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Islande

Islande

Population 0,3 million
PIB par habitant 52315 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015  2016(p)
Croissance PIB (%) 4,4 2,0 4,0 3,8
Inflation (moyenne annuelle) 3,9 2,0 1,6 1,8
Solde budgétaire / PIB (%) -1,8 -0,2 0,7 0,3
Solde courant / PIB (%) 5,8 3,6 4,3 4,1
Dette publique / PIB (%) 84,9 82,5 67,6 56,1

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Secteur bancaire assaini
  • Baisse graduelle de la dette publique
  • Energie abondante et renouvelable (géothermie, hydroélectricité)
  • Réserves de pétrole et de gaz
  • Fort potentiel touristique
  • Réserves de change élevées
  • Dynamisme de la consommation des ménages

POINTS FAIBLES

  • Economie de petite taille
  • Tensions inflationnistes croissantes
  • Risques associés à la levée des contrôles des capitaux
  • Dette extérieure élevée
  • Concentration de la production et des exportations (aluminium et produits de la mer)
  • Embargo de la Russie sur les produits de la mer en provenance d’Islande
  • Arriérés issus de la faillite des trois principales banques

Appréciation du risque

La consommation des ménages soutient la croissance

En 2016, l’activité devrait légèrement ralentir après avoir accéléré en 2015. La consommation privée profiterait à la fois de la forte augmentation des salaires réels observée en 2015 qui a permis d’accroître le pouvoir d’achat des ménages, et de la faiblesse du taux de chômage (2,6 % en juin 2016). L’investissement resterait pénalisé par une hausse des coûts salariaux (le niveau de productivité augmenterait à un rythme inférieur à celui des salaires réels). Par ailleurs, les exportations liées de la pêche (environ 25 % des exportations totales) profiteraient de l’accord de libre-échange signé avec la Chine en juillet 2014. Côté offre, le secteur du tourisme, en pleine expansion, devrait à nouveau contribuer positivement à l’activité économique du fait de la volonté du gouvernement d’accroître les investissements dans ce secteur.

Plusieurs risques baissiers pèseraient également sur la croissance à court terme : une croissance durablement modérée en zone euro, une politique encore plus accommodante de la BCE (dépréciation de l’euro, appréciation de la couronne islandaise qui aurait un impact négatif sur la compétitivité-prix des exportations islandaises), la faiblesse du prix du pétrole et la levée des contrôles de capitaux en place depuis 2008. Environ 10 % du PIB d’actifs liquides détenus par des investisseurs non-résidents sont bloqués depuis 2008. La Banque centrale a procédé à une série successive d’enchères afin que les investisseurs puissent convertir leurs actifs en devises étrangères. Le ministère des finances a annoncé mi-août 2016 la levée progressive de quasiment toutes les restrictions du contrôle des capitaux. Une première série de mesures sera levée dès que la proposition de loi sera passée au Parlement, puis d’autres mesures seront levées à compter du 1er janvier 2017. Selon les estimations du ministère des finances, la levée du contrôle des capitaux pourrait entraîner une sortie de capitaux d’environ 40 Mds de couronnes islandaises (0,3 Mds d’euros soit 2% du PIB) dès que la loi sera passée, et de 165 Mds de couronnes islandaises  (1,2 Mds d’euros soit 8% du PIB) à la second étape.

 

Amélioration de la situation budgétaire et libéralisation du compte de capital annoncée

L’Islande devrait enregistrer un léger excédent budgétaire en 2016, comme en 2015. La dette publique continuerait ainsi de décroître, mais resterait à un niveau très supérieur à celui d’avant-crise (28,5 % du PIB en 2007). Les recettes de l’Etat en 2016 devraient être amoindries par les mesures gouvernementales de soutien à la consommation (droits de douane à l’importation supprimés, baisse des impôts sur le revenu). Du côté des dépenses, des mesures de soutien aux personnes âgées, aux chômeurs, aux handicapés et aux enfants ont également été mises en place.

L’excédent du compte courant devrait légèrement se réduire en 2016. Ceci s’expliquerait par un tassement de l’excédent de la balance des biens et services (les importations en valeur augmenteraient plus vite que les exportations grâce au dynamisme de la demande intérieure) et du compte financier (baisse des investissements directs). Les produits de la mer et l’aluminium représenteraient encore près de 75 % des exportations totales et les pays européens resteraient les principaux partenaires commerciaux (notamment Pays-Bas et Royaume-Uni).

Les trois principales banques islandaises sont bien capitalisées, avec un niveau confortable de fonds propre et un taux de créances douteuses en baisse (7,9 % des prêts totaux). Le niveau du crédit reste cependant relativement faible et un resserrement de la Banque centrale pourrait le contraindre encore davantage. La plus grande banque du pays, Landsbanki, est toujours publique, mais le gouvernement envisage de céder 30 % de ses actions, ce qui lui permettrait de réduire sa dette publique. Enfin, le niveau de réserves de la Banque centrale est élevé, ce qui permettrait d’assurer une transition plus stable vers la libéralisation du compte de capital.

 

Nouveau Premier ministre suite à la mise à l’écart de Gunnlaugsson, dans l’attente des élections en fin d’année

Suite à la révélation de l’affaire de fraude fiscale des « Panama papers », le Premier ministre Gunnlaugsson a dû se mettre en retrait de son poste (en restant toutefois le chef du parti Progressif), remplacé par l’ancien ministre de l’agriculture et de la pêche, Sigurdur Johannsson. Les élections législatives se tiendront le 29 octobre 2016. La nomination d’un historien et novice en politique comme Président (poste honorifique) en juillet 2016 illustre le désenchantement de la population pour les partis traditionnels. Dans ce contexte, le parti Pirate arrive régulièrement en tête des intentions de vote. Un nouveau parti pro-européen, Reconstruction, a émergé suite aux remous politiques du début d’année et récolte déjà 10 % des intentions de vote. Les prochaines élections pourraient donc voir apparaître un Parlement plus fragmenté qu’à l’accoutumé et un nouveau leader.

Le retrait définitif de la candidature à l’adhésion de l’UE en mars 2015 n’a pas dégradé les relations avec l’UE, comme en atteste le soutien apporté à la crise ukrainienne. Ce soutien à, en revanche, terni les relations avec la Russie (cinquième partenaire commercial de l’Islande), qui a décidé de mettre en place un embargo sur les produits islandais, principalement les produits de la mer.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

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