Coface Group
Thaïlande

Thaïlande

Population 68,7 millions
PIB par habitant 5896 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
A3
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 2,7 0,8 2,8 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,2 1,9 -0,9 1,5
Solde budgétaire / PIB (%) 1 0,4 -0,8 -1,2 -1,4
Solde courant / PIB (%) -0,9 3,3 4,5 3,5
Dette publique / PIB (%) 42,2 43,5 43,5 42,6

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Production diversifiée et performante dans l’agriculture et l’industrie
  • Carrefour régional ouvert sur ses voisins dynamiques
  • Renforcement du système bancaire 

POINTS FAIBLES

  • Instabilité politique récurrente depuis 2006
  • Commerce extérieur thaïlandais dépendant de l’économie chinoise
  • Climat des affaires marqué par les liens persistants entre le secteur privé et les milieux politiques
  • Endettement des ménages élevé

Appréciation du risque

Stabilisation de la croissance en 2016 

Après avoir rebondi en 2015, la croissance devrait se stabiliser en 2016. L’économie continuera à bénéficier des effets du plan de relance initié par les autorités en 2015. Celui-ci prévoit un programme d’investissement en infrastructures étalé sur 8 ans et qui représenterait 15 % du PIB. Il prévoit la modernisation des transports terrestres et du système logistique du pays. Néanmoins, malgré la stabilisation de la situation politique et les mesures prises par le gouvernement pour restaurer la confiance des investisseurs, l’investissement devrait rester modeste. De plus, le ralentissement de l’économie chinoise, la mauvaise santé de l’économie japonaise et la faiblesse du prix des matières premières continueront de peser sur les exportations du pays. La consommation des ménages devrait légèrement rebondir. Les fermiers bénéficieront de subventions, le gouvernement a mis en place des incitations à l’achat de biens immobiliers et l’inflation devrait rester modeste. Néanmoins, l’endettement des ménages continuera à peser sur les ventes au détail.   

En outre, malgré l’attentat du mois d’août 2015, la stabilisation politique et la fin de l’épidémie de Coronavirus devraient permettre au secteur touristique, qui représente 10 % du PIB, de rebondir. Après la sécheresse de 2015, les récoltes agricoles devraient se redresser.

Néanmoins, la Thaïlande continuera d’être pénalisée par des contraintes structurelles et des surcapacités importantes, le pays souffrant d’un déficit de main d’œuvre qualifiée et d’investissements en R&D. De plus, l’instabilité politique récurrente a dégradé le climat des affaires.

 

Une situation financière qui reste solide

En dépit des politiques de relance budgétaire mises en place par le gouvernement, le déficit devrait rester stable et l’endettement public soutenable en 2016. La dette publique, détenue à plus de 95 % par des résidents, restera inférieure au plafond de 60% fixé par la Constitution.

Sur le plan extérieur, le solde courant devrait se dégrader légèrement en 2016 mais il restera excédentaire. La baisse du prix du pétrole permet de maîtriser la facture énergétique du pays. Néanmoins, les exportations de biens souffrent du ralentissement de l’économie chinoise. En dépit des crises politiques récurrentes, la Thaïlande reste une base de production manufacturière privilégiée pour les industriels automobiles et électroniques.

La fragilité de la stabilité politique et la diminution des liquidités disponibles en raison du resserrement de la politique monétaire américaine rendent le pays vulnérable à une crise de confiance des investisseurs. Néanmoins, le niveau de réserves de change est confortable (7 mois d’importations), conférant au pays une capacité de résistance satisfaisante en cas de retraits brutaux de capitaux.

 

Les élections sont repoussées à 2017 en raison des retards dans la rédaction de la Constitution

A la suite de la destitution de Yingluck Shinawatra le 7 mai 2014, les militaires ont déclaré la loi martiale le 20 mai 2014 invoquant les risques de guerre civile. Le 22 mai, le chef de l’armée, le général Prayuth, a annoncé un coup d’Etat, un couvre-feu, la suspension de la Constitution et la création du Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre. Le 21 août, il a été nommé premier ministre par le parlement et il a formé un gouvernement composé d’un tiers de militaires. Il a également indiqué qu’aucune élection ne pourrait avoir lieu avant que les réformes nécessaires aient pu avoir lieu. Initialement programmées pour la fin 2015, les élections ont été repoussées à plusieurs reprises. Le conseil national pour la réforme ayant rejeté un nouveau projet de Constitution en septembre 2015, les élections législatives ne pourront avoir lieu avant mi-2017. Le gouvernement souhaite tenir un référendum sur la future Constitution avant de programmer des élections législatives dont l’issue reste incertaine. En effet, les pro-Thaksin ont remporté l’ensemble des scrutins depuis 2001 en raison de leur popularité dans les zones rurales. Néanmoins, la politique mise en place par le gouvernent militaire est de nature à emporter l’adhésion des populations rurales et les dispositions de la nouvelle Constitution risquent de limiter le rôle des élections dans la désignation du parlement et du gouvernement. De nouveaux épisodes d’instabilité politique sont à craindre, les divisions de la société thaïlandaise sont profondes et la succession du roi, symbole de la continuité et de la stabilité politique, reste incertaine.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

Haut de page
  • English
  • Français