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Bulgarie

Bulgarie

Population 7,1 millions
PIB par habitant 8077 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,9 3,8 3,6 3,4
Inflation (moyenne annuelle, %) -1,3 1,2 2,5 2,5
Solde public / PIB (%) 1,6 1,1 0,8 0,6
Solde courant / PIB (%) 2,6 6,7 2,9 1,0
Dette publique / PIB (%) 27,4 23,9 23,3 22,6

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Base productive diversifiée
  • Faible dette publique
  • Potentiel touristique
  • Faibles coûts de production et bonne compétitivité-prix

POINTS FAIBLES

  • Corruption et crime organisé
  • Faible efficacité des services publics et du système judiciaire (influence des milieux d’affaires)
  • Instabilité gouvernementale, morcellement du paysage politique
  • Manque de main-d’œuvre qualifiée
  • Population en diminution et relativement pauvre (PIB par tête = 50 % de la moyenne de l’UE)
  • Économie informelle (estimée à 20 % du PIB)

Appréciation du risque

La demande interne demeurera le principal moteur de la croissance

Après un léger ralentissement, la croissance bulgare devrait se stabiliser en 2019. Comme par le passé, et même si elle augmentera moins fortement qu’en 2018, la demande interne restera le moteur de la croissance. Elle bénéficiera du degré élevé de confiance des ménages et de la hausse des salaires, tant dans le secteurs public que privé, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Le taux de chômage historiquement faible (5,3 % en juillet 2018) et la hausse de 10 % du salaire minimum prévue pour 2019 joueront également favorablement. Malgré leur faible taux d’absorption, les fonds structurels européens, ainsi l’utilisation accrue des capacités de production (77 % au troisième trimestre 2018), stimuleront l’investissement (21 % du PIB en 2017). Par ailleurs, la consolidation du secteur bancaire, entamée à la suite d’une crise bancaire en 2014, se poursuivra, avec une réduction des prêts non performants et une hausse du crédit. Le secteur du textile (10 % des exportations) continuera son expansion, bénéficiant de la compétitivité de la main-d’œuvre bulgare. Néanmoins, les exportations pourraient pâtir du tassement de la croissance de certains pays de l’Union européenne (65 % des exportations) et de la Turquie (8 %).

Après une hausse en 2018, notamment en raison de l’augmentation des prix de l’énergie et du carburant, l’inflation devrait demeurer stable en 2019, de nouveau soutenue par la consommation des ménages bulgares.

Des comptes publics et extérieurs toujours à l’équilibre

Le faible excédent public ne devrait que très légèrement évoluer en 2019. Les dépenses devraient néanmoins croître considérablement, du fait de l’augmentation du salaire minimum ainsi que celui des travailleurs du secteur public. Plus de dépenses devraient également être engagées dans les politiques sociales (50 % de plus qu’en 2018), ainsi que dans le domaine de la santé et de la défense. Avec l’aide des fonds structurels européens, la mise en œuvre et la poursuite de projets d’infrastructures conduiront à l’augmentation des investissements publics. Ceci ne devrait pas mener à une réduction significative de l’excédent public, dans la mesure où les recettes évolueront également à la hausse. En effet, étant essentiellement issues de taxes (62 % des recettes en 2017), leur perception sera favorisée par le dynamisme de l’activité économique. Malgré le sauvetage bancaire des années 2014/15, le poids de la dette publique demeure modéré. Ce dernier devrait continuer de se réduire en 2019, grâce à la conservation de l’excédent public.

En revanche, la situation extérieure du pays n’affiche pas la même robustesse. En effet, le compte courant devrait, de nouveau, voir son excédent diminuer. Même s’il sera compensé par l’excédent de la balance des services (6,2 % du PIB en 2017), liés au tourisme et au transport routier, le déficit de la balance commerciale (2,4 % du PIB en 2017) devrait croître en 2019, la demande intérieure stimulant les importations. La balance des transferts restera excédentaire (2,5 % du PIB en 2017), grâce aux subventions européennes et aux transferts des expatriés. L’excédent courant et l’entrée d’investissements étrangers (autres que les IDE) permettront d’alimenter les réserves de change, dont le montant équivaut à près de neuf mois d’importations, ces dernières étant nécessaires pour assurer la crédibilité de l’ancrage du lev à l’euro.

Une stabilité politique qui reste fragile

À la suite des élections législatives anticipées de mars 2017, qui ont permis au Parti socialiste bulgare (BSP) de doubler son nombre de sièges au Parlement, le Premier ministre Boiko Borissov, du parti de centre-droit Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), a été contraint de former une coalition afin de conserver une majorité parlementaire. Il a alors conclu un accord avec les Patriotes unis, une alliance qui rassemble trois partis politiques nationalistes, lui permettant d’obtenir 122 sièges sur les 240 de l’organe législatif. Depuis, l’opposition tente de renverser le gouvernement, par le biais de motions de censure. Ces dernières ont toutes été repoussées, signe d’une relative stabilité politique. Cependant, cette dernière sera probablement de nouveau fragilisée par les tensions au sein de la coalition, en particulier entre les trois partis formant l’alliance des Patriotes unis.

En août 2018, le gouvernement a approuvé un programme de réformes, dans l’optique d’une adhésion au mécanisme de change européen 2 (MCE II) et à l’union bancaire européenne avant la fin de l’été 2019, ceci dans le but de préparer l’entrée du pays dans la zone euro. Ces réformes sont relatives, notamment, aux procédures à suivre lors de faillites d’entreprises, à la gestion des entreprises publiques, ainsi qu’à l’indépendance de Banque nationale de Bulgarie. Bien que le pays ait été retiré de la liste des nations présentant des déséquilibres économiques excessifs en mars 2018, et même si la BCE et la Commission européenne ont confirmé, qu'à l'exception de l'adhésion au MCE II, la Bulgarie remplissait les critères de Maastricht, ses progrès sur plan sociétal semblent moins clairs. En effet, le pays a l’un des taux de pauvreté les plus élevés de l’Union européenne et affiche le plus important niveau d’inégalités de revenus au sein de ce même groupe de pays.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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