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Angola

Angola

Population 28,3 millions
PIB par habitant 4466 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) -2,6 -2,5 -1,1 1,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 30,4 30,4 19,6 15,9
Solde public / PIB (%) -4,5 -5,8 -1,9 -1,2
Solde courant / PIB (%) -3,1 -0,5 -0,9 -0,7
Dette publique / PIB (%) 71,9 71,0 73,5 69,9

(e) : estimation (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importante production pétrolière et producteur de gaz naturel liquéfié
  • Potentiel économique considérable : diamant, fer, or, cuir, agriculture, pêche, ressources hydroélectriques
  • Soutien financier international

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité au retournement des cours pétroliers
  • Chômage élevé, fortes inégalités sociales et disparités régionales
  • Déficience des infrastructures
  • Fragilité du secteur bancaire
  • Conflit avec les séparatistes de l’enclave de Cabinda

appréciation du risque

Après une longue récession, une timide reprise

Après trois années de contraction du PIB, précipitée par la baisse des cours du pétrole et prolongée par celle de la production dans les champs pétroliers arrivés à maturité, le pays devrait renouer avec une faible croissance en 2019. La mise en service, en juillet 2018, de la première des deux unités flottantes de production et de stockage de pétrole du projet Kaombo, qui devrait être suivie par la mise en service de la seconde à l’été 2019, devrait permettre d’endiguer le déclin de la production de brut. Aussi, les exportations de pétrole (plus de 90 % du total) devraient moins peser sur la contribution positive du commerce extérieur à la croissance. Les soutiens extérieurs, notamment la nouvelle facilité de crédit gagée sur le pétrole octroyée par la Chine, devraient appuyer l’investissement public. Ils seront notamment destinés à financer des projets d’infrastructure (transport, eau, communication, électricité), ciblés dans le Plan national de développement 2018-2022. Les mesures prises pour réformer le climat des affaires, comme les nouvelles lois contre les pratiques anticoncurrentielles et mettant fin aux exigences de partenariats locaux, pourraient susciter l’intérêt des investisseurs privés. Toutefois, la faiblesse des infrastructures, la lenteur et l’inefficacité des institutions, et la corruption continueront de contraindre la contribution du secteur privé à la formation brute de capital fixe. La consommation privée devrait modestement se rétablir : les ménages et entreprises bénéficieront de l’amélioration de la disponibilité des liquidités, consécutive à la dépréciation du kwanza. Toutefois, l’inflation encore élevée et l’introduction de la TVA en juillet 2019 continueront à peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Risque de surendettement encore important

En 2019, la poursuite des efforts de consolidation budgétaire devrait se traduire par une réduction du déficit. Si les recettes pétrolières devraient légèrement progresser, ce devrait surtout être la hausse des recettes non pétrolières qui permettrait de réduire le déficit, grâce, en particulier, à l’introduction de la TVA, Les dépenses resteront dominées par le service de la dette, qui devrait absorber près de 50 % des recettes générées. L’investissement en capital, après avoir subi d’importantes coupes ces dernières années, devrait être préservé. Les dépenses visant les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture progresseraient, aux dépens de celles de défense. Les financements bilatéraux (Chine et Portugal notamment) et multilatéraux permettraient de financer le déficit. Les plans de privatisation complète ou partielle, y compris de la société pétrolière Sonangol, pourraient également participer au financement. Après avoir culminé en 2018, principalement en raison de la dépréciation du kwanza, la dette publique, libellée à plus de 50 % en devises étrangères, devrait baisser en 2019. Néanmoins, le risque de surendettement reste substantiel. En outre, la santé du secteur bancaire reste également précaire : la qualité des actifs s’est détériorée après les années de faible activité.

Le déficit courant devrait rester relativement stable en 2019, suivant le peu d’évolution de l’excédent de la balance commerciale : l’augmentation mesurée des recettes d’exportations devrait être partiellement compensée par les importations de biens d’équipement. Les déficits des soldes des services et des revenus, largement liés à l’activité pétrolière, pourraient légèrement se réduire, en lien avec l’activité encore modérée du secteur. Les envois de fonds des travailleurs étrangers installés en Angola devraient continuer d’alimenter le déficit de la balance des transferts. Une reprise des IDE et le recours aux réserves de change, encore suffisantes pour couvrir plus de six mois d’importations (bien que divisées par deux entre 2013 et 2018), devraient permettre de financer le déficit courant. Le système de change plus flexible introduit par la banque centrale en janvier 2018 et la dépréciation de plus de 40 % du kwanza ont permis d’alléger la pression sur les comptes extérieurs. La convergence entre le taux officiel et celui du marché parallèle du kwanza devrait néanmoins se poursuivre en 2019. La dépréciation du taux officiel et les entrées de devises (grâce au secteur pétrolier) devraient permettre de reconstituer les réserves de change en 2019.

Malgré les réformes, les défis socio-économiques demeurent

Suite aux élections générales d’août 2017, rempor­tées, sans surprise, par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), João Lourenço est devenu président, succédant à José Eduardo dos Santos après 38 ans à la tête du pays. Lui succédant également à la tête du MPLA en septembre 2018, l’ancien ministre de la Défense a enclenché de nombreuses réformes visant à réduire l’influence de la famille dos Santos sur l’économie, à améliorer la perception du climat des affaires et à sortir le pays de la crise. Néanmoins, si les enquêtes judiciaires visant les enfants du président dos Santos, Isabel et José Filomeno, ont envoyé un signal fort en matière de lutte contre la corruption, le pays devrait peiner à se défaire de cette étiquette de corruption. Plus généralement, les défis socio-économiques restent importants. L’inflation élevée, l’augmentation prévue de la TVA et la crise économique prolongée constitueront encore des sources de tensions sociales pour une population qui souffre de la pauvreté, d’inégalités persistantes et du faible accès au logement, à l’éducation et aux services de santé. Sur le plan économique, malgré les réformes, l’environnement opérationnel reste extrêmement difficile, comme en atteste le 173e rang (sur 190) occupé par le pays dans le classement Doing Business 2019. Les procédures d’insolvabilité restent notamment longues et complexes. Sur le plan extérieur, la question des réfugiés originaires de la région du Kasaï continuera de peser sur les relations avec la République démocratique du Congo.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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