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Cap-Vert

Cap-Vert

Population 0,5 millions
PIB par habitant 3301 $US
B
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 4,7 4,0 4,2 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) -1,4 0,8 1,0 1,6
Solde public / PIB (%) -3,1 -3,0 -2,1 -1,9
Solde courant / PIB (%) -2,4 -6,2 -9,1 -10,0
Dette publique / PIB (%) 127,6 125,8 129,9 130,5

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Essor de l’activité touristique
  • Réserves halieutiques
  • Services bancaires et de télécommunications performants
  • Institutions politiques stables
  • Accord de coopération de change avec le Portugal, garantissant convertibilité et parité fixe avec l’euro, et une facilité de crédit

POINTS FAIBLES

  • Dette publique très élevée
  • Chômage élevé (15 % ; 28,6 % chez les jeunes)
  • Infrastructures de mauvaise qualité, manque d’entretien
  • Produits alimentaires et énergétiques intégralement importés
  • Dépendance aux chocs externes, à l’aide internationale, à la diaspora et au tourisme
  • Exposition au changement climatique et au risque volcanique, sismique et cyclonique

Appréciation du risque

Une croissance confortable liée à la demande extérieure

En 2019 la croissance capverdienne se stabiliserait à un niveau confortable grâce à un environnement extérieur favorable. L’activité économique est essentiellement liée à l’offre de services (73 % du PIB en 2017) et, plus particulièrement, à l’activité touristique qui se maintiendrait avec la vigueur de la demande des pays européens, les premiers pourvoyeurs de touristes et principaux partenaires commerciaux du pays. Le dynamisme du tourisme s’étendrait aux autres secteurs de l’économie, notamment celui de l’industrie (20 % du PIB) dans lequel les investissements étrangers progresseraient (construction de nouveaux hôtels), drainant la construction et créant des emplois. En revanche, l’investissement public resterait faible en raison de la politique budgétaire restrictive toujours en vigueur, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur la croissance, mais serait contrebalancé par une consommation domestique en progression grâce au meilleur accès au crédit. Le domaine de l’agriculture (10 % du PIB), en contraction en 2018 suite à une forte sécheresse, pourrait se rétablir, si les conditions climatiques sont favorables. L’inflation devrait légèrement s’accélérer en suivant une hausse du prix de l’énergie et des biens alimentaires, mais resterait sous contrôle.

Poursuite de la consolidation budgétaire requise par l’accord de coopération de change avec le Portugal

La maîtrise de la soutenabilité de la dette, notamment de sa part externe (75 %), reste la priorité du gouvernement et justifie la poursuite de la politique budgétaire restrictive. La consolidation budgétaire prendra la forme d’une réduction et d’une amélioration de l’allocation des dépenses. En ce sens, le gouvernement prévoit de réformer la gestion des entreprises d’État, notamment celle des trois plus déficitaires : la compagnie aérienne (TACV), la société immobilière (IFH) et la compagnie des eaux et de l'électricité (Electra). Les réformes se traduiront par une réallocation de certaines opérations à d’autres entreprises d’État plus performantes, une renégociation des dettes auprès des créanciers pour les réduire de moitié (les dettes de TACV représentent à elles seules 6 % du PIB), et, à terme, la privatisation de ces entreprises. Ainsi, le déficit budgétaire devrait se réduire et la dette se stabiliserait à un niveau qui reste élevé. Le risque de défaut demeure néanmoins maîtrisé, s’agissant essentiellement de prêts concessionnels d’organisations internationales et à long terme. Le paiement des intérêts de la dette représentait 3 % du PIB en 2017.

Concernant les comptes extérieurs, le déficit courant devrait se creuser en raison d’une augmentation des importations de biens d’équipement, stimulées par le démarrage et la poursuite de projets de construction, alors que les exportations de poissons et crustacés resteraient stables. L’augmentation de l’excédent des services (17 % du PIB en 2017), grâce à la progression du tourisme, et l’excédent de la balance des transferts (15 % du PIB) ne contrebalanceront pas le déficit commercial (37 % du PIB). La progression des IDE (6 % du PIB en 2017) en provenance des pays européens financerait le déficit courant.

En l’absence de pression sur les prix et sur le taux de change, les autorités monétaires prévoient de maintenir une politique accommodante et parviendront à maintenir la parité fixe entre l’euro et la monnaie nationale, disposant de réserves de change confortables (six mois d’importation en 2017).

Réformes structurelles pour une croissance soutenable et inclusive

Le Cap-Vert est une démocratie installée. Le pays figure parmi les pays les mieux classés d’Afrique sub-saharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale, notamment en matière de lutte contre la corruption (44e sur 214 pays).

Le Movimiento para a Democracia (MDP) a remporté les élections législatives de mars 2016 et son candidat, Jorge Carlos Fonseca, a été reconduit à la tête du pays pour un second mandat au premier tour des élections présidentielles du 2 octobre 2016. Conscient de l’exposition du pays aux chocs exogènes, aux inégalités, à la pauvreté et au chômage, le gouvernement a pour objectif la mise en place de réformes structurelles en suivant le Plan stratégique de développement durable (2017/21) pour promouvoir une croissance plus soutenable et inclusive. Parmi les objectifs du programme figurent la transformation du pays en une plaque tournante pour le transport aérien et maritime, l’amélioration de l’accès aux services publics de base (santé, éducation, logement, eau et électricité), la flexibilisation du marché du travail et enfin des réformes administratives privilégiant la transparence. Le pays possède un des meilleurs climats des affaires de l’Afrique subsaharienne, mais pâtit toujours du manque d’infrastructure, électrique en particulier, et de l’absence de réglementation régissant l’insolvabilité, en conséquence de quoi il a perdu deux places au classement Doing Business de la Banque Mondiale (131 sur 190 pays).

En ce qui concerne sa politique extérieure, le pays continuera d’entretenir ses liens avec la Chine dont les investissements sur le territoire sont en constante augmentation et devraient se concentrer dans le secteur du tourisme, des infrastructures, ainsi que dans la construction d’une zone économique spéciale. L’outil principal de cette coopération est le Fonds de développement Afrique-Chine.

 

Dernière mise à jour : Févfrier 2019

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