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Sénégal

Sénégal

Population 14,9 millions
PIB par habitant 913 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,3 6,5 6,6 6,8
Inflation (moyenne annuelle) -1,1 0,1 1,0 1,8
Solde budgétaire / PIB (%) -5,0 -4,8 -4,2 -3,7
Solde courant / PIB (%) -8,9 -7,6 -8,4 -8,2
Dette publique / PIB (%) 54,2 56,8 57,3 56,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Dynamisme économique lié à la mise en œuvre de grands projets d’investissement
  • Soutien des bailleurs de fonds dans le cadre du Plan Sénégal Emergent
  • Progrès en termes de climat des affaires et de gouvernance
  • Solides antécédents en matière de stabilité politique

POINTS FAIBLES

  • Croissance et exportations soumises aux aléas climatiques et à l’évolution du cours des produits de base
  • Insuffisance des infrastructures (énergie, transports)
  • Importants déficits jumeaux
  • Faible niveau de richesse par habitant, chômage et disparités régionales
  • Perte de popularité du chef de l’Etat

Appréciation du risque

Les perspectives de croissance restent favorables

L’activité économique, qui s’est accélérée en 2015, grâce au démarrage des projets liés au Plan Sénégal Emergent (PSE) et aux bonnes performances du secteur agricole, se poursuit à un rythme satisfaisant. L’amélioration du climat des affaires, susceptible d’encourager l’investissement privé, la poursuite des grands chantiers de l’Etat et le soutien accordé aux secteurs stratégiques (agriculture, agro-industrie, énergie, extraction minière, tourisme) continuent à soutenir l’activité économique. Le gouvernement s’est engagé à promouvoir l’investissement privé dans des activités compétitives et à réduire la consommation publique afin de dégager des marges de manœuvre pour l’investissement public, dont l’efficacité doit, par ailleurs, être accrue. A plus long terme, le pays, qui exporte déjà des produits pétroliers raffinés, devrait bénéficier de la découverte d’importantes réserves de brut au large de ses côtes, ce qui contribuera, avec la récente mise en production d’une importante centrale à énergie solaire, à améliorer la fourniture d’énergie et à réduire la dépendance énergétique.

L’inflation reste maîtrisée, bien qu’elle ait augmenté en 2016 du fait de la hausse des loyers et de la demande intérieure. Les pressions inflationnistes devraient s’accroître légèrement en 2017 sous l’effet de la remontée modérée des cours mondiaux des produits de base.

 

L’effort d’assainissement budgétaire se poursuit, les comptes extérieurs demeurent fortement déficitaires

Le déficit budgétaire se réduit progressivement conformément aux engagements pris par les autorités dans le cadre d’un programme appuyé par le FMI. L’objectif de déficit 2015 a été respecté et l’objectif initial de 2016 a été maintenu, le gouvernement prévoyant une amélioration de la perception de l’impôt, l’élimination des subventions énergétiques et de nouvelles mesures de rationalisation des dépenses de consommation de l’Etat. La dette publique a fortement progressé ces dernières années, à la faveur, notamment, d’émissions euro-obligataires mais demeure sur une trajectoire viable. En outre, le Sénégal bénéficie de taux d’intérêt souverains parmi les plus faibles d’Afrique subsaharienne.

Le compte courant reste fortement déficitaire en raison d’un important besoin d’importation de biens d’équipement pour la réalisation des projets d’infrastructure et d’investissement (ce qui constitue malgré tout un signe positif de changement structurel à long terme) et d’une forte dépendance énergétique. Ce déficit ne s’est que légèrement résorbé en 2015 du fait de la baisse marquée des prix du pétrole et de la hausse en volume des exportations. En 2016, le recul du prix du pétrole importé a été moins accentué, les importations de biens d’équipement ont continué à croître et la faiblesse des cours des matières premières exportées, dont les produits agricoles et l’or, a limité la hausse des ventes à l’étranger. La facture énergétique devrait progresser à nouveau légèrement en 2017 mais, dans le même temps, les exportations devraient augmenter grâce à la hausse des productions agricole et d’or et à la reprise modérée des cours mondiaux. A noter, également, l’effort de diversification entrepris grâce au développement des exportations de ciment et des dérivés du phosphate et l’apport notable que constituent, en termes de recettes en devises, les remises des travailleurs expatriés et, dans une moindre mesure, le tourisme. Le déficit courant est en grande partie financé par les dons et les prêts au secteur public (auxquels s’ajoutent, certaines années, des émissions euro-obligataires). Les flux d’investissements directs étrangers restent faibles par rapport à la moyenne des pays en développement.

 
Une démocratie solide mais un pouvoir à l’image écornée

Le Sénégal reste un modèle de stabilité et de démocratie dans la région. Le pays a connu sa seconde alternance politique depuis l’indépendance lors de l’élection présidentielle de 2012, remportée par Macky Sall. Cependant, le parti présidentiel est ressorti fragilisé des élections locales de 2014. Le manque d’avancées sociales, le renoncement à certaines promesses électorales (réduction du mandat en cours à cinq ans) et les désaffections au sein de la coalition ont quelque peu terni l’image du chef de l’Etat. L’opposition tente, dans ce contexte, de s’organiser en prévision des élections législatives de mi-2017.

En outre, malgré la reprise du dialogue, un règlement définitif du conflit en Casamance avec le mouvement séparatiste se fait toujours attendre et les relations avec la Gambie restent tendues. Enfin, l’instabilité de la zone sahélienne renforce la menace terroriste au Sénégal.

En matière de gouvernance, même s’il présente encore un risque non négligeable, notamment sur le plan de l’efficacité des pouvoirs publics, le pays se positionne favorablement par rapport à la majorité des pays d’Afrique subsaharienne.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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