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Zambie

Zambie

Population 17,2 millions
PIB par habitant 1 491 $US
D
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 3,4 3,9 2,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 18,2 6,6 7,5 8,4
Solde public / PIB (%) -5,7 -7,9 -7,5 -6,9
Solde courant / PIB (%) -4,6 -4,5 -4,8 -4,4
Dette publique / PIB (%) 60,7 63,1 66,9 69,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Richesse minière (cuivre, cobalt, uranium, or, diamant, manganèse)
  • Richesse agricole (maïs, tabac)
  • Potentiel hydroélectrique majeur

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au cuivre, accentuée par la dépendance vis-à-vis de la Chine, principal importateur du minerai
  • Enclavement et dépendance aux voies de communication des pays voisins
  • Production d’électricité insuffisante reposant quasi exclusivement sur l’hydro-électricité, réseaux de transport défaillants
  • Fortes inégalités, carences sanitaires, éducatives et administratives

Appréciation du risque

Un renforcement de la croissance sujet à des risques baissiers

En 2019, la croissance devrait augmenter, principalement soutenue par le secteur minier. Ce dernier continuera, notamment, d’être la principale cible de l’investissement privé. La remontée des cours du cuivre, par rapport aux bas niveaux de 2016, devrait continuer à soutenir une hausse des volumes de production. L’investissement devrait également bénéficier à des secteurs connexes comme ceux des transports, de l’énergie et de la construction. Néanmoins, une hausse des taxes minières et une dégradation de la confiance des investisseurs pourraient peser sur la hausse des investissements. En outre, l’impact sur la demande de cuivre d’un ralentissement de l’économie chinoise pourrait contraindre la croissance des exportations. L’activité économique souffrira également de l’effet d’entraînement de la montée des inquiétudes concernant la dette extérieure. L’inflation du coût de son service devrait, ainsi, pousser les autorités à réduire la dépense publique. Aussi, bien que prudente, la consolidation budgétaire se ressentira sur la consommation et l’investissement publics, avec, notamment, la suspension et le report de nombreux projets. Par ailleurs, le ralentissement de la croissance du crédit, consécutive à la hausse de son coût, devrait peser sur la consommation privée. Si un rebond de la production agricole est probable en 2019, la faible performance enregistrée en 2018 par le secteur, dont dépend près de la moitié de la population, devrait continuer de se ressentir sur la consommation des ménages. Leurs revenus pourraient également être rognés par l’inflation, qui pourrait augmenter, compte tenu des pressions déflationnistes sur le kwacha.

 

La soutenabilité de la dette compromise

En 2019, le large déficit budgétaire résultant de l’augmentation de l’investissement public et des subventions, de la baisse des cours du cuivre et de la hausse du service de la dette, ne devrait se réduire que modestement. Le budget 2019 prévoit une augmentation des recettes grâce, notamment, à une modification du régime fiscal du secteur minier et à des hausses d’impôts. En focalisant les dépenses d’investissement sur les projets achevés à au moins 80 %, les autorités espèrent également rationaliser la dépense publique. Néanmoins, malgré ces mesures, la réduction du déficit budgétaire devrait rester lente, notamment à cause du service de la dette qui continuera à éroder les ressources publiques : en 2017, le service de la dette a absorbé près d’un quart des recettes (contre 6 % en 2011). L’accumulation rapide de dette publique depuis 2011 (21 % du PIB), et particulièrement de dette extérieure non concessionnelle (de 23 % de la dette extérieure en 2011, celle-ci est passée à 77 % en 2017) est à l’origine de cette hausse du service de la dette. Le risque de surendettement paraît désormais élevé et contingent à une dépréciation du kwacha.

Le déficit du solde des transactions courantes devrait rester large. En effet, si l’excédent de la balance des biens devrait encore progresser grâce à une hausse des exportations de cuivre et une baisse des importations de biens d’équipement, la dégradation de la balance des revenus devrait continuer à peser. Outre les rapatriements des bénéfices de l’investissement des compagnies étrangères, ce sont les paiements du service de la dette qui devraient continuer à grever cette dernière. Responsable de près des deux tiers des sorties de devises du pays, le service de la dette extérieure a conduit à l’érosion des réserves de change, équivalentes à deux mois d’importations. Dans ce contexte, les pressions sur le kwacha devraient rester importantes, surtout que les négociations d’un programme FMI restent au point mort. Le déficit de la balance des services, essentiellement relatifs à l’exploitation minière, et l’excédent de la balance des transferts, provenant, particulièrement, des expatriés, devraient rester relativement stables. Le déficit de la balance courante est généralement financé par les flux entrants d’IDE.

 

Les scandales de corruption écornent la crédibilité de la gouvernance

Depuis les élections tendues de 2016, remportées par Edgar Lungu (Front patriotique), la situation politique semble se détériorer. Dénoncés pour leurs dérives autoritaires, le président et son gouvernement ont notamment fait l’objet, en mars 2018, d’une motion de destitution déposée par le principal parti d’opposition, le Parti uni pour le développement national, pour violation de la constitution. Bien que celle-ci n’ait pas abouti, elle illustre le climat politique difficile qui entoure la présidence d’Edgar Lungu. Au sein même de son parti, la question de la légalité d’une nouvelle candidature (la Constitution limite le nombre de mandats à deux et M. Lungu a assuré l’intérim en 2015 après la mort de l’ancien président M. Sata) continue d’être un sujet de crispation. Ces tensions pourraient néanmoins s’apaiser après que la Cour constitutionnelle a décidé en décembre 2018que le Président Lungu pourrait se présenter en 2021. Les scandales de corruption révélés en 2018, dont notamment le détournement de 4,3 millions USD de subventions destinées à la protection sociale, alimentent la perception de mauvaise gestion économique du pays. En réaction à ce scandale, quatre pays (Royaume-Uni, Suède, Finlande et Irlande) ont décidé de geler les aides versées au pays, contribuant à une détérioration de la crédibilité de la gouvernance et de la lutte contre la corruption sur le plan international et domestique.Bien qu’il soit relativement favorable par rapport à ses pairs d’Afrique subsaharienne, le climat des affaires présente encore des défaillances (87e sur 190 pays dans le classement Doing Business 2019), notamment en matière de coûts de transports transfrontaliers.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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