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Maroc

Maroc

Population 33,2 millions
PIB par habitant 3316 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 2016(p)
Croissance PIB (%) 4,7 2,4 4,5 2,2
Inflation (moyenne annuelle) 1,9 0,4 1,6 1,5
Solde budgétaire / PIB (%) -5,2 -4,9 -4,3 -3,5
Solde courant / PIB (%) -7,9 -5,6 -1,3 -0,4
Dette publique / PIB (%) 61,5 63,4 63,4 64,3

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Position géographique favorable, à proximité du marché européen
  • Stratégie de montée en gamme et de diversification de la production, dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring, la chimie, la pharmacie, le textile/cuir, l’agroalimentaire
  • Politique de stabilité macroéconomique
  • Stabilité politique et engagement de réformes

POINTS FAIBLES

  • Economie très dépendante des performances du secteur agricole
  • Importantes disparités sociales et régionales. Bien qu’en diminution, le taux de pauvreté reste important.
  • Faiblesse de la productivité et de la compétitivité et taux de chômage important 

Appréciation du risque

Pic de croissance en 2015 et décélération de l’activité attendue en 2016.

La croissance marocaine a ralenti en 2016 après avoir atteint un taux de croissance proche de 4,5% en 2015. La baisse de la production céréalière de plus de 70 % entre 2015 et 2016 devrait contraindre le PIB du pays à un taux de croissance proche de 2 % seulement cette année. Ce ralentissement est observable sur les données du premier trimestre et deuxième trimestre 2016. D’après les estimations du Haut-commissariat au plan, le taux de croissance atteint 1,7 % au premier trimestre 2016 contre 4,7 % à la même période de 2015. Ce ralentissement devrait se poursuivre au second trimestre. Mais alors que la valeur ajoutée agricole s’est contractée de 12,1 % au second trimestre et de 9 % au premier, la valeur ajoutée hors agriculture a augmenté de 2,5 % au premier et au second trimestre 2016 contre 3 % dernier trimestre 2015. La demande continue de jouer son rôle de moteur de l’activité. La consommation des ménages a progressé de 2,7 % au premier trimestre 2016 (2,3 % en 2015) puis enregistrerait  un léger repli au second trimestre. Cette dernière serait contrainte par une légère hausse de l’inflation de 1,9% poussée par l’augmentation des prix des biens alimentaires (+ 3.6 %). La demande des administrations publiques a également  enregistré une hausse de 0,8 % au premier trimestre.  La croissance de l’investissement a été dynamique au premier trimestre 2016, elle devrait rester forte pour le reste de l’année.

 

Un déficit public en recul et un solde du compte courant qui se maintiendrait

Après s’être faiblement contracté en 2015, le déficit public se réduirait significativement en 2016. Le faible niveau du prix des hydrocarbures favoriserait la poursuite de la réforme des subventions qui a permis une économie de 31 milliard de dirhams en 2015 soit 3 % du PIB. Une partie de ces dépenses serait réallouée à des dépenses d’investissements productifs ainsi qu’à la poursuite de programmes sociaux reconduisant ainsi le soutien des autorités à l’activité. L’élargissement de l’assiette fiscale prévu dans le cadre de la loi de finance 2016 devraient aider à consolider les recettes budgétaires. La consolidation budgétaire entamée depuis 2014 et la baisse des déficits publics qui en découlent continuerait ainsi à influer positivement sur la trajectoire de la dette dont le niveau s’est stabilisé depuis 2014.

En 2016, le Maroc continuerait de bénéficier positivement de la faiblesse des cours des hydrocarbures lui permettant ainsi  de conserver une balance énergétique réduite. D’après les données de la banque centrale, la hausse de l’investissement industriel se traduit également par une hausse des importations en biens d’équipement. En effet les importations ont crû de 3,1 %  sur les cinq premiers mois de 2016  soutenues par une hausse des importations en biens d’équipement de 13,6 %. La hausse des exportations de 1,2 % n’a que faiblement compensé la hausse des importations engendrant un déficit commercial de 7 Mds USD.  Les exportations de phosphates sont en recul sur les cinq premiers mois de 2016 (-11,3%) alors que les exportations d’automobiles continuent d’augmenter (+14 %), soutenues par un regain de la demande européenne. 

Le secteur bancaire demeurerait profitable et bien capitalisé bien que l’on ait observé une augmentation des créances douteuses en 2015 principalement dues aux difficultés enregistrées par le secteur immobilier et touristique. Le crédit devrait continuer à stimuler l’investissement de manière modérée en 2016, la baisse de l’octroi des crédits à l’équipement étant compensée par la reprise des crédits à l’habitat et à la consommation

 

Vers une régionalisation avancée

Le parti à mouvance islamiste devrait en 2016 exercer la dernière année de son mandat puisque des élections législatives sont prévues en septembre de la même année. Dans la continuité des élections régionales, les autorités devraient déployer la réforme de régionalisation avancée ouvrant le pas à la reconfiguration du paysage économique du royaume en mettant l’accent sur le développement des zones les plus enclavées. La question de l’autonomisation de la région sahraouie continuerait à rythmer l’agenda politique du pays, maintenant le climat de tension politique avec le voisin algérien.

Le Maroc dans le but de préserver son attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers devrait poursuivre les réformes permettant l’amélioration et l’assainissement du climat des affaires notamment en ce qui concerne la simplification des procédures administratives liées à la promotion de l’investissement et la modernisation du cadre juridique.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016 

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