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Finlande

Finlande

Population 5,5 millions
PIB par habitant 50016 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) -0,8 -0,7 0,5 0,9
Inflation (moyenne annuelle) 2,2 1,2 -0,2 0,6
Solde budgétaire / PIB (%) -2,5 -3,3 -3,2 -2,7
Solde courant / PIB (%) -1,7 -0,9 0,7 1,0
Dette publique / PIB (%) 55,6 59,3 62,5 64,5

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Politique économique prudente
  • Main d’œuvre qualifiée et climat des affaires favorable
  • Industries de pointe
  • Niveau de vie élevé

POINTS FAIBLES

  • Forte vulnérabilité à la conjoncture internationale
  • Crise industrielle et perte de compétitivité
  • Dépendance du secteur bancaire finlandais aux secteurs financiers suédois et danois
  • Vieillissement de la population

Appréciation du risque

 

 

L’économie sort péniblement de la récession

Après trois années de récession, l’économie a fortement peiné à se redresser en 2015. En dépit d’indicateurs de confiance plutôt bien orientés, la croissance a même connu un recul au troisième trimestre 2015 en raison, principalement, de la baisse de la production manufacturière (notamment dans le secteur électronique). La construction et les services ont très légèrement progressé. Sur le plan de la demande, les exportations et l’investissement se sont à nouveau contractés, seule la consommation, soutenue par la baisse de l’inflation et un report temporaire des remboursements de crédits octroyé par certaines banques, a continué d’afficher une croissance positive. Les comptes extérieurs se sont toutefois améliorés grâce, principalement, à la baisse de la facture pétrolière. Le taux de chômage a atteint 8,4 % sur le trimestre, en hausse d’un point sur un an. En revanche, les salaires nominaux ont augmenté.

La reprise de la croissance devrait être modérée en 2016, tirée surtout par l’investissement (investissement dans les technologies de l’industrie du papier et investissement de remplacement). Le développement de l’activité dans la construction et les services devrait également soutenir la croissance. Cependant, des incertitudes continueront à peser sur la vigueur de la demande extérieure. La récession en Russie et l’interdiction de l'importation de produits alimentaires occidentaux prononcée par Moscou affectent les exportations et le tourisme. Par ailleurs, le niveau relativement élevé du chômage, l’austérité budgétaire et le poids de la dette des ménages (120 % du revenu disponible) freinent l’essor de la demande intérieure.

La morosité de la croissance et la baisse des prix alimentaires et du pétrole ont fait basculer l’inflation en territoire négatif en 2015. Cette dernière devrait toutefois redevenir positive en 2016 en raison, notamment, de la hausse prévue des salaires.

 
Le pays tente de surmonter une grave crise industrielle et a vu ses finances publiques se détériorer

Le pays subit une véritable crise de mutation, devant réinventer son modèle industriel. Celui-ci reposait sur le secteur papetier et l’entreprise Nokia. Ces secteurs ont été fortement bousculés par l’émergence de l’écran tactile et du smartphone. En outre, l’économie finlandaise a perdu en compétitivité du fait du recul de la productivité et d’une forte hausse du coût unitaire réel du travail. Les ajustements ont cependant commencé. Les secteurs du papier et des télécommunications ont procédé à d’importantes compressions de personnels et réorganisent leur production. Nokia, par exemple, a cédé son activité de téléphones mobiles à Microsoft en 2013 et ses actionnaires ont validé le rachat du groupe français Alcatel Lucent en décembre 2015, l’entreprise finlandaise ambitionnant de devenir l’un des trois grands équipementiers mondiaux de télécommunications. Par ailleurs, une politique de restriction salariale a été mise en place et la productivité du travail a commencé à se redresser.

Parallèlement, les autorités ont mis en œuvre une politique de restriction de la dépense publique. Cependant, celle-ci a aggravé le ralentissement de l’activité et le déficit public est passé au-dessus de la barre des 3 % du PIB en 2014. Un ensemble de nouvelles coupes dans les dépenses est prévu en 2016 censé réduire le déséquilibre des comptes publics. Les autorités ont, par ailleurs, présenté en 2014 une réforme des retraites visant à réduire le coût budgétaire du vieillissement démographique. La dette de l’Etat, qui a franchi la barre des 60 % en 2015, devrait, quant à elle, continuer à augmenter.

 
Un important programme de réformes mais des tensions au sein de la coalition gouvernementale

Les électeurs finlandais ont confié le pouvoir au Parti du Centre lors des élections législatives d’avril 2015. Le gouvernement de coalition, qui regroupe également le Parti des Finns (extrême-droite) et le parti de centre-droit Coalition Nationale, a annoncé un important programme de réformes, qui comprend notamment une refonte du marché du travail et des prestations sociales, en vue de réduire le coût unitaire du travail, augmenter l’offre de main-d’œuvre et améliorer la compétitivité. A cela s’ajoute des mesures visant à améliorer la productivité dans le secteur privé ainsi que dans le secteur public. La coalition pourrait toutefois s’avérer fragile, comme en témoigne le compromis arraché par le premier ministre en novembre 2015, sous la menace d’une dissolution du gouvernement, sur une réforme consistant à transférer la responsabilité de la fourniture des services sociaux et de santé des municipalités aux régions.

 

 Dernière mise à jour : Janvier 2016

Moyens de paiement

 

La lettre de change n’est pas fréquemment utilisée en Finlande et représente, comme en Allemagne, un signe de défiance de la part du fournisseur ; elle constitue surtout une matérialisation de la créance et vaut particulièrement comme reconnaissance de dette.

 

Le chèque, également peu utilisé dans les transactions commerciales internes et internationales, ne représente qu’une confirmation de la créance, mais doit être provisionné à la date de son émission faute de quoi le tireur peut encourir une sanction pénale ; ensuite, les délais d’encaissement sont assez longs, de 20 jours dans le pays même ou dans les pays européens et ceux bordant la Méditerranée, à 70 jours pour les pays hors d’Europe.

 

En revanche, le virement bancaire par le réseau SWIFT occupe une part non négligeable comme type de règlement des échanges commerciaux locaux et internationaux, les Finlandais étant accoutumé à ce système de paiement qui assure efficacité de traitement.

 

Dans ce cas, il est recommandé d’indiquer, avec précision, sa domiciliation bancaire pour une meilleure rapidité d’exécution, étant rappelé que l’ordonnancement du virement dépend toujours du bon vouloir du client.

 

Techniques de recouvrement

 

Le recouvrement amiable débute par des appels téléphoniques, puis par une mise en demeure simple ou recommandée invitant le débiteur à régler le principal, majoré des intérêts moratoires prévus au contrat.

 

A défaut de référence sur ce point, l’intérêt court à l'échéance de la facture restée impayée et est désormais établi semestriellement par la Banque centrale de Finlande (Suomen Pankki), en fonction du taux de refinancement de la Banque centrale européenne, majoré de 7 points – suite à un amendement à la loi sur les intérêts, entré en vigueur le 1er juillet 2002.

 

La loi sur les intérêts (Korkolaki) du 20 août 1982 stipulait déjà que tout règlement devait avoir lieu dans les délais fixés contractuellement et que tout retard de paiement génèrerait des intérêts à charge du débiteur.

 

A noter, par ailleurs, qu’en droit des obligations, le délai commun de prescription, précédemment de 10 ans, a été réduit à 3 ans, à compter du 1er janvier 2004 et qu’il s’applique rétroactivement aux contrats déjà en cours.

 

Pour les créances certaines et non litigieuses, il est possible de recourir à la procédure accélérée de l’injonction de payer (suppea haastehakemus) procédure écrite fondée simplement sur les justificatifs de la créance, quels qu’ils soient : facture, lettre de change, reconnaissance de dette,….

Le tribunal accorde au défendeur un délai de l’ordre de 2 semaines pour lui permettre de se manifester, voire de faire opposition.

S’agissant d’impayés non contestés, cette action judiciaire accélérée peut désormais être engagée par voie électronique.

La présence d’un avocat n’est pas obligatoire pour ce type d’action, même si elle est courante.

 

Les actions en justice sont menées en langue finlandaise ou en langue suédoise (loi sur le langage – Kielilaki 423/2003 – en vigueur le 1er janvier 2004) et les tribunaux, dans leur majorité, estiment que la langue utilisée n’est pas de nature à allonger la durée de la procédure.

 

Depuis la réforme de la procédure civile du 1er décembre 1993, il est prévu que chaque assignation doit être accompagnée par le demandeur de tous les justificatifs de la créance et des preuves s’y rapportant et ensuite que le tribunal invite le débiteur à répondre, à son tour, par écrit en faisant connaître sa position.

 

Lors d’une audience préparatoire, le juge va instruire l’affaire en fonction des conclusions écrites de chaque partie, des pièces constitutives du dossier et convoquera les plaideurs pour entendre leurs arguments et décider de la pertinence des preuves.

 

Pendant cette phase préparatoire du procès, il est possible, sous l’égide du juge, que le différend se trouve résolu par la médiation et que les relations professionnelles soient restaurées.

 

En l’absence de résultat à ce stade des débats, l’affaire sera ensuite retenue, en audience plénière, devant le tribunal de première instance (käräjäoikeus) – composé de un à trois juges, selon la complexité du cas – audience au cours de laquelle seront examinés les documents probants, seront entendus les témoins et seront exprimées les prétentions finales des plaideurs ; puis, le jugement sera rendu très rapidement, en principe, dans les 14 jours suivants.

 

La partie déboutée garde à sa charge tout ou partie des frais de procédure exposés par la partie gagnante.

Le délai moyen pour obtenir un titre exécutoire est de l’ordre de 12 mois.

 

Les affaires commerciales sont traitées par les tribunaux civils, alors qu’il existe un tribunal des Marchés(Markkinaoikeus), sis à Helsinki, institué en une seule entité, depuis le 1er mars 2002, par la réunion du Conseil de la concurrence et de l’ancien tribunal des Marchés.

 

Ce tribunal est compétent pour apprécier les pratiques commerciales frauduleuses, dénoncer la concurrence déloyale, contrôler les concentrations de sociétés commerciales, rendre des injonctions interdisant le recours à de tels procédés et condamner les contrevenants à des amendes.

Courbe des faillites Finlande
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