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Slovénie

Slovénie

Population 2,1 millions
PIB par habitant 21 668 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 2,3 3,1 4,1 3,1
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,8 -0,2 1,5 1,9
Solde public / PIB (%) -2,9 -1,8 -0,8 -0,2
Solde courant / PIB (%) 5,1 6,7 5,9 5,4
Dette publique / PIB (%) 82,5 78,4 75,5 74,0

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Niveau élevé de développement politique et social
  • Économie diversifiée
  • Intégration dans la chaîne de production européenne
  • Comptes extérieurs excédentaires

POINTS FAIBLES

  • Petit marché domestique
  • Population stagnante et vieillissante qui induit une rareté de la main d’œuvre
  • Dépendance à la conjoncture régionale et automobile
  • Poids de la dette publique
  • Entreprises publiques peu efficaces
  • Secteur bancaire en convalescence
  • Lenteurs administratives et judiciaires

Appréciation du risque

Une croissance vigoureuse limitée par la taille du marché

 

La croissance a atteint son plus haut niveau de la décennie en 2017 grâce à la progression de l’emploi et des salaires réels qui a stimulé la demande domestique. Une moindre vigueur de l’investissement et de la consommation privés pourrait réduire la croissance en 2018. La croissance est toujours largement tributaire des exportations et de l’intégration dans les chaines de valeur européennes. Le surendettement précédent la crise bancaire de 2013 continuera de peser sur ce secteur, malgré un assainissement graduel et des taux d’intérêt bas. Le dynamisme de l’investissement étranger est limité par une attitude ambivalente des autorités quant à la privatisation d’entreprises publiques et la règlementation lourde. Les investissements devraient malgré tout augmenter grâce à la vigueur de la demande interne et externe, en particulier dans les industries de biens de consommation et la construction. Ils seront aussi portés par les financements européens en 2018. Comme au niveau européen, l’inflation est influencée par l’évolution des prix du pétrole. Elle sera légèrement positive en 2018, grâce une modeste pression sous-jacente sur les prix et la progressive résorption de l’écart de production.

 

Assainissement du secteur public en cours

L’assainissement budgétaire a suscité un regain de confiance des marchés financiers : Moody’s et S&P ont rehaussé la note de la dette slovène. L’effort budgétaire se poursuivra en 2018 au travers de nouvelles réductions des dépenses courantes et des dépenses de redistribution, dans la perspective du vieillissement démographique. Le déficit continuera de se résorber grâce aussi à la hausse des recettes fiscales et des prélèvements sociaux ainsi qu’à la baisse de la charge des intérêts. Les efforts ont déjà permis, en 2017, d’obtenir un excédent budgétaire primaire. Les taux bas et la politique monétaire non-conventionnelle de la BCE, participent à l’allègement de la dette publique, qui restera malgré tout au-dessus de l’objectif de 60 % du PIB. La reprise de la croissance a reposé sur la restructuration des entreprises publiques endettées, la réforme du secteur bancaire et l’attraction d’investissements étrangers liée à un vaste programme de privatisation. Dans le secteur financier, les banques ont été recapitalisées et restructurées à grands frais suite à la crise bancaire de 2012-2013. La création d’une banque de défaisance a, depuis 2016, permis de diviser par deux les ratios de prêts non-productifs. Cependant, afin de parachever l’assainissement des secteurs industriels et bancaires, dont l’État contrôle respectivement environ 50 et 44 %, les privatisations devraient s’accélérer – le gouvernement s’était engagé auprès de l’Union Européenne à vendre la moitié des parts de NLB, la plus grande banque slovène, mais a finalement refusé une offre considérée trop basse. Aucune autre privatisation n’est prévue avant les élections de 2018. Près de 54 % de la dette publique, soit 40 % du PIB, est détenue par des créanciers extérieurs et le pays continuera d’être caractérisé par un ratio dette extérieure exportations supérieur à 120 %. Cependant, la grande majorité de cette dette a une maturité de long terme, est libellée en euro à 70 % et correspond à des engagements privés.

 

L’excédent courant restera significatif

L’économie reste largement tributaire de son imposant excédent commercial reposant sur la demande européenne et le tourisme. Les exportations, qui représentent 80 % du PIB, sont dirigées à 90 % vers les pays voisins. L’intégration dans les chaînes de production allemandes et autrichiennes grâce à la compétitivité dans les secteurs de l’automobile, des équipements électriques et électroniques, des produits pharmaceutiques et des appareils ménagers, est à l’origine de la moitié des exportations. En 2018, l’excédent courant conservera sa tendance baissière, du fait de la hausse des importations, tirées par la demande interne, et de l’alourdissement de la facture d’importation des produits de base et intermédiaires.

 

Une coalition gouvernementale fragile

Miro Cerar, fondateur, en 2014, du parti Centre Moderne, est à la tête d’un gouvernement reposant sur une coalition fragile, mais qui devrait tenir jusqu’aux élections législatives prévues en avril ou mai 2018. La consolidation budgétaire engagée par le gouvernement semble avoir généré des opinions défavorables sur les 3 partis qui forment la coalition. Cette conjoncture politique devrait ralentir le programme de réformes économiques en 2018. Cependant, au vu des intentions de vote, une nouvelle coalition multipartite est plus probable qu’un gouvernement unipartite. La persistance des inégalités de revenus entre la capitale et le reste du pays continue d’être un enjeu central des élections. Les défis politiques d’une réforme du système de santé publique et celui des retraites persisteraient en 2018. Le pays jouit de l’avantage d’être dans l’UE et l’euro, gages de stabilité fiscale et économique à travers les vicissitudes politiques.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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