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Bolivie

Bolivie

Population 11,1 millions
PIB par habitant 3413 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 4,3 4,2 4,3 4,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,6 2,8 3,2 4,1
Solde public / PIB (%) -7,2 -7,8 -7,5 -7,0
Solde courant / PIB (%) -5,7 -6,3 -5,3 -5,1
Dette publique / PIB (%) 44,9 49,0 50,6 52,6

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minérales (gaz, pétrole, zinc, argent, or, lithium, étain, manganèse) et agricoles (quinoa)
  • 15e exportateur mondial de gaz naturel
  • Appartenance à la Communauté Andine et Association avec le Mercosur
  • Potentiel touristique
  • Monnaie ancrée au dollar américain

POINTS FAIBLES

  • Économie peu diversifiée et dépendante des hydrocarbures
  • Faible développement du secteur privé et forte dépendance au secteur public
  • Pays enclavé
  • Importance du secteur informel
  • Insécurité, narcotrafic, corruption
  • Risques de troubles sociaux

Appréciation du risque

Une croissance stable, portée par la demande

En 2019, la croissance restera portée par la demande intérieure, notamment grâce au maintien de dépenses publiques élevées. L’investissement public devrait continuer à croître dans le cadre du large plan d’investissement (Plan Nacional de Desarrollo Económico y Social, 48,6 milliards USD sur 2016-2020 – soit 116 % du PIB 2018), mis en place en 2015 dans une logique contra-cyclique de relance, face à la chute des prix des matières premières. Axé sur le développement des infrastructures et des entreprises publiques dans le secteur de l'énergie, ce programme vise en particulier le secteur gazier (35 % des exportations du pays en 2017) et l’industrie du raffinage. En parallèle, afin d’inverser la tendance décroissante de la production d’hydrocarbures résultant du manque d’investissements privés au cours des dernières années, le gouvernement a signé plusieurs protocoles d’entente depuis fin 2017 avec des sociétés pétrolières étrangères pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures : Repsol, Shell et Pan American Energy (900 millions USD), Petrobras (700 millions USD), Kampac oil (500 millions USD), Milner Capital (2 milliards USD) et Gazprom (1,2 milliard USD). Toutefois, ces investissements ne se traduiront pas en hausse effective de la production avant 2020, voire 2021. Bien que le président Evo Morales ait souligné que ces investissements privés prouvaient l’amélioration de l’environnement des affaires, celui-ci reste plus que déficient (152e au classement Doing Business 2018, avec risque élevé de nationalisation et de discrimination des investisseurs privés au profit des entreprises publiques) et continue de peser sur les décisions d’investissement dans le pays. L’agriculture (27 % des emplois) devrait rester dynamique, sauf conditions météorologiques défavorables. La consommation privée devrait ralentir dans un contexte de rebond de l’inflation, qui restera, toutefois, mesurée grâce à l’ancrage du boliviano au dollar américain. En outre, le non-versement de primes de fin d’année dans les secteurs public et privé (conditionnées à une croissance du PIB de 4,5 %), limitera la hausse du pouvoir d’achat. Par ailleurs, en dépit du dynamisme des importations dû aux projets d’investissement, le commerce extérieur devrait contribuer positivement à la croissance. Les exportations devraient accélérer grâce à des prix des hydrocarbures toujours aussi élevés. Le Brésil et l’Argentine (qui reçoivent 98 % des exportations de gaz bolivien) resteront les principaux débouchés des ventes d’hydrocarbures.

Déficits jumeaux toujours substantiels malgré une légère amélioration

En 2019, le déficit public devrait continuer de se réduire progressivement grâce au dynamisme des recettes liées à l’énergie. Il restera toutefois substantiel, dans la mesure où le gouvernement poursuivra sa politique budgétaire accommodante, dans le cadre du Plan quinquennal d’investissement. En outre, le président Morales a annoncé la mise en place dès 2019 de la sécurité sociale universelle (0,7 % du PIB). De façon générale, en année électorale, les dépenses allouées aux salaires des fonctionnaires et aux programmes sociaux (respectivement 29 % et 21 % des dépenses publiques en 2017) ne devraient pas se réduire. La dette publique continuera donc de croître, tout en restant soutenable (sa part externe représentait 24 % du PIB en août 2018).

Par ailleurs, le déficit courant restera important malgré une légère amélioration. La balance des biens et, surtout, des services est déficitaire compte tenu des biens intermédiaires nécessaires aux projets d’investissements. Le dynamisme des exportations (essentiellement du gaz, de l’or et des minerais, comme le zinc) devrait, toutefois, permettre de réduire le déficit commercial. Ce déficit sera partiellement compensé par les envois des travailleurs émigrés (4 % PIB en 2017). Sauf forte accélération des IDE (2 % du PIB en 2017), le gouvernement le financera en continuant de puiser dans les réserves de change (9 mois d’importations en septembre 2018, contre 12 en 2016 et 14 en 2015).

Élections générales 2019 : président contre ancien président

Au pouvoir depuis 2005, le président Evo Morales, du parti MAS (Movimiento al Socialismo), se représentera, pour un quatrième mandat aux élections d’octobre 2019. Inscrite dans la Constitution, la limite des deux mandats a été abolie par le Tribunal constitutionnel en novembre 2017, malgré sa défaite au référendum de février 2016 (51,3 % contre une réélection illimitée). Les élections primaires obligatoires dans chaque parti, dont l’instauration était initialement prévue en 2024, auront finalement lieu dès janvier 2019. Son principal adversaire pourrait être Carlos Mesa, président entre 2003 et 2005, qui, ne pouvant se présenter sans parti en vertu de la nouvelle loi, le fera sous les couleurs de la coalition de centre-gauche Comunidad Ciudadana. Celui-ci – accusé d’avoir expulsé indûment une société chilienne au cours de son mandat − avait notamment été amnistié par le président Morales en échange de sa défense dans le procès ayant opposé la Bolivie au Chili pour l’accès à la mer, que la Cour Internationale de Justice a finalement rejeté en octobre 2018. Si le résultat de l’élection est incertain, les sondages réalisés un an avant le scrutin laissent entrevoir un duel entre ces deux candidats (29 % pour Evo Morales contre 27 %), loin devant le reste de l’opposition, notamment Óscar Ortiz, de la coalition centriste Bolivia dice No.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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