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Malte

Malte

Population 0,4 million
PIB par habitant 25 329 $US
A2
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 7,1 5,5 5,8 5,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,2 0,9 1,5 1,9
Solde public / PIB (%) -1,1 1,1 1,3 0,7
Solde courant / PIB (%) 5,2 7,0 9,0 9,0
Dette publique / PIB (%) 60,3 57,6 55,0 52,0

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Carrefour entre Méditerranée orientale et occidentale
  • Appartenance à la zone euro
  • Comptes publics et extérieurs excédentaires
  • Dette publique détenue par les résidents
  • Activités touristique (2 millions de visiteurs annuels pour 430 000 habitants) et portuaire
  • Faible taxation
  • Main d’œuvre productive, anglophone et croissante (immigration, hausse emploi des femmes)

POINTS FAIBLES

  • Insuffisance de l’enseignement supérieur, de main d’œuvre très qualifiée, de la R&D et de l’innovation
  • Infrastructures routières encore déficientes
  • Petite taille et insularité induisant une proximité entre pouvoirs publics et affaires
  • Lenteur de la justice, favoritisme, corruption
  • Impact éventuel de l’adoption par l’U.E. d’une base d’imposition consolidée et commune pour les entreprises
  • Impact éventuel du Brexit sur le nombre de visiteurs en provenance du Royaume-Uni (29 %)

Appréciation du risque

Une croissance encore élevée

Comme en 2017, la croissance sera soutenue par la demande intérieure. La consommation privée (50 % du PIB) bénéficiera du dynamisme de l’emploi, mais aussi des hausses salariales induites par la raréfaction de la main d’œuvre. De plus, le revenu des ménages profitera de l’indexation des salaires sur l’inflation (Cost of Living Allowance ou COLA). L’investissement public sera soutenu par la poursuite des travaux routiers, de la construction de structures à vocation touristique ou éducative et de logements sociaux. L’investissement devrait profiter du démarrage de l’activité de la Banque maltaise de développement, qui, à côté du financement d’infrastructures lourdes, doit financer les PME. Les exportations de composants électroniques, électriques et optiques, la principale production manufacturière de l’archipel, mais aussi de celles de médicaments génériques et de produits de la mer devraient bénéficier de l’essor de l’économie européenne. L’activité touristique (27 % du PIB et 27,8 % de l’emploi en 2016 avec les activités liées) jouira encore de la compétitivité maltaise (rapport qualité-prix, conditions sécuritaires et sanitaires) par rapport à d’autres destinations méditerranéennes auprès de la clientèle européenne, notamment britannique et italienne (respectivement 29 et 11 % des dépenses). Les recettes de jeux électroniques en ligne (ex. poker) utilisant Internet et la télévision numérique, tout comme la gestion de bases de données, progressent. Enfin, l’activité portuaire profite pleinement de la position optimale du pays aux carrefours des routes méditerranéennes et notamment de sa situation à mi-chemin entre le Canal de Suez et Gibraltar. La contribution des échanges de biens et de services (290 % du PIB) à la croissance devrait rester positive.

 

Des comptes publics consolidés

La consolidation budgétaire n’était pas, a priori, une priorité des travaillistes, de retour au pouvoir sous la direction du Premier ministre Joseph Muscat depuis 2013 (reconduits avec 37 sièges sur 67 lors des élections anticipées de juin 2017, provoquées par des allégations de corruption contre le Premier ministre) après quinze ans de règne du Parti national de centre droit. Pourtant, une loi de responsabilité budgétaire a été adoptée en 2014 et les comptes publics sont devenus excédentaires dès 2016. L’amélioration tient, à la fois, à la forte croissance et à des mesures structurelles comme l’amélioration de la collecte, l’augmentation des droits d’accise sur le tabac, les matériaux de construction et autres produits. L’excédent devrait se réduire en 2018 sous l’effet du nouvel accord collectif sur les rémunérations du secteur public et de l’instauration d’un minimum vieillesse. De plus, les revenus tirés de l’Individual Investor Programme permettant à toute personne étrangère ayant plus d’un an de résidence de prétendre à la nationalité maltaise, moyennant une contribution de 675 000 euros et la possession d’une résidence de 350 000 euros depuis 5 ans sont susceptibles de varier. Enfin, une nouvelle aide pour la compagnie publique Air Malta ne peut être exclue. L’excédent primaire (hors intérêts de la dette) et la croissance permettent une réduction de l’importante dette publique (à laquelle il faut ajouter la garantie de l’État sur la dette des entreprises publiques représentant 10 % du PIB), mais qui est détenue par les résidents, notamment les banques locales.

 

Le déficit commercial est largement compensé par l’excédent des services

Malgré un solde des échanges de biens très déficitaire (à hauteur de 19 % du PIB en 2017), dû au manque de ressources énergétiques, à la faible diversification de la production manufacturière et au fort contenu en importations de la consommation, le pays dégage un excédent courant. Celui-ci s’explique par le solde positif des services lié au tourisme, aux jeux électroniques en ligne, ainsi qu’au port franc de Marsaxlokk. Ce port sert à transborder les cargaisons de navires à fort tonnage sur des navires adaptés aux moindres capacités de ports méditerranéens, et vice versa. Le port de la Valette conserve les autres activités portuaires.

 

Un centre financier offshore important

Le secteur bancaire gère des actifs équivalents à 468 % du PIB et contribue pour environ 15 % aux recettes publiques. Les véritables banques locales, essentiellement Bank of Valletta, HSBC et Mediterranean Bank gèrent des actifs représentant 245 % du PIB. Elles détiennent un tiers de la dette souveraine et sont très impliquées dans le crédit hypothécaire aux ménages qui augmente avec le renchérissement du prix des logements. La faible concurrence leur assure une bonne rentabilité, même si les créances douteuses représentent 10 % de leur portefeuille de crédit aux entreprises non financières. L’autre partie des actifs (223 % du PIB, en baisse) est détenue par des filiales de groupes étrangers, notamment britanniques, allemands et turcs à la recherche d’une fiscalité avantageuse. Elles fonctionnent avec les ressources de non-résidents, investissent uniquement à l’étranger et emploient peu de personnel local. Leurs services, mais aussi les jeux en ligne, la gestion de données et le programme d’acquisition de la citoyenneté font l’objet d’une surveillance accrue dans un contexte marquée par les allégations de corruption à l’encontre du personnel politique dans son ensemble.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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