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Botswana

Botswana

Population 2,3 millions
PIB par habitant 7584 $US
A4
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 4,3 2,4 4,5 4,2
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,8 3,3 3,8 4,0
Solde public / PIB (%) * 0,7 0,2 -3,7 -3,0
Solde courant / PIB (%) 13,7 12,3 8,7 7,7
Dette publique / PIB (%) 15,6 14,0 13,2 13,5

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dernière année fiscale d’avril 2019 à mars 2020.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (diamant en particulier)
  • Dettes publique et extérieure réduites
  • Réserves de change substantielles
  • Stabilité politique et niveau de gouvernance plaçant le pays dans le peloton de tête des pays d’Afrique subsaharienne dans les classements internationaux en matière d’environnement des affaires
  • Membre de l’Union douanière d’Afrique australe (en anglais, SACU)

POINTS FAIBLES

  • Dépendance envers le secteur du diamant (plus de 80 % des exportations)
  • Insuffisance des infrastructures (production et distribution d’eau et d’électricité)
  • Inégalités et chômage élevés. Stagnation de la pauvreté à un niveau relativement élevé

Appréciation du risque

Une croissance drainée par l’industrie minière et l’investissement public

Bien que moindre, la croissance atteindra un niveau confortable en 2019. Elle est essentiellement liée aux industries extractives (20 % du PIB), alors que de nouvelles initiatives assureront la bonne performance du secteur. En ce sens, la compagnie canadienne Lucara Diamond, exploitant la mine de diamant Karowe, et l’entreprise d’État Morupule Coal Mine (MCM), des mines de charbon, ont toutes les deux annoncé une augmentation de leur production. L’agriculture, en revanche, pourrait pénaliser l’activité économique, ayant subi une forte sécheresse en 2018. Les autres secteurs d’activité, dont la construction d’infrastructures, seront soutenus par l’investissement public, second moteur de l’économie.

Le gouvernement ambitionne de poursuivre sa politique de diversification de l’économie et continuera ses dépenses dans l’éducation, la santé et la construction de routes et d’infrastructures électriques. Dans ce cadre, l’entreprise d’État Botswana Railways (BR) entreprendra la construction de 520 km additionnels au réseau ferroviaire du pays (pour améliorer les connexions avec l’Afrique du Sud et la Zambie), et l’entreprise d’État Botswana Power Corporation (BPC) étendra ses lignes électriques au nord-est du territoire.

L’investissement privé sera toujours favorisé par la politique monétaire accommodante comprenant un faible taux à l’emprunt (5 % depuis 2017, soit un taux historiquement bas). En revanche, le pouvoir d’achat des ménages pourrait être affecté par la légère accélération de l’inflation à la suite de la hausse des prix des matières premières, mais surtout par le chômage substantiel (18 % en 2017), pénalisant la consommation privée.

Déséquilibre budgétaire et compte courant excédentaire

En 2019, le compte public présentera encore un déficit, induit par la poursuite de la politique budgétaire expansionniste. Toutefois, les recettes issues des industries minières (environ un tiers des recettes totales) augmenteront avec la production et excéderont le déclin des recettes douanières versées par la SACU (aussi équivalentes à un tiers du total), d’où la baisse du déficit public par rapport à l’année précédente. Plutôt que d’augmenter la collecte d’impôts afin d’équilibrer le budget, les pouvoirs publics laisseront le déficit public perdurer jusqu’aux élections générales de 2019, pour ne pas perdre en popularité.

Concernant les comptes extérieurs, l’excédent structurel du compte courant devrait diminuer en raison d’un déficit commercial plus important. Les exportations de diamant augmenteraient moins rapidement (en raison d’un ralentissement de la demande en provenance des États-Unis) que les importations de biens d’équipement. Le déficit commercial est la seule contribution négative au compte courant et sera largement compensé par l’excédent de la balance des services liés au tourisme (4,5 % du PIB en 2017), et les transferts en provenance de la SACU (6,3 % du PIB). Cette situation favorable des comptes extérieurs permet au Botswana de disposer de réserves de change élevées (plus de 10 mois d’importations en 2017). Le surplus de réserves restant, après le prélèvement de la Banque Centrale pour son activité, est transféré dans un fonds souverain (créé en 1994), le Pula Fund. Ce dernier permet de financer une grande partie du déficit budgétaire. Aussi, le recours à l’endettement domestique et extérieur demeurera limité : la dette devrait donc rester faible de même que sa part extérieure (15 % en 2017).

Dans l’attente des élections générales d’octobre 2019

Le président Mokgweetsi Masisi, arrivé au pouvoir en avril 2018 à la suite de la démission de Ian Khama, représentera son parti, le Parti démocratique du Botswana (BDP), aux élections générales planifiées pour octobre 2019. Bien que le BDP soit au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1966, le soutien au gouvernement semble s’effriter depuis plusieurs années. La tendance est plus marquée depuis la fermeture de l’entreprise d’État Bamangwato Concessions Limited (BCL) en 2016, qui employait une part importante de la population locale. Dans un contexte de forte pauvreté et de chômage persistant, elle a ravivé les reproches adressés au gouvernement quant au manque d’efficacité de la diversification de l’économie, censée remédier à ces deux problèmes chroniques. Toutefois, l’opposition, représentée par le Collectif pour le changement démocratique (UDC), une coalition entre quatre partis (le BNF, le BCP, le BPP et le BMD), souffre de conflits internes et peine à offrir une alternative crédible au BDP. La désorganisation de l’opposition, la hausse des dépenses budgétaires pré-électorales et la volonté affirmée du président Masisi de dynamiser la création d’emplois pourraient favoriser le BDP et contrebalancer l’érosion de la popularité du parti au pouvoir.

Régulièrement en bonne position parmi ses pairs d’Afrique subsaharienne dans les classements internationaux (86e sur 190 pays au classement Doing Business de la Banque Mondiale), le Botswana a, toutefois, encore des progrès à réaliser pour améliorer son environnement des affaires et soutenir le développement du secteur privé.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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