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Kazakhstan

Kazakhstan

Population 17,4 millions
PIB par habitant 12400 $US
C
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 6,0 4,3  1,2 1,0
Inflation (moyenne annuelle) 5,8 6,7 6,3 9,5
Solde budgétaire / PIB (%) 5,0 1,8 -3,2 -2,5
Solde courant / PIB (%) 0,4  2,8  -3,2  -2,5
Dette publique / PIB (%) 12,9 14,9 18,3 18,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Augmentation prévue des exportations pétrolières grâce à l’exploitation du gisement de Kashagan
  • Abondance des investissements directs étrangers
  • Positionnement stratégique entre l’Asie et l’Europe

POINTS FAIBLES

  • Economie dépendante des matières premières (pétrole, gaz, uranium et fer).
  • Fragilité du système bancaire
  • Lacunes persistantes du cadre juridique et institutionnel
  • Risque d’instabilité politique en cas de succession précipitée du Président Nazarbaïev

Appréciation du risque

Croissance freinée par la chute des cours du pétrole

L’activité, qui a nettement ralenti en 2015, devrait rester très faible en 2016. La production industrielle, dominée par le secteur pétrolier, progresse peu. Le démarrage de l’exploitation du champ offshore de Kashagan continue de subir d’importants retards et pourrait ne pas intervenir avant fin 2016. Le lancement de la production devrait permettre une accélération de l’activité à partir de 2017.

Les grands projets d’investissement, en particulier les travaux en vue de l’exposition internationale EXPO-2017 devraient soutenir l’activité de la construction et les services. La consommation, principal moteur de la croissance, sera contrainte (comme l’investissement) par la restriction du crédit ainsi que par la hausse des prix. Les exportations devraient souffrir du ralentissement de l’économie chinoise et de la récession en Russie, mais surtout de la faiblesse des cours du pétrole.

L’inflation, alimentée par l’effet de la dépréciation du tenge face au dollar et la levée du contrôle des prix sur certains produits alimentaires, pourrait dépasser le plafond de la zone cible (6-8 %) fixée par la banque centrale (NBK). La pression à la hausse des prix pourrait diminuer au second semestre 2016 grâce à un niveau relativement bas des cours des matières premières et des biens alimentaires, le raffermissement du cours du tenge et une demande intérieure relativement faible. Ainsi, la banque centrale devrait poursuivre sa politique de baisse des taux initiée début 2016 (taux de référence abaissé à 13 % en juillet).

 

Les déficits budgétaire et courant apparus en 2015 ne devraient pas se résorber en 2016

Les recettes budgétaires, provenant pour plus de la moitié du secteur pétrolier, devraient être affectées par la faible progression de la production d’hydrocarbures et le prix bas du pétrole. La dépréciation de la monnaie pourrait cependant compenser la baisse des revenus pétroliers en dollar, libellés en tenge dans le budget. Les recettes fiscales hors pétrole devraient progresser faiblement. Les hausses de salaires du service public, initialement prévues en 2015, ont été annoncées pour 2016. Les projets d’infrastructure devraient par ailleurs être maintenus. Ces dépenses devraient néanmoins être financées majoritairement par le fonds pétrolier (NFRK) et les fonds de pension, limitant leur poids dans le budget. L’Etat devrait cependant continuer à soutenir les entreprises publiques endettées (notamment la compagnie nationale d'énergie  KazMunaiGaz).

Les exportations de pétrole (75 % du total) ne devraient pas progresser, compte tenu des difficultés de production et des prix bas du pétrole. La demande devrait également rester peu dynamique sur les principaux marchés d’exportation du Kazakhstan : l’UE, la Chine et la Russie. Les importations devraient  être aussi contraintes par la faiblesse de la demande intérieure.

Après la décision de la NBK, en août 2015, d’introduire un système de change flottant, la monnaie  a perdu près de 50 % de sa valeur par rapport au dollar sur l’année 2015. Le raffermissement observé début 2016 en raison de la stabilisation du cours du pétrole et de l’appréciation du taux de change du rouble (principal marché d’exportation hors hydrocarbures) pourrait se poursuivre mais la volatilité du taux de change devrait demeurer forte.

Le pays reste exposé aux chocs externes, l’endettement des banques et des entreprises étant majoritairement libellé en devises. Mais le montant des réserves de change (5 mois d’importation, hors or) et les actifs du NFRK (65 milliards d’USD en juin 2016  soit environ 1/3 du PIB) lui assurent une certaine marge de manœuvre en termes de liquidités.

Le secteur bancaire est très fragilisé par l’impact de la dépréciation sur la dette bancaire et la détérioration de la qualité du portefeuille. Lepoids des dépôts (plus de 50 %) et prêts (environ 30 %) en devises représente en effet une source de vulnérabilité du secteur.

 

La question de la succession du Président Nazarbaïev reste source d’incertitude

Le pays est dirigé depuis 1991 par N. Nazarbaïev et son parti (Nur Otan) qui détient une large majorité des sièges à l’Assemblée. N. Nazarbaïev a été réélu pour un cinquième mandat en avril 2015, avec 98 % des voix. En l’absence de réelle opposition, son parti a également confortablement (plus de 80 % des suffrages) remporté les élections législatives anticipées de mars 2016 (initialement prévues en 2017).

La stabilité politique du pays reste source d’incertitude en raison du risque de conflits qui pourraient éclater entre les différentes factions du pouvoir, si la succession du président (74 ans) était précipitée en cas d’incapacité de N. Nazarbaïev de rester au pouvoir.

Le mécontentement de la population grandit face au faible niveau des salaires, à la hausse des prix et à la corruption. Des manifestations ont été organisées en mai 2016 pour protester contre un projet de réforme agraire destiné à favoriser la location de terres par des étrangers. Une série d’affrontements ont par ailleurs éclaté à Aktobe, dans le nord du pays après une attaque présumée terroriste. Des  mouvements de masse restent cependant peu probables d’autant que les mesures de sécurité, renforcées par crainte du terrorisme et des extrémistes religieux, limitent les possibilités de contestation de grande ampleur.

Malgré de réels progrès, l’environnement des affaires reste fortement handicapé par l’ingérence de l’Etat dans l’économie, l’inefficacité des institutions et la corruption. 

Dernière mise à jour : juillet 2016

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