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Maroc

Maroc

Population 33,5 millions
PIB par habitant 3002 $US
A4
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,5 4,5 1,4 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 0,4 1,5 1,3 1,3
Solde budgétaire / PIB (%) -4,9 -4,3 -3,5 -3,0
Solde courant / PIB (%) -5,6 -1,9 -1,2 -1,4
Dette publique / PIB (%) 63,4 64,0 64,4 63,7

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Position géographique favorable, à proximité du marché européen
  • Stratégie de montée en gamme et de diversification de la production, dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring, la chimie, la pharmacie, le textile/cuir, l’agroalimentaire
  • Politique de stabilité macroéconomique
  • Stabilité politique et engagement de réformes

POINTS FAIBLES

  • Economie très dépendante des performances du secteur agricole
  • Importantes disparités sociales et régionales. Bien qu’en diminution, le taux de pauvreté reste important.
  • Faiblesse de la productivité et de la compétitivité
  • Taux de chômage important 

Appréciation du risque

Reprise de la croissance en 2017 après un ralentissement marqué en 2016

Après une année 2015 exceptionnelle, le déficit pluviométrique a conduit à une baisse de la production agricole en 2016 qui a entraîné un fort ralentissement de l’économie marocaine. Bien qu’elle soit restée dynamique, la croissance non agricole n’a pas compensé la contribution négative du secteur primaire à l’activité. La demande des ménages est restée cependant résiliente, alors que le secteur agricole occupe 40 % de la population active. L’investissement a été le principal moteur de l’activité. La croissance devrait nettement s’accélérer en 2017. La bonne campagne agricole de 2017 devrait permettre un net accroissement du PIB agricole, alors que l’activité non agricole devrait poursuivre sur un rythme de croissance modéré dans la continuité de ce qui a été observé en 2016. Le secteur manufacturier devrait bénéficier de la hausse de l’investissement productif observée en 2016 qui s’est matérialisée par une augmentation de la production de biens d’équipements. Le secteur de l’automobile bénéficierait de la timide reprise en Europe, de même que celui des phosphates qui devrait enregistrer de meilleures performances qu’en 2016 dans un marché mondial moins tendu. La croissance dans les services serait plus mitigée, l’activité des services marchands et des communications restant soutenue en réponse à une demande des ménages dynamisée par une hausse du crédit et une augmentation des transferts des résidents marocains à l’étranger. L’inflation resterait modérée et permettrait à la banque centrale de mettre en place une politique de ciblage de l’inflation qui s’accompagnerait d’une réforme de flexibilisation du régime de change à partir du second semestre 2017.

 

Un déficit public en recul et un déficit courant qui se stabiliserait

La consolidation des finances publiques dans la continuité du programme d’aide du FMI a favorisé un rééquilibrage des comptes publics. La réforme des subventions a, en effet, permis de réduire significativement les dépenses courantes, permettant d’alléger structurellement le budget de l’état. En outre, la baisse du déficit public s’explique par la diminution des dépenses courantes et par une augmentation des recettes publiques, notamment la hausse des recettes douanières et de la fiscalité domestique. Après s’être contracté en 2016, le déficit public continuerait de diminuer en 2017. Le temps pris pour former un gouvernement ne devrait pas altérer la mise en place de la loi de finance 2017. La croissance économique conjuguée à une meilleure collecte de l’impôt favoriserait les recettes. Les dépenses en investissement se poursuivraient avec un accroissement des investissements dans le cadre du Plan Maroc vert, ainsi que dans les secteurs des énergies renouvelables, mais aussi dans celui de l’éducation. Le ratio dette publique sur PIB qui reste élevé diminuerait en 2017. La consolidation des finances publiques et une meilleure gestion de l’endettement conduiraient en effet à une inflexion de la trajectoire de la dette.

En 2017, le Maroc continuerait de bénéficier  de la faiblesse des cours des hydrocarbures lui permettant, ainsi, de conserver un déficit énergétique réduit, bien que légèrement en hausse par rapport à 2016. La légère reprise européenne conforterait la progression des exportations des secteurs automobile et aéronautique. La balance des services serait excédentaire grâce aux performances attendues du secteur des télécommunications, bien qu’encore contrainte par les perspectives en baisse du secteur du tourisme. Les IDE devraient maintenir leur niveau de progression en 2017.

Le secteur bancaire demeurerait profitable et bien capitalisé. La hausse des créances douteuses se poursuit dans le secteur textile, l’immobilier et le transport maritime, mais elles restent bien provisionnées. Le crédit devrait continuer à stimuler l’investissement de manière modérée en 2017 avec une reprise attendue des crédits aux entreprises.

 

Reconduite du PJD suite aux législatives de 2016

Les élections législatives d’octobre 2016 ont reconduit le parti politique Justice et développement mené par l’ancien premier ministre Abdelilah Benkirane comme première représentation politique au sein de l’Assemblée. L’ancien premier ministre Benkirane a été chargé en octobre 2016 de former un nouveau gouvernement sur la base d’une nouvelle coalition.

Le Maroc, dans le but de préserver son attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers, devrait poursuivre les réformes permettant l’amélioration et l’assainissement du climat des affaires, notamment en ce qui concerne la simplification des procédures administratives liées à la promotion de l’investissement et la modernisation du cadre juridique. Le pays a, en outre, été particulièrement actif sur le continent africain et envisage de réintégrer l’Union africaine. Le souverain marocain a conclu en décembre 2016 une importante tournée diplomatique sur le continent dans le but de renforcer sa présence sur le territoire. Enfin, le pays a été particulièrement actif sur le plan international en hébergeant la COP22 à Marrakech en novembre 2016. 

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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