie

Arménie

Population 2,9 millions
PIB par habitant 3 520 $US
D
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,6 3,0 3,2 3,4
Inflation (moyenne annuelle) 3,0 3,7 -0,5 2,5
Solde budgétaire / PIB (%) -1,9 -4,8 -4,5 -3,0
Solde courant / PIB (%) -7,6 -2,7 -2,5 -3,0
Dette publique / PIB (%) 41,4 46,9 50,6 51,6

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources minières significatives (molybdène, cuivre, or)
  • Soutien important des organisations internationales et de la diaspora
  • Membre de l’Union Economique Eurasienne (UEEA)

POINTS FAIBLES

  • Enclavement géographique et politique aggravé par un déficit d’infrastructures
  • Forte dépendance à l’égard de la Russie (commerce, IDE, crédit, transferts des migrants)
  • Niveau de chômage élevé et persistant
  • Forte corruption
  • Conflit avec l’Azerbaïdjan sur la question du Haut-Karabakh
  • Relations diplomatiques au point mort avec la Turquie

APPRECIATION DU RISQUE

L’économie arménienne résiste au contexte régional

A l’inverse de celle de ses voisins russes et azerbaïdjanais, la croissance de l’Arménie ne s’est pas contractée en 2016. En 2017, cette dernière resterait modérée. Elle a bien résisté grâce, notamment, à la vigueur du secteur minier et de l’industrie manufacturière. La hausse de la production minière, en général, et de cuivre, en particulier, devrait se poursuivre en 2017, soutenue par une légère remontée des cours de cuivre, en baisse depuis 2011. De plus, le début d’exploitation de la mine Amulsar devrait permettre d’augmenter la production aurifère en 2017. La dévaluation du dram en novembre 2014 a également permis de soutenir les exportations minières qui constituent plus de la moitié du total. En dépit d’une évolution favorable, le rythme de la croissance demeurerait toutefois moins soutenu par rapport à la période 2000-2013 (environ 7% en moyenne). La récession en Russie est en partie responsable de ce ralentissement. En effet, elle constitue une source importante de revenus pour l’Arménie grâce aux transferts des expatriés, en baisse d’environ 40% entre 2014 et 2016 et cruciaux pour soutenir la consommation des ménages (environ 80% du PIB arménien). Le retour de la croissance prévue en Russie devrait donc être synonyme d’augmentation des transferts vers l’Arménie. L’économie souffrira cependant toujours de problèmes structurels majeurs. Le déficit d’infrastructures et de concurrence sur le marché domestique, la fragilité des institutions, le taux de chômage élevé et persistant (autour de 18 %) ainsi que l’environnement des affaires dégradé sont parmi les sources de vulnérabilité les plus importantes.

En 2017, l’inflation ne serait plus négative grâce, notamment, à une amélioration de la demande interne,  à une hausse des prix de l’alimentation et des matières premières de base ainsi qu’à l’assouplissement monétaire de la Banque Centrale d’Arménie qui a abaissé son taux directeur de 225 points de base (de 8,75% à 6,5%) en 2016.

 

Consolidation budgétaire et stabilisation du déficit courant attenudues en 2017

Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2017 grâce aux efforts de consolidation budgétaire entrepris par le gouvernement. Entamé en 2016, ces efforts se concentrent sur un système fiscal plus efficace et une meilleure perception des revenus plutôt que sur la réduction des dépenses. Aussi, en 2016, un nouveau Code Fiscal qui comprend plusieurs mesures de renforcement de la collecte de l’impôt, a été adopté par le Parlement et devrait permettre d’augmenter les recettes en 2017. Le gouvernement entend également limiter les dépenses non-prioritaires, comprenant notamment les dépenses sociales et en infrastructure. Il ne devrait pas augmenter les salaires et les retraites en 2017 notamment afin de s’assurer de la soutenabilité de la dette publique qui continueraient d’augmenter en proportion du PIB, mais à un rythme moins soutenu.

Après une réduction substantielle du déficit courant en 2015, avec la réduction des importations et du déficit commercial, ce dernier a observé une stabilistation en 2016. En 2017, la balance commerciale se creuserait sous l’impulsion de l’amélioration de la situation économique russe. En effet, dans un premier temps, les transferts des expatriés devraient provoquer une hausse de la consommation et de l’investisement, et donc, des prix des biens importés. De plus, l’effet de l’entrée dans l’UEEA (les prix des importations avaientt augmenté significativement avant de brutalement s’effondrer) devrait se dissiper et ainsi accroître les importations. Cette tendance l’emporterait sur la contribution positive apportée par la hausse des transferts dans le solde courant.

 
Instabilité politique persistante et tensions dans le Haut-Karabagh

Le second mandat du Président S. Sargsyan est marqué par une instabilité politique persistante, à l’image du remplacement du Premier Ministre H. Abrahamyan en septembre 2016. Elle fait suite à une prise d’otage dans un commissariat de police au cours de laquelle deux policiers ont été tuées. Revendiquée par Sasna Tsrer, qui soutient le Front de Salut Public Nouvelle Arménie (FSPNA), cette prise d’otages constituait des représailles à l’emprisonnement de Jirair Sefilian, meneur du FSPNA, soupçonné de préparer un coup d’Etat. Le groupe armé jouit du soutien populaire dans un contexte d’insatisfaction générale à l’égard du Président et de son gouvernement. Corruption généralisée, chômage persistant et inégalités croissantes font partie des griefs retenus par Sasna Tsrer à l’endroit de ses dirigeants et qui trouvent écho auprès d’une population déjà échaudée en 2015 après une hausse des prix de l’électricité. Les tensions entre le Parti de la République (PR) du président et les groupes d’opposition resteraient fortes à l’approche des élections législatives en 2017 et présidentielles en 2018. En dépit des protestations, le PR, qui avait remporté plus de 70% des voix aux législatives de 2012, ne devrait pas perdre sa mainmise sur le parlement en avril prochain. Les élections présidentielles de 2018 ne garantissent pas non plus de changement : S. Sargsyan qui se retirera à l’issue de son second et dernier mandat pourrait briguer le poste de premier Ministre et ainsi garder son emprise sur le pouvoir.

Sur le plan régional, le différend avec l’Azerbaïdjan sur le territoire du Haut-Karabagh a connu une escalade des violences en avril 2016 aboutissant à un affrontement de quatre jours. Depuis, les tensions sont redescendues sous l’impulsion de la Turquie, qui entretient des relations diplomatiques fortes avec l’Azerbaïdjan, et de la Russie, partenaire de l’Arménie dans le cadre de l’UEEA. Les deux voisins souhaitent, en effet, apaiser la situation afin de ne pas déclencher un conflit plus important. Le statu-quo devrait donc prévaloir dans les mois à venir, avec d’éventuels affrontements épisodiques.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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