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Arabie saoudite

Arabie saoudite

Population 33,4 millions
PIB par habitant 23 539 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) -0,7 2,4 0,2 -2,3
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,9 2,5 -1,1 2,2
Solde public / PIB (%) -9,2 -5,9 -6,1 -6,6
Solde courant / PIB (%) 1,5 9,2 4,4 1,5
Dette publique / PIB (%) 17,2 19,0 23,2 28,4

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Ressources financières significatives
  • Efforts de modernisation de l’économie par une ouverture accrue aux investissements étrangers
  • Producteur de pétrole de premier plan dans le monde, position importante au sein de l’OPEP
  • Efforts de diversification en dehors du pétrole et du gaz (construction, vente au détail, transports, services, etc.)
  • Ancrage au dollar américain adapté à la structure de l’économie
  • Population nombreuse, forte volonté de consommation

POINTS FAIBLES

  • Ralentissement de la croissance
  • Perception accrue des risques en matière de sécurité après les attaques contre les installations pétrolières
  • Augmentation des pressions sur les prix comprimant les marges des entreprises
  • Forte dépendance à l’égard du pétrole, exposition aux fluctuations du prix du pétrole
  • Employés nombreux et au coût élevé dans le secteur public, subventions énergétiques encore élevées

appréciation du risque

Croissance freinée par la faiblesse des prix du pétrole, secteur non pétrolier toujours porteur

La faiblesse continue des prix du pétrole exerce une pression à la baisse sur la croissance saoudienne, l’exploitation minière, notamment le pétrole et le gaz, représentant près de 40 % du PIB. L’Arabie saoudite, membre de l’OPEP, continuera de dépasser les objectifs prévus par l’accord conclu entre les pays de l’OPEP et les pays non membres et qui vise à réduire la production de pétrole jusqu’en mars 2020. L’accord devant être prolongé au-delà de cette date, la production pétrolière saoudienne devrait rester plafonnée. La production pétrolière du pays est censée être ramenée à 10,3 millions de barils par jour (b/j), soit près de 322 000 b/j de moins qu’avant la signature de l’accord. Pourtant, l’Arabie saoudite a encore réduit davantage sa production, à environ 9,7 millions de barils par jour, et ceci pour soutenir les prix. Inversement, les plans d’investissement du gouvernement dans divers secteurs tels que l’infrastructure, le logement, l’énergie, etc. soutiendront la croissance. Les nouveaux investissements sont en partie financés par le Fonds saoudien de développement industriel (SIDF) qui a dévoilé une série de services et de produits financiers pour soutenir le secteur privé en septembre 2019. Les autorités cherchent également à investir 1 600 milliards de rials (près de 430 milliards USD) dans le secteur privé au cours des dix prochaines années, à la fois dans les infrastructures et dans l’industrie, et ce dans le cadre du programme de diversification économique du Royaume : Vision 2030. Les mesures de relance budgétaire (indemnités annuelles pour les travailleurs du secteur public, indemnités compensatrices d’inflation, paiements continus dans le cadre du Programme Compte Citoyen, etc.) vont contribuer à l’augmentation de la consommation. Les exportations nettes diminueront au cours de la période à venir en raison de la faiblesse des prix du pétrole et de la production pétrolière. D’autre part, la demande d’importation de machines, de matières premières et d’autres biens intermédiaires nécessaires aux investissements intérieurs se poursuivra. L’Arabie saoudite importe principalement des machines, du matériel électrique, des produits métalliques et chimiques, du matériel de transport et des produits alimentaires. Par conséquent, l’excédent de la balance courante va encore diminuer. Les dernières valeurs du PMI montrent que les conditions d’exploitation dans le secteur privé non pétrolier s’améliorent. Cette tendance devrait se poursuivre en 2020, sous l’effet de la croissance due aux nouvelles commandes et malgré le ralentissement de la demande extérieure.

 

Augmentation du déficit budgétaire financée par les réserves et par la dette

À court terme, l’Arabie saoudite ne devrait pas revenir à des mesures d’austérité budgétaire. La faiblesse des prix du pétrole ayant diminué les recettes pétrolières (qui représentent près de 70 % du total malgré l’introduction récente de la TVA, des frais d’expatriation et des droits d’accise), les autorités ont annoncé un déficit budgétaire plus important, atteignant 187 milliards de riyals (49,9 milliards USD et 6,5 % du PIB) contre environ 131 milliards en 2019. Le FMI estime que le prix nécessaire pour atteindre l’équilibre budgétaire saoudien est de 84 USD le baril pour 2020, ce qui signale également que le déficit budgétaire sera important en 2020, car il semble très peu probable que les prix du pétrole atteignent ces niveaux. De plus, les récentes attaques contre les deux principales infrastructures pétrolières d’Aramco pourraient inciter le gouvernement à dépenser davantage pour la défense et la sécurité, laissant moins de ressources pour d’autres secteurs tels que les infrastructures, la santé, etc. D’autre part, l’Arabie saoudite dispose de vastes ressources financières pour répondre à ses besoins de financement. Les déficits budgétaires plus importants seront financés par une combinaison de réserves de change et d’émissions de titres d’emprunt sur les marchés intérieurs et extérieurs. En septembre 2019, l’encours total de l’endettement direct de l’Arabie saoudite s’élevait à 174,8 milliards USD, dont 95,9 milliards d’endettement intérieur et 78,9 milliards d’endettement extérieur. Le total des réserves de change de la banque centrale s’élevait à 500 milliards USD en septembre 2019, soit l’équivalent de près de quatre années d’importations ; ces réserves servent à soutenir l’ancrage au dollar. Les sorties d’IDE du Royaume ont représenté environ 2,5 % de son PIB en 2018.

 

La stabilité intérieure devrait se maintenir avec peu de défis à relever

La baisse des prix du pétrole a modifié l’attitude à long terme du gouvernement, passant d’une économie fermée à une économie plus ouverte où le secteur privé est encouragé et où des mesures d’austérité sont appliquées. Bien que l’on ne s’attende pas à ce que cela crée une instabilité intérieure, cela pourrait conduire à une transformation de la société dans les années à venir. Le programme Vision 2030, qui vise à moderniser l’économie saoudienne en l’ouvrant à d’autres investisseurs internationaux, en encourageant de nouveaux secteurs tels que la technologie et le divertissement et en donnant aux femmes une plus grande place dans la vie professionnelle et sociale, jouera également un rôle dans ce changement. Le statu quo politique devrait se poursuivre. Sur le plan externe, les tensions avec l’Iran peuvent accroître les risques politiques potentiels pour l’Arabie saoudite. D’un autre côté, la coalition militaire dirigée par les Saoudiens affrontait les Houtis soutenus par l’Iran au Yémen. Le rapprochement indirect entre l’Arabie saoudite et Houtis peut jouer un rôle important pour ouvrir la voie à de nouveaux pourparlers en 2020.

 

Dernière mise à jour : Mai 2020

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