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Indonesie

Indonesie

Population 262,0 millions
PIB par habitant 3 876 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 5,0 5,1 5,3 5,2
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,5 3,8 3,5 3,8
Solde public / PIB (%) -2,5 -1,7 -2,5 -2,7
Solde courant / PIB (%) -1,8 -1,7 -2,3 -2,1
Dette publique / PIB (%) 27,9 28,8 30,0 30,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Diverses ressources naturelles (agriculture, énergie, mines)
  • Bonne compétitivité grâce aux bas coûts de la main-d’œuvre
  • Industrie touristique en croissance (5,8 % du PIB)
  • Vaste marché intérieur
  • Solidité du secteur bancaire
  • Obligations souveraines notées Investment Grade par les trois principales agences de notation

POINTS FAIBLES

  • Gros manque d’investissements en matière d’infrastructure
  • Exportations de matières premières dépendantes de la demande chinoise
  • Fragmentation du marché : archipel avec de nombreuses îles et divers groupes ethniques
  • Les taux élevés de chômage et de pauvreté exacerbent les tensions interethniques
  • Corruption persistante et manque de transparence

Appréciation du risque

Une croissance tirée par la demande intérieure

La croissance restera forte en 2019, tirée principalement par la consommation privée (56 % du PIB). Celle-ci est favorisée par la croissance démographique, la croissance de l'urbanisation croissante et celle du PIB per capita, permettant l'émergence d'une classe moyenne. Les effets de l’inflation sur la consommation devraient être mitigés par des mesures visant à maîtriser les prix des denrées alimentaires et de l'énergie et par les dépenses publiques liées aux campagnes électorales. La hausse de l'inflation résulte de l’augmentation des prix du pétrole, de la faiblesse de la rupiah et des catastrophes naturelles. Elle devrait néanmoins rester dans la fourchette ciblée par Bank Indonesia (BI) (4 ± 1 %). L'investissement privé sera découragé par la hausse des taux d'intérêt conjuguée à la détérioration de la confiance des investisseurs, due à la remontée du protectionnisme et au ralentissement de la demande chinoise. La croissance des investissements (32 % du PIB) devrait néanmoins se maintenir grâce au soutien des pouvoirs publics aux projets d'infrastructure. Dans le cadre du programme de développement des infrastructures lancé par le gouvernement en 2016 (225 projets prioritaires), les projets sont financés par des fonds publics et par des PPP, attirant ainsi des capitaux étrangers. En outre, le programme de réformes du président a permis d'améliorer le climat des affaires, qui reste relativement mauvais, l'Indonésie ayant gagné 33 places dans l'indice Doing Business depuis 2016 (73e rang en 2019). Cependant, certains projets peinent à obtenir des financements (en mars 2018 : seulement 26 sur 225 projets achevés et la moitié des 327 milliards USD requis collectée). Après plusieurs années de stagnation, le secteur minier contribuera positivement à la croissance grâce à la hausse des prix du pétrole brut. L'industrie manufacturière continuera de croître régulièrement, quoique moins vigoureusement du fait du ralentissement de la demande chinoise et mondiale. Par ailleurs, les exportations (23,4 % du PIB) de produits manufacturés et de matières premières (pétrole et gaz, huile de palme, cuivre) seront dynamiques, mais compensées par l’augmentation plus rapide des importations. Le secteur du tourisme restera sous-performant, car la plupart des régions du pays manquentd'infrastructures.

 

Solde budgétaire sous contrôle, pression modérée sur le compte courant et risque de sortie de capitaux

Le déficit budgétaire a une limite constitutionnelle de 3 %. Le gouvernement a entrepris des réformes visant à accroître la collecte des impôts, à rapatrier les capitaux à l’étranger (y compris les paradis fiscaux) et à contrôler les dépenses. Cela compensera l'augmentation des dépenses liées aux élections, au contrôle des prix du carburant et aux efforts de reconstruction à la suite du tsunami de 2018, même si des réductions de dépenses pourraient suivre les élections. La baisse du déficit maintiendra la dette publique à un niveau bas. Néanmoins, le gouvernement pourrait se heurter à des difficultés de financement dans un contexte de normalisation de la politique monétaire mondiale associé à des taux d'intérêt plus élevés et à une liquidité réduite.

Le déficit de la balance courante restera élevé, La hausse de la facture pétrolière ne sera pas compensée par celle des exportations de pétrole brut et de gaz. De plus, la croissance des importations de biens d'équipement, liée aux investissements publics, ne sera pas compensée par la croissance soutenue des exportations de marchandises. Pour atténuer le déficit commercial, le gouvernement continuera de freiner la croissance des importations en les centralisant ou avec des permis à l’importation. Dans l'ensemble, la principale cause du déficit de la balance courante continuera d'être le compte des revenus en raison du paiement des intérêts de la dette et du rapatriement des dividendes. Par ailleurs, le resserrement monétaire mondial induit un risque de sorties de capitaux, puisque, ces dernières années, le déficit de la balance courante a été financé par les entrées d'IDE et d’investissements de portefeuille et que la dette publique a été largement financée par des investisseurs internationaux. En outre, la détérioration de la position extérieure renforce les pressions à la dépréciation de la rupiah. Bien que l'inflation soit contenue, BI continuera à relever les taux d'intérêt en 2019 pour défendre la monnaie et limiter la fuite des capitaux. Bien que les réserves de change restent à un niveau adéquat, elles seront réduites par les interventions de BI sur les marchés des changes.

 

Le populaire Jokowi en passe de s’assurer l'élection présidentielle

Au pouvoir depuis 2014, Joko « Jokowi » Widowo jouit d'une grande popularité grâce aux progrès économiques réalisés, à son vaste programme d'infrastructures et à son programme de réformes. Les sondages le placent en tête des élections présidentielles d'avril 2019. Pour la première fois, elles sont concomitantes des élections parlementaires, ce qui devrait augmenter la collaboration pour les réformes durant le prochain mandat. M. Jokowi devra néanmoins faire face à un électorat de plus en plus polarisé dans un climat d'insécurité civile, à la suite de plusieurs attentats suicides à la bombe en 2018. Le contrôle des prix des aliments est mal accueilli par la population rurale qui dépend largement de la vente des produits agricoles. Cette partie de l'électorat a de fait déjà les faveurs du candidat de l'opposition, Prabowo Subianto (parti Gerindra), un homme d'affaires et ancien commandant des forces spéciales indonésiennes. Déjà candidat en 2014, il est soutenu par des musulmans ultra-conservateurs.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Paiement

Les espèces, les chèques, et les virements bancaires sont tous des moyens de paiement populaires en Indonésie. Le virement bancaire SWIFT est un moyen de paiement de plus en plus prisé pour les transactions nationales et internationales compte tenu du solide développement du réseau bancaire indonésien.

La lettre de crédit de soutien constitue un moyen de paiement fiable, car la banque garantit la qualité et les capacités de remboursement du débiteur. En outre, le crédit documentaire confirmé est également considéré comme fiable : une somme d’argent donnée est mise à disposition du bénéficiaire par l’intermédiaire d’une banque.

 

Recouvrement des créances

Phase amiable

La première étape à suivre pour recouvrer une créance consiste à négocier avec le débiteur pour rechercher une solution amiable. La culture et la philosophie indonésiennes (le Pancasila) encouragent ce processus. Les créanciers remettent généralement une convocation/une lettre d’avertissement au débiteur lui rappelant qu’il a manqué à ses obligations. La lettre invite également le débiteur à prendre contact avec son créancier pour déterminer si le litige nécessite une action en justice. Si la phase amiable échoue, les parties peuvent intenter une action en justice.

 

Procédure judiciaire

Le système judiciaire indonésien est composé de plusieurs types de tribunaux placés sous l’égide de la Cour suprême. La majorité des litiges sont portés devant les tribunaux de droit commun, le tribunal étatique statuant en première instance. Les appels des décisions rendues par ces tribunaux sont entendus par la Haute Cour (cour d’appel de circonscription). Les appels des décisions rendues par la Haute Cour et, dans certains cas, par le tribunal étatique peuvent être entendus par la Cour suprême.

 

Procédure ordinaire

Une action en justice ordinaire peut être ouverte à défaut d’accord amiable entre les parties. Le créancier peut intenter une action auprès du tribunal de district, qui est alors chargé de citer le débiteur à comparaître. Si ce dernier ne se présente pas à l’audience pour produire un mémoire en défense, le tribunal peut décider de tenir une deuxième audience ou de rendre une décision par défaut (Verstekvonnis).

Avant de considérer la défense du débiteur, tel que susmentionné, le tribunal doit s’assurer que les parties ont tenté de trouver un accord ou une solution amiable par le biais d’une médiation. Si les parties ont suivi le processus de médiation, les jurés poursuivent les audiences et les éléments de preuve fournis par les parties sont examinés. Le juge rend une décision et peut accorder des dommages et intérêts compensatoires ou punitifs.

Le tribunal de district prend généralement six mois à un an pour statuer en première instance. La procédure peut se prolonger lorsqu’une partie étrangère est impliquée.

 

Exécution d’une décision de justice

Un jugement national devient définitif et exécutoire lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées. Si le débiteur ne respecte pas la décision du juge, le créancier peut saisir le tribunal de circonscription pour demander l’exécution par voie de saisie et la vente des actifs du débiteur par le biais d’une action collective.

L’Indonésie n’a ratifié aucun traité concernant l’exécution réciproque des sentences, d’où une extrême difficulté à faire appliquer les sentences étrangères au sein du pays ou les sentences indonésiennes à l’étranger. Puisque les tribunaux indonésiens ne peuvent pas exécuter les sentences étrangères sur le territoire indonésien, les affaires étrangères doivent être rejugées devant les tribunaux indonésiens compétents. Dans de tels cas, la décision rendue par le tribunal étranger peut servir de preuve, excepté dans certains cas prévus par la législation indonésienne.

 

Procédure d’insolvabilité

Deux types de procédures s’appliquent pour les sociétés confrontées à des difficultés financières.

 

Procédure de cessation de paiement

Cette procédure s’adresse aux sociétés qui ne sont pas en mesure de régler leur dette en raison de problèmes de liquidités temporaires, mais qui pourront effectuer le remboursement par la suite. Elle soulage provisoirement les débiteurs et leur permet de se réorganiser, de poursuivre leur activité et de payer leurs créances. La société poursuit son activité et les dirigeants continuent d’exercer leurs fonctions, assistés d’un administrateur judiciaire placé sous l’égide du juge. La société doit soumettre à l’approbation des créanciers une proposition d’accord, qui nécessite en outre la ratification du tribunal. Si les créanciers ou le tribunal rejettent la proposition, la société débitrice est mise en liquidation.

 

Liquidation judiciaire

La liquidation consiste à saisir l’ensemble des actifs du débiteur en faillite en vue de rembourser ses créanciers. Cette procédure peut être ouverte par le tribunal de commerce à la demande du débiteur ou de ses créanciers. Une fois saisi, le tribunal convoque le débiteur et ses créanciers à une audience. Lorsque la faillite est déclarée, le pouvoir des dirigeants de la société débitrice passe aux mains de l’administrateur judiciaire chargé de gérer les actifs insolvables et le remboursement des créances. L’administrateur judiciaire procède à la vente aux enchères publiques des actifs du débiteur.

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