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Liberia

Liberia

Population 4,2 millions
PIB par habitant 473 $US
D
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 0,7 0,0 -0,5 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 9,9 7,7 8,6 8,5
Solde budgétaire / PIB (%) -1,8 -11,4 -7,1 -8,4
Solde courant / PIB (%) -32,7 -34,7 -30,5 -26,6
Dette publique / PIB (%) 33,4 39,2 42,8 46,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (caoutchouc, fer, or, déployée, diamants, pétrole)
  • Fort soutien de la communauté internationale
  • Investissements croissants dans le secteur minier et dans les infrastructures
  • Membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes
  • Dépendance aux cours des matières premières exportées (énergie et produits alimentaires)
  • Pauvreté et chômage importants
  • Récente épidémie d’Ebola
  • Démocratie récente et fragile
  • Environnement des affaires difficile

Appréciation du risque

Une reprise difficile de la croissance après l’épidemie du virus Ebola

Le Libéria a été l’un des trois pays les plus affectés d’Afrique de l’Ouest par le virus Ebola. Les pertes économiques liées à ce risque sanitaires, les dépenses de santé, les fuites de capitaux ont continué de peser sur la croissance en 2016. Elles sont de plus amplifiées par les faibles prix du minerai de fer et du caoutchouc qui représentent 46% des exportations (2015). Les exportations de matières premières ont été décevantes, notamment à cause d’une production d’or inférieure aux attentes. En 2017, l’environnement macroéconomique restera difficile avec la lente remontée des prix des matières premières exportées. La reprise progressive devrait néanmoins être soutenue par un regain de la production d’or et de la production agricole. La finalisation d’importants projets d’infrastructures de transports et d’énergie, comme celui de la centrale hydroélectrique de Mount Coffee, et le lancement de projets retardés par l’épidémie, à l’image du démarrage des forages au large des côtes libériennes par ExxonMobil fin 2016, devraient participer à une relance des investissements privés. Néanmoins, l’investissement restera largement pénalisé par l’environnement des affaires précaire : l’approche des élections présidentielles de 2017, l’actuel scandale touchant des membres du parti au pouvoir et le retrait de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies au Libéria (MINUL) en décembre 2016, déployée depuis la fin de la guerre civile en 2003, sont autant de facteurs pouvant dissuader les investisseurs, outre le risque d’une résurgence de l’épidémie d’Ebola.

Du côté des prix à la consommation, les pressions inflationnistes demeureront en 2017 principalement du fait de la dépréciation du dollar libérien et ce, malgré la baisse globale des prix de l’alimentation.  

 

Une amélioration sensible des déficits jumeaux peu probable en 2017

Le budget a été significativement affecté par les conséquences liées au virus Ebola. Plus faibles que prévues en 2016, les recettes de l’Etat resteront restreintes par la faible croissance. En parallèle, les dépenses resteront importantes notamment les aides sociales pour venir en aide aux populations les plus démunies et le budget dédié aux infrastructures. De plus, les dépenses de sécurité pour pallier au départ de la MINUL et celles liées à l’organisation des élections devraient également peser sur le solde budgétaire. Les restrictions budgétaires introduites dans le budget 2015/2016 ont été jusqu’à présent insuffisantes pour réduire significativement le déficit. En 2017, le Libéria pourra certainement compter sur l’assistance du FMI qui devrait étendre le programme de Facilité élargie de crédit étendue jusqu’à novembre 2017 afin de soutenir la stabilité macroéconomique du pays jusqu’aux élections en octobre. En dépit d’un allégement de la dette de 36,5 millions de dollars en 2015 du FMI, la dette publique en pourcentage du PIB continue d’augmenter, s’approchant d’un niveau inquiétant.

Le solde courant devrait rester très élevé en 2017. D’une part, les faibles prix des principales matières premières exportées limiteront les recettes d’exportation qui ont accusé une baisse de plus de 55% en 2015. D’autre part, les contraintes pesant sur la production agricole nécessiteront une hausse des achats de biens alimentaires. Les importations devraient également être soutenues par les investissements en infrastructures et l’expansion des projets dans le secteur minier. Aussi, la balance commerciale sera de nouveau déficitaire. Point positif, l’accession du Libéria à l’OMC en juillet 2016 devrait simplifier les procédures et les droits de douane permettant, à terme, de renforcer sa compétitivité commerciale. Les transferts de fonds des bailleurs internationaux devraient permettre de modérer le déficit du compte courant.

 

Transition démocratique d’Ellen Johnson Sirleaf dans un contexte politique fragile

A la tête de l’Etat libérien depuis janvier 2006, Ellen Johnson Sirleaf a contribué à la nette amélioration de la situation depuis la fin de la guerre civile (2003) et la période de transition qui s’est ensuivie (2003-2006). L’environnement politique demeure néanmoins fragile comme l’illustrent les nombreux remaniements ministériels des dernières années. Par ailleurs le retrait de la MINUL après 13 ans de présence dans un pays souffrant d’importantes frustrations socioéconomiques (chômage, pauvreté) représente une menace pour la stabilité politique à l’approche des élections présidentielles et législatives en octobre 2017. La présidentielle s’annonce d’ores et déjà à enjeu alors que la première transition démocratique se profile avec le retrait de E.J. Sirleaf à la fin de son mandat. Prix Nobel de la paix en 2011, l’actuelle présidente laissera sa place de candidate du Parti de l’Unité au vice-Président Joseph Boakai. Face à lui, son principal concurrent devrait être Benoni Urey, homme d’affaire influent, qui pourrait néanmoins souffrir de la perception qu’il a construit sa fortune lors de la guerre civile et de ses possibles liens avec l’ex-président C. Taylor, emprisonné au Royaume-Uni pour crime contre l’humanité. La réforme pour reconnaître le droit de propriété et un nouveau scandale de corruption impliquant des représentants du Parti de l’Unité devraient être au cœur de la campagne électorale. En dépit des engagements et mesures pris par le gouvernement de Mme Sirleaf, le climat des affaires demeure défavorable (classé 174ème sur 190 pays dans le classement Doing Business 2017). Les enjeux de la transition et d’une possible alternance ne sont pas minces au regard des tensions sociales dans le pays et du risque accru de violences avec le départ de la MINUL. La circulation transfrontalière à grande échelle d'armes et de mercenaires restera également une préoccupation, compte tenu notamment de l'influence des cartels internationaux de la drogue dans la sous-région.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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