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Bahrein

Bahrein

Population 1,5 million
PIB par habitant 25 998 $US
D
Evaluation des risques pays
A4
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 1,8 11,8 -4,9 2,3
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,1 1,0 0,0 2,8
Solde public / PIB (%) -11,9 -10,6 -13,1 -9,2
Solde courant / PIB (%) -6,5 -2,1 -8,0 -5,7
Dette publique / PIB (%) 95,0 103,4 128,3 130,6

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

-Économie la plus diversifiée au sein du CCG disposant des plus grandes fonderies d’aluminium du monde
-Secteur bancaire développé
-Soutien financier des pays du CCG

POINTS FAIBLES

-Position extérieure affaiblie, déficit budgétaire important
-Augmentation de la dette publique
-Dépendance à l’égard du pétrole en termes de recettes budgétaires

Appréciation du risque

L’économie devrait se redresser grâce à l’augmentation des recettes pétrolières, mais lentement

Après s’être contractée en 2020, l’économie du Bahreïn devrait afficher une croissance positive en 2021, même si le rythme de cette dernière devait rester faible. L’expansion économique sera principalement soutenue par la hausse des prix du pétrole et la réduction de la production pétrolière de l’OPEP+. La production d’aluminium devrait augmenter en 2021 (1 % par rapport à l’année précédente) en phase avec la reprise de la demande en Chine et le rebond des prix des métaux, mais les marges bénéficiaires devraient rester sous pression, car les principaux secteurs de consommation tels que l’automobile et la construction connaîtront une reprise limitée dans le monde entier. Les recettes du tourisme, qui représentent normalement près de 7 % du PIB, demeureront limitées, même si un vaccin ou un traitement est trouvé contre la COVID-19, du fait que les voyageurs resteront prudents, en particulier les Saoudiens qui représentent le plus grand nombre de visiteurs. En conséquence, le déficit des comptes courants devrait rester élevé en 2021, bien qu’en légère réduction en raison de la hausse des prix du pétrole. La consommation privée devrait augmenter en 2021, mais le risque d’un deuxième confinement, en cas de deuxième vague de la pandémie, pèsera sur sa reprise. En octobre 2020, le Bahreïn comptait 81 200 cas et 317 morts. Si des mesures contre la COVID-19 similaires à celles de la période allant de mars à mai devaient être prises à nouveau, l’économie replongerait alors dans la récession. D’autre part, la signature d’un accord de paix avec Israël pourrait ouvrir la voie à une augmentation du nombre d’arrivées de touristes et à la mise en œuvre de projets conjoints dans les secteurs de la technologie, de l’énergie et des transports.

 

Une dynamique budgétaire toujours faible

La baisse des recettes pétrolières (près de 55 % des recettes fiscales) et un plan de relance budgétaire de 1,5 milliard de dollars (soit environ 4 % du PIB comprenant le paiement des salaires par le fonds de chômage, l’exonération des factures d’électricité et d’eau, l’exemption de certaines redevances pour les entreprises, l’élargissement du fonds de liquidité pour les PME, etc.) ont creusé le déficit budgétaire de Bahreïn en 2020. Ces mesures ont été élargies et prolongées jusqu’à la fin de l’année 2020. Le déficit budgétaire devrait retomber au niveau d’avant la crise en 2021, grâce à la légère hausse des prix du pétrole et au redressement budgétaire. En avril 2020, le gouvernement a déjà demandé aux ministères et aux agences gouvernementales de réduire leurs dépenses de 30 % et de reprogrammer certains projets de construction. Cela signifie que le secteur public pourrait retarder les paiements effectués aux entreprises du secteur privé. Néanmoins, on estime que le seuil de rentabilité budgétaire de Bahreïn sera atteint en 2021 avec un prix du baril de 83 dollars, l’un des plus élevés des pays du CCG. En conséquence, l’important déficit budgétaire continuera d’accroître le ratio entre dette publique et PIB (estimé à 130,6 % en 2021 contre 12,6 % en 2008). Cela obligera le gouvernement à emprunter davantage sur les marchés internationaux de la dette. À cet effet, le gouvernement a relevé le plafond de la dette à 40 milliards de dollars, contre 35 milliards en août 2020, la première augmentation depuis 2017. Après avoir évité un resserrement du crédit en 2018 grâce à un financement d’urgence de 10 milliards d’USD par l’Arabie saoudite, les EAU et le Koweït, Bahreïn a levé un total de 4 milliards d’USD par le biais de deux émissions d’obligations lancées en mai et septembre 2020. Les réserves de change ont chuté jusqu’à 769 millions de dollars en avril, avant de remonter à 1,9 milliard de dollars, à la suite de l’émission des obligations. Les réserves couvrant moins de deux mois d’importations, la vulnérabilité de l’ancrage de la monnaie (0,376 dinar bahreïnien pour 1 dollar) et le risque d’épuisement des réserves augmentent. En conséquence, la dépendance du pays à l’égard de l’aide étrangère, en particulier de ses voisins du CCG, restera très importante.

 

Les politiques intérieure et régionale en première ligne

Situé entre l’Iran et l’Arabie saoudite, Bahreïn a une grande importance géostratégique. Il constitue un point d’équilibre entre ces deux pays représentant respectivement les mondes chiite et sunnite. Cette situation laisse une porte ouverte au Bahreïn pour s’impliquer dans les tensions régionales. En septembre, à la suite des Émirats arabes unis, Bahreïn et Israël ont convenu de normaliser leurs relations, notamment leurs relations diplomatiques. Bahreïn a été encouragé à conclure cet accord principalement en raison de ses inquiétudes concernant l’influence de l’Iran sur sa majorité chiite. Le pays a connu des problèmes de stabilité sociale et politique, la majorité chiite se plaignant d’une représentation disproportionnée et de l’absence de droits économiques et politiques. En novembre 2020, après le décès du Premier ministre de Bahreïn Sheikh Khalifa bin Salman al Khalifa, le roi de Bahreïn a nommé le prince héritier Salman al-Khalifa comme nouveau Premier ministre. Cependant, cela ne devrait pas changer l’équilibre des pouvoirs sur la scène politique. L’accord avec Israël renforcera les liens déjà étroits avec les États-Unis, considérés comme une protection contre une agression de l’Iran. Cependant, la conjonction de cet accord avec les difficultés économiques et la baisse du niveau des revenus pourrait créer un mécontentement populaire, car le plus grand groupe d’opposition, la Société islamique nationale Al-Wefaq qui est interdite par le gouvernement bahreïni, a déclaré que la normalisation des liens avec Israël n’avait aucune légitimité.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

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