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Luxembourg

Luxembourg

Population 0,6 million
PIB par habitant 115 536 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 1,6 3,0 2,6 -5,2
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,1 2,0 1,7 1,7
Solde public / PIB (%) 1,4 2,6 0,9 1,0
Solde courant / PIB (%) 4,9 5,1 4,5 4,5
Dette publique / PIB (%) 23,0 21,8 21,3 21,1

(e) Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Stabilité fiscale
  • Main-d'œuvre multilingue qualifiée
  • Infrastructures de haute qualité ; réglementation favorable aux entreprises
  • Importante place financière internationale
  • Niveau de vie élevé

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard d'un secteur financier important
  • Économie vulnérable à la conjoncture économique dans la zone euro
  • Impact budgétaire à long terme du vieillissement de la population
  • La pression internationale en faveur d'une réforme fiscale menace de réduire l'assiette fiscale

Appréciation du risque

Une économie financière dynamique exposée à des risques externes

Soutenue par une forte demande intérieure et par un flux constant de revenus financiers étrangers, l'économie tourne à plein régime et continuera de tourner à plein régime en 2020. La croissance du PIB avoisinera les 3 % pour la troisième année consécutive et continuera d'exercer des pressions inflationnistes sur le marché du travail, avec un taux de chômage qui n’est que de 5 % et une inflation qui s’approche de l'objectif de 2 %. L'investissement continue de profiter de la baisse de la pression fiscale sur les entreprises et de conditions de financement favorables. En raison de l'importance du secteur financier dans le PIB, l'économie luxembourgeoise reste très exposée à la volatilité des marchés financiers internationaux. Le secteur financier représente 23 % de la valeur ajoutée et est principalement composé de banques étrangères (filiales de banques européennes) et de fonds d'investissement alternatifs. Grâce à son caractère mixte, le système financier du duché pourra mieux résister aux effets des taux d'intérêt négatifs sur la rentabilité. En mettant davantage l'accent sur la gestion d'actifs, ses marges subiront moins d'érosion et bénéficieront de la quête de rendement qui accompagne généralement les cycles d'assouplissement monétaire. Néanmoins, les rendements financiers ne seront pas épargnés par le ralentissement européen et resteront exposés au risque de tensions commerciales mondiales. L'impact d'un Brexit dur serait plus ambivalent, car les IDE des entreprises délocalisées du Royaume-Uni devraient largement compenser les pertes potentielles. En ce qui concerne la stabilité financière, la capitalisation est forte et les autorités prennent des mesures pour contenir les risques immobiliers, mais les fonds continuent de montrer un intérêt croissant pour l'intermédiation financière non bancaire, avec tous les risques et les rendements que cela comporte. Au-delà de la finance, le Luxembourg est devenu un pôle de R&D scientifique et a développé des industries pharmaceutiques et chimiques fortes, ce qui permet au secteur manufacturier de résister aux difficultés que rencontrent les industries plus traditionnelles comme l'acier.

 

Malgré des comptes publiques sains, l’UE fait pression sur la fiscalité

Atteignant 1 % du PIB, l'excédent budgétaire devrait augmenter légèrement en 2020, reflétant la continuité d'une politique budgétaire saine sous le gouvernement de coalition réélu. En l'absence de modification majeure du budget actuel, les dépenses et les recettes resteront stables dans une fourchette de 43 à 44 %, avec une légère hausse des recettes provenant des cotisations sociales. Avec un solde budgétaire structurel supérieur à l'objectif à moyen terme et une dette publique nettement inférieure au seuil du PSC (respectivement 1 et 21 % du PIB), le Grand-Duché présente les finances publiques les plus saines de la zone euro. En raison de leurs coûts encore indéterminés, ce scénario ne tient pas compte de certains projets importants annoncés par la coalition, notamment des projets d'infrastructure visant à améliorer la mobilité des travailleurs transfrontaliers ainsi qu'à accroître l'offre de logements et leur accessibilité financière. Les principaux défis budgétaires résident dans les pertes futures potentielles ainsi que dans les IDE et les recettes fiscales liés à l'effort d'harmonisation des régimes fiscaux nationaux de l'Union européenne. En août 2019, le législateur a transposé en droit national la deuxième directive européenne contre l'évasion fiscale, qui peut nuire à l'attractivité du pays pour la planification fiscale des entreprises et entrera en vigueur en janvier 2020. Par ailleurs, la balance des opérations courantes devrait continuer à afficher un excédent important en 2020 (4,5 % du PIB). Le déficit de la balance commerciale et de la balance des revenus dû aux transferts transfrontaliers devrait rester largement compensé par l'excédent important de la balance des services résultant de l'activité des sociétés financières.

 

Un gouvernement stable prévoit des mesures judicieuses

Après les élections législatives d'octobre 2018, le Parti populaire chrétien-social dirigé par l'ancien ministre Claude Wiseler reste le premier parti politique du pays avec 28 % des voix. Mais avec 21 sièges sur 60, il est loin d'être majoritaire et restera bloqué sur les banquettes de l'opposition. Avec 31 sièges, la coalition de Xavier Bettel est revenue au pouvoir après un accord conclu en décembre 2018, qui vient sceller le programme du gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng pour les cinq prochaines années. Le Parti socialiste (LSAP) et le Parti libéral (DP) ont obtenu respectivement 18 % et 17 % des voix. Le grand vainqueur des élections a sans aucun doute été le parti des Verts, qui a obtenu 15 % des voix, 5 % de plus que lors des élections précédentes. Les concessions accordées par le DP à ses partenaires juniors (augmentation du salaire minimum, augmentation des investissements verts financés par les taxes énergétiques, réforme de la fiscalité foncière contre la spéculation) assureront la stabilité de la coalition. En retour, le parti de Bettel a été en mesure de proposer une législation visant à améliorer le climat des affaires déjà exceptionnel du Luxembourg : un plafond de la dette publique de 30 % du PIB, une légère réduction du taux d'imposition des sociétés, une réforme de l'impôt des personnes physiques pour attirer une main-d'œuvre qualifiée. À moyen terme, une question clé sera l'agressivité de l'harmonisation fiscale au niveau de l'UE. En mars, le Parlement européen a décrit le duché comme « se comportant comme un paradis fiscal », et la Commission entrante s’est dite résolue à intensifier les efforts dans ce domaine.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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