Coface Group
Tunisie

Tunisie

Population 11 millions
PIB par habitant 4422 $US
B
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015  2016(p)
Croissance PIB (%) 2,4 2,3 0,8 2,0
Inflation (moyenne annuelle) 5,8 4,9 4,8 3,9
Solde budgétaire / PIB (%) -6,0 -3,7 -4,3 -4,0
Solde courant / PIB (%) -8,3 -8,9 -8,8 -7,7
Dette publique / PIB (%) 44,3 50,0 54,5 57,7

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles (gaz, phosphates), agricoles, touristiques
  • Transition politique progressive
  • Economie en cours de diversification et main d’œuvre assez qualifiée
  • Proximité du marché européen et accord d’association avec l’UE

POINTS FAIBLES

  • Fortes inégalités sociales et géographiques
  • Taux de chômage élevé, principalement chez les jeunes
  • Poids économique important de l’agriculture
  • Secteur touristique confronté aux problèmes politico-sécuritaires et à une concurrence accrue

Appréciation du risque

Légère reprise en 2016

Après une  croissance anémique en 2015, l’économie tunisienne enregistre un léger regain d’activité depuis le début de l’année 2016. D’après les estimations de l’Institut national des statistiques, la croissance au premier trimestre a atteint 1 % en g.a. L’activité a bénéficié de la reprise du secteur manufacturier dont la croissance s’est établie à 1,4 % sur les trois premiers mois de l’année portée par les branches des industries chimiques (+28 %) et matériaux de construction et céramique (4,2 %). Le secteur agro-alimentaire enregistre néanmoins un fort recul du fait de conditions climatiques défavorables qui continuent de contraindre les perspectives du secteur agricole et oléicole.  Le secteur tertiaire se démarque également par une croissance modérée de 1 % en g.a grâce à une augmentation de la valeur ajoutée des postes et des télécommunications et des services financiers. La baisse de 12 % dans la branche de l’hôtellerie et restauration limite pourtant la timide reprise de l’activité tertiaire. Le repli des entrées de touristes étrangers s’est accéléré au mois de mars 2016 (-36,2%, en g.a, contre - 7,6% en mars 2015). Pour leur part, les recettes touristiques ont observé, au cours du premier semestre, une chute de 38 % par rapport à 2015.

La faible reprise devrait cependant se poursuivre sur le courant de l’année 2016 et s’accompagnerait par la mise en chantier plusieurs de réformes. Le gouvernement devrait en effet présenter au courant de l’été 2016 le nouveau plan stratégique de développement 2016-2020 dont l’objectif serait d’énoncer les grands axes prioritaires de la politique économique sur les cinq prochaines années. En outre, le code d’investissement dont la dernière mouture a été présentée devant l’Assemblée des Représentants du Peuple en juillet devrait entrer en vigueur durant l’été 2016.     

 

Stabilisation des déficits jumeaux

Malgré, la consolidation des comptes publics établit avec l’appui du FMI dans le cadre de l’accord de confirmation conclu en 2013, le déficit observé en 2015 s’est creusé. En dépit d’une conjoncture économique peu favorable, le déficit public devrait se réduire légèrement mais dans une moindre proportion que ce qui était prévu par la loi de finance de 2016. Au cours du premier semestre 2016, les recettes ont progressé de 7 % en partie grâce à une contribution des impôts indirects alors que les impôts directs sont en diminution par rapport au premier semestre 2015. Les dépenses se sont quant à elles accrues de 23 %  par rapport à l’exercice budgétaire précédent en raison d’une augmentation des dépenses liée à la masse salariale et au service de la dette. La dette publique devrait continuer de s’accroitre, en particulier la dette extérieure. Les autorités devraient avoir en outre recours à l’endettement auprès de banques islamiques.

La faiblesse des prix des matières premières n’a eu que peu d’incidence sur les comptes extérieures. Bien que la balance énergétique ait été excédentaire, le tassement des exportations et la baisse des recettes touristiques ont entrainé un important déficit du solde courant. En 2016, les recettes touristiques devraient difficilement se redresser mais la Tunisie pourrait profiter de la légère croissance en Europe vers laquelle se dirige 70 % des exportations.  

La recapitalisation des banques publiques en 2015 a permis de limiter le risque de faillite qui pesait sur les banques publiques les plus fragiles. Ces dernières restent toutefois très exposées au risque de défaut dans le secteur touristique.  Le taux de créances douteuses de la filière atteint 25 % des créances détenues par les banques et il risque d’augmenter en 2016.

 

Achèvement de la transition politique mais accroissement de la menace terroriste.

Le prix Nobel de la paix décerné aux acteurs de la révolution tunisienne en octobre 2015 est venu parachever la transition politique du pays.  Les élections législatives et présidentielles de 2014 ont permis de former un gouvernement de coalition qui comprend des acteurs du parti majoritaire Nida Tounes ainsi que  de l’opposition Ennahdha. Face aux nombreux défis auxquels fait face la Tunisie un nouveau gouvernement a été formé en Janvier 2016 toujours sous la houlette de Habib Essid.

Les différents attentats qui ont heurté le sol tunisien en mars, en mai et en novembre 2015 et en mars 2016 confirment l’accroissement du risque sécuritaire. La Tunisie reste confrontée à la menace djihadiste sur son sol et ces pressions devraient s’accroître à mesure que la situation en Libye se détériore.

Par ailleurs, bien qu’il y ait un consensus politique autour des grandes orientations du gouvernement, le parti majoritaire Nida Tounes est fragilisé par des affrontements internes. Le pays reste en outre secoué par d’importants mouvements sociaux qui pourraient se renforcer suite au ralentissement économique.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016
Haut de page
  • English
  • Français