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Mali

Mali

Population 19,1 millions
PIB par habitant 907 $US
D
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 5,2 5,1 -2,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,3 -1,7 0,4 1,1
Solde public / PIB (%)* -3,9 -3,5 -6,2 -4,5
Solde courant / PIB (%)** -5,0 -4,2 -2,0 -1,2
Dette publique / PIB (%) 37,7 40,5 45,0 46,0

(e) : Estimation (p) : Prévision *Dons inclus **Coopération internationale incluse

POINTS FORTS

  • Importantes ressources naturelles agricoles (coton) et minières (or, bauxite, fer)
  • Assistance internationale
  • Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

POINTS FAIBLES

  • Économie vulnérable aux aléas climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières
  • Extrême pauvreté
  • Enclavement géographique
  • Situation sécuritaire dégradée
  • Dépendance à l’aide internationale
  • Environnement des affaires mauvais (148ème place du classement Doing Business 2020)

Appréciation du risque

Une reprise prévue pour 2021

Affecté à la fois par la pandémie de COVID-19, une situation politique et sécuritaire dégradée et un embargo de plusieurs mois de la CEDEAO, le Mali a vu son taux de croissance chuter en 2020. Le pays devrait cependant retrouver une croissance positive en 2021. Après avoir pâti de la chute du cours mondial de coton (- 40% au premier trimestre 2020 suivi d'une reprise au second semestre) et de l’arrivée tardive de l’aide du gouvernement après la saison des pluies, le secteur agricole connaît une campagne 2020-2021 jugée satisfaisante. Tandis qu’en 2020, la récolte de coton (qui représente traditionnellement 15% du PIB) était prévue à 80 000 tonnes seulement (contre près de 300 000 tonnes l'année précédente), la situation s’améliorerait en 2021, portée par la hausse des prix de « l’or blanc ». Cette reprise favorisera la consommation des ménages, 15% des emplois étant liés à la production de coton. Le secteur minier, qui représente 10% du PIB, a bénéficié d’un cours de l’or avantageux en 2020 et qui devrait perdurer en 2021. Le secteur secondaire, bien qu’ébranlé par la crise, sera soutenu en 2021 par les investissements publics visant notamment à construire de nouvelles infrastructures routières et aéroportuaires ce qui relancera le BTP. Enfin, le secteur tertiaire, qui a été particulièrement affecté par les mesures de restriction de mouvement, a subi une perte de chiffre d’affaires d’environ 20% en 2020. Les services ont toutefois commencé à repartir à mesure que ces restrictions ont été levées et la situation devrait perdurer en 2021.

 

Une forte dépendance à l’aide internationale

Suite au relâchement des règles de l’UEMOA relatives aux finances publiques, le Mali a pu mettre en œuvre un plan de relance pour tenter de contrer les effets du coronavirus. Le gouvernement a annoncé en mai 2020 un plan de 500 milliards FCFA, soit 5% du PIB, pour soutenir les entreprises et les ménages, dont 100 milliards pour aider les ménages les moins fortunés via des mesures telles que des distributions de céréales ou la gratuité de l’eau et de l’électricité. Un tel plan a nécessairement creusé le déficit public du pays pour 2020 mais celui-ci devrait voir son niveau s’améliorer dès 2021 (en incluant les dons). La dette publique a augmenté en 2020 et continuerait sur cette voie dans les années à venir. Elle est toutefois allégée grâce au report de paiement octroyé par le Club de Paris qui permettra d’économiser environ 23 milliards de francs CFA et par l’allégement du service de la dette de 10 millions de dollars accordé par le FMI au pays en avril 2020.

Le déficit courant du pays s’est amélioré en 2020 et continuera à s’approcher de l’équilibre en 2021. Néanmoins, son niveau s’explique en grande partie par la part des transferts officiels (environ 3,5% du PIB). Le déficit commercial s’est creusé en 2020 malgré la baisse du prix du pétrole et la hausse du cours de l’or (qui représente 62% des exportations). La situation s’améliora en 2021, portée par la fin de la fermeture des frontières avec les pays de la CEDEAO et le regain des exportations de coton. En dépit de la baisse des fonds envoyés par la diaspora, qui représentent 6% du PIB, le fort excédent des transferts sera accru par les aides internationales. L’amélioration du compte courant s’explique en effet par une aide de 200 millions de dollars du FMI, une de 25,8 millions de dollars de la Banque mondiale et une de 48,9 millions de dollars de la BAD pour lutter contre la crise sanitaire.

 

Situation politique et sécuritaire toujours très dégradée

Après qu'un coup d'État militaire a forcé l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, à démissionner le 18 août 2020, un gouvernement de transition de 18 mois a été formé en octobre. En réponse à ce coup d’Etat, la Cédéao a sanctionné la junte en août en imposant la fermeture des frontières de ses États membres avec le Mali et l'arrêt des flux financiers et commerciaux tant que certaines exigences démocratiques n’étaient pas respectées. A la suite de cette décision, un civil, Moctar Ouane, a été nommé premier ministre et a composé un cabinet de 25 membres, dont les ministères clés ont toutefois été récupérés par des militaires. Ce gouvernement mixte a alors conduit la Cédéao a levé son embargo en octobre 2020. Néanmoins, malgré les espoirs d'un apaisement de la violence suscités par la libération par le nouveau gouvernement de plus de 200 djihadistes, ces derniers ont repris leurs attaques contre l'armée malienne après quelques jours de trêve seulement. Le pays reste donc sujet à un fort contexte d’insécurité qui résulte d’une multitude de conflits intercommunautaires auxquels se superposent les fréquentes attaques terroristes djihadistes.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

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