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Costa Rica

Costa Rica

Population 5,0 millions
PIB par habitant 11729 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 4,2 3,3 3,0 3,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,0 1,6 2,4 3,0
Solde public / PIB (%) -5,3 -6,3 -7,1 -6,9
Solde courant / PIB (%) -2,3 -2,9 -3,3 -3,5
Dette publique / PIB (%) 44,9 48,9 53,7 57,6

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Institutions démocratiques (depuis 1949)
  • Meilleurs indicateurs sociaux de la région : éducation, santé
  • Services et industries de pointe (pharmacie, microprocesseurs) attractifs pour les IDE
  • Échanges diversifiés grâce à de multiples accords commerciaux
  • Ressources touristiques : hôtellerie, parcs nationaux

POINTS FAIBLES

  • Comptes publics non soutenables
  • Exposition aux catastrophes naturelles
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Tributaire des États-Unis en matière économique (IDE, exportations) et financière (banques)
  • Manque de main-d’œuvre qualifiée ; travail non déclaré
  • Fortes inégalités de revenus

Appréciation du risque

Une croissance soutenue par la demande interne mais toujours en deçà de son potentiel

En 2019, la croissance proviendra principalement du dynamisme de la consommation privée (64,2 % du PIB en 2017) qui bénéficiera de la baisse des incertitudes politiques après l’élection présidentielle de février 2018 et le vote de la première phase de réforme des comptes publics en décembre 2018. Cependant, un retour de la contestation contre la réforme fiscale pourrait peser sur la confiance des consommateurs. D’un autre côté, l’échec de cette réforme entraînerait une forte dépréciation du colón, ce qui accroîtrait les pressions inflationnistes. Cependant, l’action de la banque centrale devrait permettre de contenir l’inflation dans la cible (2-4 %), grâce à une politique monétaire plus stricte (resserrement des taux en octobre 2018 de 5 à 5,25 %). Sa réussite sera conditionnée à une dé-dollarisation de l’économie (27 % des crédits bancaires en dollar, 17 % du PIB mi-2018). La consommation publique devrait continuer à être contrainte par l’ampleur du déficit. La fragilité des finances publiques devrait aussi peser sur la confiance des investisseurs. De plus, la forte dépendance du gouvernement au financement domestique devrait prolonger l’effet d’évincement de l’investissement privé, le marché des obligations étant encore largement dominé par les obligations d’État (21,7 milliards USD en octobre 2017). Par ailleurs, le système financier reste très fragile, manquant d’un cadre légal global et d’un marché secondaire liquide pour les obligations d’État. Le tourisme et la construction devraient attirer de nouveaux investissements, notamment dans des projets privés, résidentiels et non résidentiels. Les autres services, notamment les télécommunications, seront aussi particulièrement dynamiques. Le secteur agricole devrait, enfin, profiter d’une reprise de la production de bananes, fortement touchées par les conditions climatiques en 2018, et des autres produits agricoles face à la hausse de la demande extérieure (Chine, Chili, Pérou).

Un état alarmant des finances publiques qui risque de peser sur les comptes extérieurs

Les comptes publics sont caractérisés par un déficit structurel très élevé. Les recettes ne permettent pas de financer des dépenses en forte augmentation, avec une part de plus en plus importante dédiée au service d’une dette publique qui explose. Le système de sécurité sociale est particulièrement fragile. Sans réforme, les recettes seront inférieures aux dépenses totales à partir de 2023, nécessitant le déploiement des réserves qui s’épuiseraient à l’horizon de 2030. Après de nombreuses tentatives enterrées par le manque d’accord politique, une première réforme fiscale a été votée en décembre 2018, loin de faire consensus. La nouvelle loi met en place une TVA de 13 % pour remplacer la taxe sur les ventes du même montant, ainsi qu’un taux plus faible sur les biens de première nécessité. Une réforme de la taxation du capital (élimination d’exonérations), ainsi qu’une limitation de la croissance des salaires des fonctionnaires ont également été instaurées. Selon la nouvelle règle budgétaire, l’augmentation des dépenses courantes sera limitée par l’évolution du ratio dette-PIB, et aucun projet ne pourra être validé sans financement. De plus larges réformes restent, toutefois, nécessaires pour assurer durablement la soutenabilité de la dette publique.

Du point de vue des comptes extérieurs, la situation reste plus favorable. En effet, les exportations devraient être dynamiques grâce à la hausse de la demande externe pour des biens d’équipements (dispositifs médicaux, notamment) et agricoles (ananas, bananes). Cette augmentation ne devrait, cependant, pas compenser la hausse des importations (déficit commercial à hauteur de 8,5 % du PIB en 2017), tirée par la demande en biens d’équipement et en matières premières (notamment hydrocarbures). La balance des services, excédentaire grâce aux revenus touristiques (surplus à hauteur de 9 % du PIB en 2017), ne permettra pas d’équilibrer le solde courant qui restera en déficit avec le rapatriement des dividendes des entreprises. Le financement extérieur du pays reste assuré grâce aux investissements directs étrangers. La fragilité des comptes publics constitue, néanmoins, un risque, exerçant des pressions à la baisse sur le colón (-9 % entre août et novembre 2018), incitant la banque centrale à puiser dans ses réserves de change (4,9 mois d’importation au premier semestre 2018) pour soutenir la monnaie.

Un paysage politique fragmenté face à un besoin de réformes

Vainqueur des élections présidentielles de février 2018, face au candidat évangéliste Fabricio Alvaro (Partido de Restauración Nacional, PRN), Carlos Alvaro Quesada (Partido de Acción Ciudadana, PAC) continuera de se confronter à la nécessité d’un compromis pour mener à bien tout projet législatif, étant donné la fragmentation du Parlement (sept partis pour 57 sièges dont 10 uniquement pour le PAC). Dans ce contexte, la lutte contre la criminalité et les réseaux de blanchiment d’argent liés au trafic de drogue, ainsi que la réforme des finances publiques resteront des priorités pour le gouvernement.

L’environnement des affaires restera encore affecté par les insuffisances en matière d’infrastructures (transport et télécommunications, en particulier) et les coûts relativement élevés de l’énergie (électricité).

Sur le plan des relations internationales, la priorité restera l’adhésion à l’OCDE mais aussi la mise en place d’accords de libre-échange avec la Chine et la Corée du Sud.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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