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Azerbaijan

Azerbaijan

Population 9,3 millions
PIB par habitant 7936 $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 (e)  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 5,8 2,8 1,1 -3,2
Inflation (moyenne annuelle) 2,4 1,4 5,0 8,0
Solde budgétaire / PIB (%)* 1,4 -0,4 -2,0 -3,5
Solde courant / PIB (%) 22,1 14,1 -0,5 0,0
Dette publique / PIB (%) 13,8 15,9 20,6 25,6

 

(e) Estimations (p) Prévisions  * Dont les transferts du Fonds pétrolier SOFAZ

POINTS FORTS

  • Abondance des ressources pétrolières et gazières
  • Développement de nouvelles voies de transit énergétique vers l’UE
  • Bon niveau de qualification de la main d’œuvre

POINTS FAIBLES

  • Diversification économique insuffisante
  • Risque de conflit armé avec l’Arménie
  • Problèmes de gouvernance et niveau élevé de corruption

Appréciation du risque

L’économie azerbaïdjanaise devrait connaître en 2016 sa première récession depuis vingt ans.

La croissance, affectée par la baisse des prix du pétrole, devrait  être négative en 2016. Le secteur des hydrocarbures (40 % du PIB), en particulier celui du gaz, demeurera prépondérant dans l’économie. La production de gaz devrait fortement progresser grâce au lancement de la deuxième phase du projet Shah Deniz, les livraisons ne devant toutefois pas commencer avant 2018-2019. L’activité des services (30 % du PIB) et de la construction, fortement soutenue par les investissements publics au cours des dernières années, devrait reculer en raison d’une politique budgétaire plus restrictive.

La consommation ne devrait pas être beaucoup plus dynamique en 2016 qu’en 2015 compte tenu d’une politique budgétaire qui devrait être peu expansionniste et d’une inflation qui resterait élevée. La persistance d’un prix bas des hydrocarbures et des taux d’intérêt élevés (porté de 5 % à 7 % en mars 2016) pèseront en outre sur les investissements (hors projets d’infrastructure déjà lancés et soutenus par l’Etat comme la construction de gazoducs). Enfin, la contribution des exportations devrait être contrainte par une faible progression des volumes et un cours des hydorcarbures qui devrait rester en 2016 inférieur à celui observé en 2015.La hausse des prix à la consommation devrait se poursuivre, alimentée par l’impact persistant de la dépréciation du manat face au dollar observée en 2015.

 

Dégradation du déficit public mais stabilisation des comptes extérieurs

Malgré les efforts de consolidation budgétaire annoncés fin 2015, le gouvernement ne devrait pas pouvoir renoncer à une progression, même modérée, des dépenses sociales pour limiter la baisse des revenus réels. La priorité des projets d’investissements publics pourrait en revanche être revue. Le recul des dépenses devrait être insuffisant pour compenser la baisse, plus forte qu’initialement prévue, des recettes pétrolières et gazières (50 % des revenus de l’Etat). Par ailleurs, les revenus hors hydrocarbures devraient être fortement réduits par le repli de l’activité. Dans ce contexte, le gouvernement a amendé, en février 2016, son projet de budget, désormais établi sur la base d’un cours du pétrole à 25 $/bl (hypothèse conservatrice).

Le montant des actifs accumulés dans le fonds souverain SOFAZ, estimé à près de 34 milliards d’USD (plus de 50  % du PIB) à fin  2015, confère à l’Etat une marge de manœuvre confortable.

 

Après la nette dégradation observée en 2015, les comptes extérieurs devraient se stabiliser en 2016. Les dévaluations en 2015 ont permis à l’Azerbaïdjan de retrouver une certaine compétitivité face notamment à la concurrence de produits russes dont les prix ont fortement baissé suite à l’effondrement du rouble. Cependant, les exportations, très dépendante des hydrocarbures (95 % du total) devraient peu progresser en raison du cours peu élevé du pétrole et du gaz et d’une production qui ne devrait pas augmenter fortement à court terme. Les importations devraient s’accroitre faiblement, en raison de la modération de la demande et des investissements publics. Les flux d’IDE resteraient importants, surtout pour les projets dans le secteur des hydrocarbures (pipeline Trans-Anatolien –TANAP et Trans-Adriatique -TAP).

La banque centrale (BCA) a renoncé à l’ancrage du manat au dollar fin 2015, après que la devise ait perdu environ 50 % de sa valeur face au dollar. Le régime de flottement dirigé introduit depuis vise à atténuer les conséquences du cours bas du pétrole sur le budget et préserver les réserves de change. Le cours du manat s’est ainsi raffermi en début d’année 2016 et devrait se stabiliser, sous réserver de l’absence de nouvelle baisse des cours du pétrole.

Le secteur bancaire, fortement dollarisé, a  souffert de la dépréciation qui a fragilisé les bilans.

 

Stabilité politique qui n’exclut pas les tensions sociales

Le président Ilham Aliyev, au pouvoir depuis 2003 a été réélu pour un troisième mandat en octobre 2013. Son parti (Parti du Nouvel Azerbaïdjan -NAP) a remporté les élections législatives de novembre 2015, boycottées par la majorité des partis d’opposition.

Si le gouvernement est, jusqu’à présent, parvenu à maintenir une certaine stabilité sociale et politique grâce à d’importantes ressources pétrolières, l’accroissement des inégalités et le fort ralentissement de l’activité accentuent le mécontentement de la population. Les risques de répression et la faiblesse de l’opposition limitent toutefois les mouvements de protestation.

Par ailleurs, malgré quelques progrès, les performances en matière de gouvernance restent globalement moins bonnes que  celles d’autres pays de la CEI, en particulier en termes de lutte contre la corruption (172ème rang en 2014 alors que la Russie occupe le 168ème et le Kazakhstan le 155ème).

Enfin, le risque d’instabilité politique régionale reste élevé en raison des tensions avec l’Arménie concernant le statut du Haut-Karabakh, comme en témoigne la reprise, début avril 2016, du conflit armé. Aucun scénario de résolution du conflit ne semble, à court terme, pouvoir être envisagé. 

 

Dernière mise à jour : Juin 2016

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