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Slovaquie

Slovaquie

Population 5,4 millions
PIB par habitant 19 579 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 3,0 4,0 2,8 2,6
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,4 2,5 2,8 2,5
Solde public / PIB (%) -1,0 -1,1 -0,7 -0,6
Solde courant / PIB (%) -1,8 -1,6 -2,4 -2,6
Dette publique / PIB (%) 51,3 49,4 46,9 46,4

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Plateforme de production pour les secteurs européens de l’automobile et de l’électronique
  • Comptes publics et extérieurs satisfaisants
  • Solide système financier dominé par des groupes étrangers

POINTS FAIBLES

  • Petite économie dépendante des investissements et des marchés européens
  • Forte concentration sectorielle des exportations : automobile et électronique grand public
  • Disparités régionales en matière de développement/retard de l'est du pays (infrastructures et formation)
  • Insuffisance de la recherche et du développement
  • Pénurie de main-d'œuvre qualifiée et chômage de longue durée élevé

Appréciation du risque

La croissance s'affaiblit encore

La croissance devrait s'affaiblir légèrement en 2020, après un ralentissement déjà perceptible en 2019. La consommation des ménages reste le principal moteur de l'économie grâce à un marché du travail porteur. Néanmoins, le ralentissement prévu de la croissance de l'emploi pourrait freiner la croissance robuste du revenu disponible réel des ménages. Au premier semestre de 2019, le taux de chômage a chuté à 5,4 % – un niveau record pour la Slovaquie. Malgré des améliorations à cet égard, notamment si on le compare à 2013 où il était alors beaucoup plus élevé, il existe encore de fortes disparités régionales entre l'est et l'ouest de la Slovaquie : cette dernière (y compris la capitale Bratislava) connaît une forte concentration d'entreprises étrangères et nationales, ce qui y réduit considérablement le chômage. Malgré ces disparités régionales, les pénuries de main-d'œuvre ont fortement augmenté en Slovaquie, en particulier dans le secteur manufacturier. Le manque de main-d’œuvre adaptée a poussé les salaires à la hausse. Le salaire minimum et les salaires de l'État ont été augmentés en plusieurs étapes, de même que d'autres composantes salariales, telles que les primes salariales pour le travail effectué la nuit, le week-end et les jours fériés, qui ont été augmentées pour la deuxième fois en mai 2019.

 

Le marché du travail est tendu et la hausse des salaires constitue un risque pour de nouveaux investissements. En outre, l'activité due aux investissements devrait se normaliser à des taux de croissance plus modérés à mesure que le renforcement des capacités dans le secteur automobile touche à sa fin. Le dernier investissement de Jaguar Land Rover, une usine qui a ouvert ses portes en octobre 2018, a ainsi ajouté, dans sa première phase, 150 000 voitures supplémentaires au total de la production en Slovaquie, laquelle compte déjà 1 million de voitures en combinant celle des autres constructeurs (VW, KIA Motors, PSA). Néanmoins, VW a annoncé des suppressions d'emplois et les perspectives pour le secteur automobile sont devenues moins propices.

 

Dans le contexte du ralentissement actuel du commerce mondial, les exportations devraient souffrir de l'exposition de la Slovaquie au secteur automobile et de sa forte ouverture économique. Le ralentissement de la croissance du PIB résultera principalement de celui des exportations nettes. La dynamique du commerce extérieur dépendra des perspectives des principaux partenaires commerciaux de la Slovaquie.

 

Comptes publics et extérieurs satisfaisants

Le déficit public a atteint 1,1 % du PIB en 2018, puis s'est amélioré pour atteindre un niveau estimé à 0,7 % en 2019 et 0,6 % en 2020. Bien que le gouvernement ait visé l'équilibre budgétaire en 2019 et en 2020, il a récemment révisé son objectif face à des attentes de croissance du PIB plus faibles et à des signes d'affaiblissement des échanges avec la zone euro. Les dépenses publiques devraient augmenter avant les élections générales prévues pour 2020. De nouveaux paquets de mesures sociales sont déjà en préparation, notamment une diminution de certaines taxes, une augmentation des allocations parentales, une contribution aux fournitures scolaires ainsi qu'un soutien à la R&D des entreprises. Il est peu probable que le nouveau gouvernement, s’il était réélu, se presse d'équilibrer le budget, alors même que les partis actuellement dans l'opposition ont déclaré que, s'ils étaient élus, l'équilibre budgétaire ne serait pas leur priorité principale.

 

Le déficit de la balance courante s'est creusé sous l'effet d'une croissance plus lente des exportations et d'importations toujours conséquentes. En août 2019, l'excédent commercial était le plus faible depuis septembre 2011. Il a été affecté par le ralentissement économique en Europe de l'Ouest, en particulier par celui de l'industrie allemande à laquelle la Slovaquie est fortement liée. Les exportations devraient rebondir avec la production prévue de nouveaux modèles de voitures, mais la faiblesse de la demande et les risques externes rendent peu probable une accélération significative des exportations.

 

Prochaines élections

Après les élections de mars 2016, le Premier ministre de l'époque, Robert Fico, et son parti de centre gauche, le Smer-SD (membre du Parti socialiste européen), ont perdu leur majorité absolue au Parlement et ont dû former une alliance avec le Parti national conservateur et le Parti du centre-droit, le Parti Most (Pont). Malgré de nombreuses crises, la coalition est restée au pouvoir et il est probable qu'elle terminera son mandat de quatre ans, lequel prendra fin en février 2020. En mars 2018, Robert Fico a démissionné de son poste de Premier ministre à la suite de manifestations de masse exigeant la démission du gouvernement après l'assassinat d'un journaliste d'investigation, Jan Kuciak, qui enquêtait sur un syndicat du crime italien, alléguant que ce groupe entretenait des liens avec des personnes liées au gouvernement slovaque.

 

Selon les derniers sondages d'opinion en Slovaquie, le Smer-SD au pouvoir conserve le soutien d'environ 20 % de la population. L’alliance entre le PS et le Spolu (Slovaquie progressiste et démocratie citoyenne) arrive ensuite en deuxième position, avec 15 % d’intentions de vote. Le PS a gagné en popularité lorsque son ancienne vice-présidente a été la première femme à être élue à la présidence de la Slovaquie en juin 2019. Le PS-Spolu pourrait former le prochain gouvernement de coalition.

 

Dernière mise à jour: February 2020

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