Coface Group
Indonesie

Indonesie

Population 258,7 millions
PIB par habitant 3604 $US
A4
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 4,9 5,0 5,2 5,3
Inflation (moyenne annuelle, %) 6,4 3,5 3,7 3,6
Solde public / PIB (%) -2,5 -2,5 -2,7 -2,5
Solde courant / PIB (%) -2,0 -1,8 -1,7 -1,9
Dette publique / PIB (%) 26,9 27,9 28,7 29,2

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (agricoles, énergétiques, minières)
  • Compétitivité élevée grâce à un faible coût du travail
  • Tourisme dynamique
  • Immense marché intérieur
  • Solidité du secteur bancaire
  • Obligation souveraines notées « Investment Grade » par les trois principales agences de notation

POINTS FAIBLES

  • Taux d’investissement faible
  • Exportations de matières premières de plus en plus tributaires de la demande de la Chine
  • Carences en infrastructures
  • Corruption et manque de transparence persistants
  • Archipel très étendu aux nombreuses îles et aux ethnies et religions diverses
  • Niveaux de chômage et de pauvreté élevés, accentuant les tensions inter-ethniques

Appréciation du risque

Une croissance soutenue par la demande intérieure 

La croissance reste relativement dynamique en 2018, portée par la demande intérieure et extérieure. La consommation privée (57% du PIB en 2016) est stimulée par une population jeune et en augmentation, une urbanisation importante, et une hausse du PIB par tête permettant l’émergence d’une classe moyenne. La modération de l’inflation, contenue dans la tranche basse de la cible de 4±1% de la banque centrale, devrait soutenir cette demande privée. Cependant, la croissance de l’investissement privé sera ralentie par le resserrement de la politique menée par Bank Indonesia, dans l’objectif de maintenir la valeur de la rupiah. Les relations commerciales tendues entre la Chine et les États-Unis participeront aussi à entamer la confiance des investisseurs, car la Chine est le principal partenaire commercial de l’Indonésie. Ces difficultés seront compensées par deux facteurs : le programme de développement d’infrastructures lancé par le Président Widowo (225 projets d’infrastructures prioritaires), ainsi que les réformes de simplification des procédures administratives, au-devant des élections présidentielles de 2019. Ces réformes ont déjà permis à l’Indonésie de progresser de 19 places dans le classement « Doing Business 2018 », et d’y occuper la 72ème place. De plus, les trois principales agences de notation ont rehaussé le pays en lui accordant le classement « Investment grade ». Toutefois, le chemin est encore long et les investissements  resteront contraints par l’atonie du secteur minier qui n’a pas fini de récupérer de l’interdiction d’exporter des minéraux bruts mise en place en 2014 et supprimée en janvier 2017.

Enfin, les exportations représentent 19% du PIB et incluent majoritairement des matières premières (pétrole et gaz, huiles de palme et de copra, lignite, cuivre), ainsi que des produits manufacturés simples (composants électriques, d’automobiles, papier, articles d’habillement et d’orfèvrerie). Ces exportations devraient ralentir au cours du temps, détériorant le déficit commercial.

 

Solde budgétaire maitrisé, mais pression grandissante sur le compte courant

Contraint par une limite constitutionnelle de 3% de déficit annuel, le gouvernement indonésien a entrepris des réformes fiscales afin de maîtriser ses dépenses et augmenter ses recettes. Les subventions (notamment énergétiques) ont été réduites afin de réorienter la dépense publique vers les investissements en infrastructure. Côté recettes, la hausse liée aux rapatriements de fonds suite à l’amnistie fiscale mise en place en 2016 (+3,6% de revenus ente 2015 et 2016)  ne devrait pas permettre au gouvernement d’atteindre ses objectifs. Ce manque de revenus est susceptible d’entraîner une réduction des dépenses. Dans ce contexte de déficit public maîtrisé, la dette publique devrait rester faible, avec des taux d’intérêt en baisse suite au nouveau classement de l’Indonésie par les trois grandes agences de notation. Du point de vue du compte courant, les déséquilibres vont s’aggraver principalement du fait de l’augmentation de la facture pétrolière, qui représente 20% des importations en 2017. La balance commerciale subira aussi des pressions de la croissance des importations en lien avec le programme d’investissements du gouvernement. Ce déficit courant est largement financé par les flux d’IDE (1,7% du PIB) et les investissements de portfolio (2,0% du PIB), permettant à la banque centrale indonésienne d’accumuler des réserves. La roupie reste tributaire des flux de capitaux de court terme avec 39,5% des obligations souveraines libellées en roupie détenus par des étrangers. Les pressions sur le change ont poussé Bank Indonesia à lancer un cycle de resserrement de la politique monétaire.

 

Le populaire Joko Widowo à l’épreuve des tensions religieuses et ethniques

Au pouvoir depuis 2014, Joko Widowo, alias Jokowi, bénéficie d’une forte popularité au vu des progrès économiques réalisés depuis le début de son mandat. Les sondages le présentent favori pour les élections présidentielles prévues pour Avril 2019, mais il a de la concurrence. Le candidat de l’opposition, Prabowo Subianto (parti Gerindra), soutenu par les musulmans ultra-conservateurs, était déjà dans la course en 2014. Les élections municipales à Jakarta en avril 2017 ont mis en lumière l’importance des tensions ethniques et religieuses dans le pays. Basuka Tjahja Purnama (alias Ahok), le candidat soutenu par Jokowi et issu de la communauté chrétienne chinoise, a été accusé de blasphème par des groupes musulmans ultra-conservateurs, le décrédibilisant fortement au profit de son adversaire Anis Basedwan, soutenu par P. Subianto, qui l’a finalement emporté. Les élections locales de juin 2018 ont été un nouveau test pour le président dans des régions regroupant au total 43% de la population. Les programmes reflétaient les positions des candidats présidentiels. Cependant, les résultats de ces élections locales ne permettent pas d’établir de prévisions quant aux résultats des présidentielles. Enfin, le paysage politique indonésien est dominé par un durcissement de la politique de lutte contre le terrorisme, afin de limiter l’expansion du fondamentalisme religieux dans le pays.

 

Dernière mise à jour : September 2018

Paiement

La lettre de crédit de soutien constitue un moyen de paiement fiable, car la banque garantit la qualité et les capacités de remboursement du débiteur. En outre, le crédit documentaire confirmé est également considéré comme fiable : une somme d’argent donnée est mise à disposition du bénéficiaire par l’intermédiaire d’une banque.

Le virement bancaire SWIFT est un moyen de paiement de plus en plus prisé pour les transactions nationales et internationales compte tenu du solide développement du réseau bancaire indonésien.

 

Recouvrement des créances

Phase amiable

La première étape à suivre pour recouvrer une créance consiste à négocier avec le débiteur pour rechercher une solution amiable. La culture et la philosophie indonésiennes (le Pancasila) encouragent ce processus. Les créanciers remettent généralement une convocation/une lettre d’avertissement au débiteur lui rappelant qu’il a manqué à ses obligations. La lettre invite également le débiteur à prendre contact avec son créancier pour déterminer si le litige nécessite une action en justice. Si la phase amiable échoue, les parties peuvent intenter une action en justice.

 

Procédure judiciaire

Le système judiciaire indonésien est composé de plusieurs types de tribunaux placés sous l’égide de la Cour suprême. La majorité des litiges sont portés devant les tribunaux de droit commun, le tribunal étatique statuant en première instance. Les appels des décisions rendues par ces tribunaux sont entendus par la Haute Cour (cour d’appel de circonscription). Les appels des décisions rendues par la Haute Cour et, dans certains cas, par le tribunal étatique peuvent être entendus par la Cour suprême.

Procédure ordinaire

Une action en justice ordinaire peut être ouverte à défaut d’accord amiable entre les parties. Le créancier peut intenter une action auprès du tribunal de district, qui est alors chargé de citer le débiteur à comparaître. Si ce dernier ne se présente pas à l’audience pour produire un mémoire en défense, le tribunal peut décider de tenir une deuxième audience ou de rendre une décision par défaut (Verstekvonnis).

Avant de considérer la défense du débiteur, tel que susmentionné, le tribunal doit s’assurer que les parties ont tenté de trouver un accord ou une solution amiable par le biais d’une médiation). Si les parties ont suivi le processus de médiation, les jurés poursuivent les audiences et les éléments de preuve fournis par les parties sont examinés. Le juge rend une décision et peut accorder des dommages et intérêts compensatoires ou punitifs.

Le tribunal de district prend généralement six mois à un an pour statuer en première instance. La procédure peut se prolonger lorsqu’une partie étrangère est impliquée.

 

Exécution d’une décision de justice

Un jugement national devient définitif et exécutoire lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées. Si le débiteur ne respecte pas la décision du juge, le créancier peut saisir le tribunal de circonscription pour demander l’exécution par voie de saisie et la vente des actifs du débiteur par le biais d’une action collective.

L’Indonésie n’a ratifié aucun traité concernant l’exécution réciproque des sentences, d’où une extrême difficulté à faire appliquer les sentences étrangères au sein du pays ou les sentences indonésiennes à l’étranger. Puisque les tribunaux indonésiens ne peuvent pas exécuter les sentences étrangères sur le territoire indonésien, les affaires étrangères doivent être rejugées devant les tribunaux indonésiens compétents. Dans de tels cas, la décision rendue par le tribunal étranger peut servir de preuve, excepté dans certains cas prévus par la législation indonésienne.

 

Procédure d’insolvabilité

Deux types de procédures s’appliquent pour les sociétés confrontées à des difficultés financières.

 

Procédure de cessation de paiement

Cette procédure s’adresse aux sociétés qui ne sont pas en mesure de régler leur dette en raison de problèmes de liquidités temporaires, mais qui pourront effectuer le remboursement par la suite. Elle soulage provisoirement les débiteurs et leur permet de se réorganiser, de poursuivre leur activité et de payer leurs créances. La société poursuit son activité et les dirigeants continuent d’exercer leurs fonctions, assistés d’un administrateur judiciaire placé sous l’égide du juge. La société doit soumettre à l’approbation des créanciers une proposition d’accord, qui nécessite en outre la ratification du tribunal. Si les créanciers ou le tribunal rejettent la proposition, la société débitrice est mise en liquidation.

 

Liquidation judiciaire

La liquidation consiste à saisir l’ensemble des actifs du débiteur en faillite en vue de rembourser ses créanciers. Cette procédure peut être ouverte par le tribunal de commerce à la demande du débiteur ou de ses créanciers. Une fois saisi, le tribunal convoque le débiteur et ses créanciers à une audience. Lorsque la faillite est déclarée, le pouvoir des dirigeants de la société débitrice passe aux mains de l’administrateur judiciaire chargé de gérer les actifs insolvables et le remboursement des créances. L’administrateur judiciaire procède à la vente aux enchères publiques des actifs du débiteur.

Haut de page
  • English
  • Français