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Inde

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Population 1,3 milliard
PIB par habitant 1608 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013/14 2014/15  2015/16(p) 2016/17(p)
Croissance PIB* (%) 6,9 7,3 7,6 7,5
Inflation (moyenne annuelle) 9,4 5,9 4,9 5,3
Solde budgétaire** / PIB (%)  -7,7 -7,0 -7,2 -7,0
Solde courant / PIB (%) -2,6 -1,3 -0,8 -1,3
Dette publique** / PIB (%) 66,2 66,4 67,2 66,5

 

(e) Estimations (p) Prévisions

*Tient compte des modifications méthodologiques intervenues en février 2015

**Comprend dette publique fédérale et des collectivités locales

Année fiscale : avril – mars 

POINTS FORTS

  • Moteurs de croissance diversifiés
  • Fondamentaux solides : épargne et investissement étranger élevés
  • Secteur privé performant dans les services
  • Dette extérieure modérée et réserves de change confortables

POINTS FAIBLES

  • Manque d’infrastructures et déficience du système éducatif
  • Lourdeurs bureaucratiques et blocages politiques persistants
  • Pays importateur net de ressources énergétiques
  • Montée de l’endettement des entreprises privées
  • Finances publiques fragiles
  • Incertitudes persistantes sur la question du Cachemire

Appréciation du risque

La croissance restera encore portée par la consommation

L’activité devrait rester soutenue au cours de l’année fiscale 2016/17. L’économie indienne continuera de bénéficier de la faiblesse du prix des matières premières et des effets des premières réformes entreprises par le gouvernement de Narendra Modi visant à promouvoir le secteur manufacturier indien, attirer les IDE et atténuer les contraintes qui pèsent sur l’économie.
La consommation des ménages, principal moteur de l’activité, devrait rester dynamique. Elle bénéficiera d’une revalorisation des salaires versés aux fonctionnaires fédéraux et de l’amélioration de l’intégration financière des ménages les plus modestes. De plus, en 2016-2017, la production agricole sera stimulée par des pluies de mousson au-dessus de la moyenne, ce qui devrait maintenir les prix bas et, ainsi, soutenir la consommation. Par ailleurs, malgré la politique monétaire accommodante menée par la banque centrale (RBI), avec un taux directeur abaissé de 150 points de base depuis janvier 2015 à 6,5%, l’investissement privé peine à décoller. En effet, la réforme de la RBI incitant les banques à enregistrer leurs prêts non performants (entre 7 et 8% de l’encours total de crédit) à leur bilan, avec un taux de provisionnement de 100 % d’ici mars 2017, mais aussi les surcapacités pèseront sur l’investissement. Mais, le programme de développement des infrastructures notamment routières, ferroviaires et électriques générerait d’importants investissements publics. Néanmoins, les contraintes budgétaires et les retards relatifs à la réforme foncière ralentiront l’avancée de ces projets. En outre, les exportations devraient continuer de souffrir d’un manque de compétitivité et de la morosité de la demande mondiale, même si le secteur des services, notamment la haute technologie, continuera d’enregistrer de bonnes performances.
L’inflation restera sous contrôle en 2016-2017 grâce, notamment, à l’atonie du cours des matières premières, au premier rang desquelles l’alimentation, le pétrole et l’or.

 

Les finances publiques restent fragiles, mais les comptes extérieurs sont sous contrôle

Malgré la détermination des autorités, aidées par la faiblesse des prix de l’énergie allégeant le poids des subventions, le déficit budgétaire et la dette publique restent importants. Les autorités ont recapitalisé les banques publiques (75% des actifs bancaires) à hauteur de 3,4 milliards de dollars en juillet 2016, mais la poursuite du nettoyage des bilans bancaires souhaité par le nouveau gouverneur de la RBI, Urjit Patel, pourrait appeler un effort supplémentaire. L’instauration probable en 2017 d’une TVA fédérale se substituant à une kyrielle de taxes locales pourrait nécessiter des compensations du budget fédéral au bénéfice des Etats fédérés lésés. Dans ce contexte, la vente de fréquences aux opérateurs de télécommunication et la poursuite des privatisations pourraient faciliter la maîtrise du déficit.
Le déficit courant devrait rester contenu, malgré le ralentissement des exportations. En effet, la faiblesse des cours des matières premières devrait permettre de maîtriser le coût des importations. Ajouté aux réserves de change confortables (près de 9 mois d’importations en 2016) et la progression des IDE et des investissements de portefeuille favorisée par l’assouplissement des règlementations, cela devrait concourir au maintien de la stabilité de la roupie.

 

Relations conflictuelles avec le Pakistan et essoufflement des réformes

Suite aux élections législatives de mai 2014 qui ont vu une large victoire du BJP (Bharatiya Janata Party), N. Modi a été désigné premier ministre et son parti détient la majorité absolue à la chambre basse du parlement. La tenue d’élections dans plusieurs Etats importants a initialement confirmé la popularité du BJP, mais le parti a connu ultérieurement plusieurs revers électoraux, notamment à Delhi et dans l’Etat du Bihar, et est menacé dans le Gujarat. Le principal parti d’opposition, celui du Congrès, continue de dominer la chambre haute, retardant les réformes attendues par les milieux d’affaires, qui ont réagi très favorablement à l’élection de N. Modi.
Les relations avec le Pakistan restent tendues autour de la question du Cachemire que se disputent les deux pays. Les affrontements violents opposant manifestants et forces de l’ordre au Cachemire indien ont stoppé les discussions entre les deux gouvernements, déjà malmenées par l’attaque d’une base indienne dans l’Etat du Punjab en Janvier 2016.
Enfin, malgré les réformes entreprises, avec, notamment, celle du droit des faillites et la prochaine instauration d’une TVA fédérale, l’environnement des affaires continuera de pâtir de lacunes persistantes. L’ouverture aux IDE dans la pharmacie, l’aéronautique civile et la grande distribution unie marque rencontre de fortes difficultés d’application. Certaines mesures phares promises par le premier ministre, telles que l’assouplissement des règles relatives à l’expropriation foncière et au marché du travail, sont bloquées par le parlement.

 

Dernière mise à jour : Aout 2016

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