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Namibie

Namibie

Population 2,3 millions
PIB par habitant 4 709 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 6,0 1,1 -0,6 2,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,4 6,7 6,3 5,8
Solde public / PIB (%)* -8,2 -6,3 -5,9 -4,6
Solde courant/PIB (%) -12,6 -14,2 -8,1 -7,6
Dette publique / PIB (%) 39,6 40,9 42,2 42,9

* Dernière année fiscale d’avril 2018 à mars 2019 (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minérales (diamants, uranium, cuivre) et halieutiques
  • Potentiel touristique
  • Bonnes infrastructures de transport 

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au secteur minier (près de 50 % des exports)
  • Secteur agricole exposé aux aléas climatiques
  • Dépendance à l’Afrique du Sud
  • Chômage très élevé (28 %) et fortes inégalités 

Appréciation du risque

Un rebond limité de la croissance

Affectée par la sécheresse et la baisse des prix des matières premières, l’économie a encore souffert en 2017 de la baisse de la dépense publique. Toutefois, après deux années consécutives de ralentissement de l’activité, ponctuées d’une récession en 2017, la croissance devrait retrouver de l’allant en 2018. Cette hausse de la croissance sera essentiellement impulsée par une nouvelle augmentation de la production agricole et minière qui avait déjà permis de limiter la baisse de la croissance en 2017. Touché par un épisode de sécheresse prolongé, et exacerbé par le phénomène climatique El Niño en 2016, le secteur agricole poursuivra le rebond entamé en 2017. La hausse du salaire minimum pour les salariés agricoles, conséquence de ce rebond dans un secteur qui emploie (directement ou indirectement) près de 70 % de la population, devrait avoir un effet bénéfique sur la consommation des ménages. Après avoir rebondi de trois années de contraction en 2017, le secteur des industries extractives devrait également confirmer son embellie en 2018. La montée en puissance de la production à la mine d’uranium de Husab, dont l’exploitation a débuté au début de l’année 2017, doit permettre au pays, actuellement 5e producteur mondial, de se hisser sur le podium des producteurs d’uranium (derrière le Kazakhstan et le Canada). Les mines de cuivre d’Otjikot et d’or de Tschud, mises en service en 2015, devraient également soutenir l’activité. Inauguré en juin 2017, le plus grand navire d’exploration de diamant au monde devrait porter un secteur diamantaire qui devrait confirmer sa reprise. La baisse de la consommation publique, qui a pesé sur la croissance, devrait, ainsi, être enrayée par une hausse des revenus issus de l’exploitation des ressources minières du pays. Les industries de transformation agricoles pourraient, notamment, en bénéficier. Néanmoins, souffrant d’un espace budgétaire toujours restreint, la reprise restera limitée en 2018. La progression de l’investissement privé pourrait être contrainte par la rhétorique de changements radicaux à l’environnement opérationnel contenus dans le texte du « nouveau cadre d’autonomisation économique équitable » (New Equitable Economic Empowerment Framework - NEEEF).

En ligne avec la dynamique descendante de l’inflation en Afrique du Sud, les prix devraient continuer à se modérer progressivement en 2018, mais resteraient vulnérables à la volatilité du rand auquel est ancré le dollar namibien.

 

Une consolidation budgétaire progressive

Une hausse des revenus trouvant sa source dans un rebond des recettes douanières versées par la SACU mais également celle des revenus miniers ont permis au déficit de se réduire lors de l’année fiscale 2017/18. Pour l’année fiscale suivante, l’évolution devrait être sensiblement similaire, soutenue par une nouvelle hausse des revenus miniers, qui compensera la baisse attendue des recettes versées par la SACU. Du côté des dépenses, le gouvernement prévoit de ralentir le rythme de la consolidation, déjà modérée au cours des deux dernières années fiscales. En 2018/19, une réduction de la dépense de 1 % du PIB est ainsi projetée par le gouvernement. Le déficit, malgré la réduction à prévoir, devrait, néanmoins, rester élevé. Le risque de dérapage budgétaire à l’approche des élections 2019 n’est également pas à exclure. Afin de financer ce déficit, le stock de la dette devrait continuer à augmenter mais à un rythme moins soutenu que ces dernières années. Soulignant la détérioration de la solidité budgétaire et des ratios de dette, Moody’s a dégradé la note souveraine du pays en catégorie spéculative en août 2017. Le coût de la dette pourrait donc augmenter dans les mois à venir.

Le déficit du compte courant devrait se réduire en 2018, grâce à l’évolution favorable de la balance commerciale, qui n’en restera pas moins déficitaire. Les exportations minières plus dynamiques y contribueront largement, tandis que la faible activité économique, particulièrement dans le secteur de la construction, se ressentira sur les volumes d’importations. Les droits de douane reversés à la Namibie dans le cadre de la SACU, qui ont joué un rôle décisif dans la hausse de l’excédent de la balance des transferts, et donc de la réduction du déficit courant en 2017, devraient, en revanche, rester stables. Un prêt de la BAD, octroyé en juin 2017, a permis à la Namibie de se ménager des réserves de change plus confortables et devraient ainsi permettre de préserver la parité avec le rand.

 

Les élections de 2019 en ligne de mire pour le Swapo

Conforté dans sa position de leader du Swapo en novembre 2017, malgré les divisions internes, le président Hare Geingob a désormais la voie dégagée pour être réélu en 2019. Au pouvoir depuis l’indépendance (1990), le Swapo devrait, en effet, une nouvelle fois confirmer sa domination sur la scène politique. Toutefois, le soutien pour le principal parti namibien pourrait subir une érosion, alors que les inégalités et le chômage demeurent très élevés dans un contexte d’activité économique au ralenti. L’opposition, faiblement structurée ne devrait toutefois pas menacer l’hégémonie du Swapo.

Grâce notamment au progrès mesuré dans l’exécution des contrats, la Namibie a mis fin à 10 ans de chute ininterrompue dans le classement Doing Business. Dans celui de 2018, le pays est ainsi passé du 108e au 106e rang (sur 190 pays). Si le pays reste ainsi dans les 10 pays les mieux classés d’Afrique subsaharienne, l’absence de nouvelles réformes est à l’origine d’une perte de compétitivité de la Namibie vis-à-vis de ses concurrents de la SADC. 

 

Dernière mise à jour : janvier 2018

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