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Israël

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Population 8,9 millions
PIB par habitant 41 728 $US
A2
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 3,6 3,4 3,1 3,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,2 0,8 1,0 1,3
Solde public / PIB (%) -1,0 -3,3 -3,7 -3,8
Solde courant / PIB (%) 2,7 2,7 2,4 2,5
Dette publique / PIB (%) 60,4 60,8 61,9 62,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Croissance soutenue et significative
  • Économie très compétitive, production à forte valeur ajoutée, forte R&D et capital-risque
  • Faibles taux d’inflation et d’intérêt
  • Climat des affaires encourageant
  • Niveau d’éducation de la main-d’œuvre très élevé
  • Perspective d’indépendance énergétique avec le champ gazier du Léviathan

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition à l’impact de la guerre commerciale mondiale
  • Augmentation de l’encours de la dette publique et du déficit budgétaire, dépenses de défense élevées
  • Incertitude politique après les élections
  • Problèmes de sécurité dus à l’instabilité régionale croissante
  • Ressources fiscales limitées (25 % du PIB), investissement public faible, manque d’infrastructures de transport
  • Absence d’inclusion des Israéliens arabes et des Haredim (ultra-orthodoxes) dans l’économie,

Appréciation du risque

Une croissance proche de son potentiel dans un contexte de plein-emploi

L’économie israélienne est très compétitive et axée sur la technologie, ce qui se traduit par un niveau élevé de production à forte valeur ajoutée. L’économie devrait afficher une croissance stable autour de son potentiel, tirée par la consommation privée (près de 55 % du PIB). Une politique monétaire accommodante, avec de faibles taux d’intérêt sur les prêts (taux directeur à 0,25 %) ainsi que le plein-emploi soutiennent la consommation privée. Le taux de chômage devrait s’approcher d’un plancher historique de 4 % en 2020. L’inflation devrait rester dans la fourchette cible officielle de 1 à 3 %, malgré la volatilité due à l’impact de certains facteurs tels que le prix des fruits et légumes, de l’énergie et la valeur du shekel. Les investissements contribueront modérément à la croissance en raison de l’achèvement de certains grands projets d’investissement. Mais, les investissements dans la construction peuvent avoir un impact positif, grâce aux efforts du gouvernement pour réduire la pénurie de logements en débloquant des terrains pour de nouvelles constructions. La croissance des exportations, entraînée par les produits de moyenne et haute technologie (environ 40 % des exportations totales de produits manufacturés) et par les services, devrait s’affaiblir principalement en raison des perspectives de croissance plus faibles sur leurs marchés clés comme l’Europe et les États-Unis. Conjuguée à la croissance continue de la consommation intérieure alimentant la demande d’importations, la contribution négative à la croissance des échanges de biens devrait persister. Cela montre que les risques liés aux incertitudes de l’économie mondiale (guerre commerciale américano-chinoise, Brexit, etc.) pourraient avoir un impact plus marqué sur la croissance israélienne au cours des prochains trimestres. En 2019, la production manufacturière est demeurée positive en moyenne et cette tendance devrait se poursuivre en 2020. Les ventes au détail bénéficient de la croissance des salaires malgré un récent ralentissement. La confiance reste forte. Les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer les infrastructures de transport, de services publics et d’énergie devraient également profiter au secteur de la construction.

 

Un déficit budgétaire qui se creuse, mais une position extérieure forte

Le déficit budgétaire est en hausse, oscillant autour de 4 % du PIB. Cette augmentation porte la dette publique au-dessus de 60 % du PIB. Néanmoins, la part extérieure de la dette a diminué depuis quelques années, passant d’environ 25 % à 13 % et le rendement brut des obligations à dix ans était de 1 % en octobre 2019. À l’inverse, les dettes libellées en USD et en EUR représentent respectivement 67 et 31 % de la dette totale. Même si la croissance économique devrait soutenir les recettes fiscales, de nouvelles élections retarderaient la mise en œuvre des mesures nécessaires pour rendre la politique fiscale moins laxiste.

Les exportations de services (près de la moitié des exportations totales) alimenteront l’excédent de la balance courante, mais la baisse des exportations de biens grèvera le déficit commercial. Les exportations de services devraient être tirées par le secteur des TIC, qui représentait 36 % du total des exportations de services au premier trimestre 2019, bien que le ralentissement en Europe, qui absorbe environ un tiers des exportations israéliennes, représente un défi pour les exportateurs. En outre, toute augmentation des tensions commerciales affecterait négativement les exportations de marchandises d’Israël, en réduisant la demande en provenance de la Chine et des États-Unis. L’excédent de la balance courante est également alimenté par les transferts de la diaspora et du gouvernement américain, tandis que les revenus des investissements à l’étranger sont compensés par les fonds qu’envoient les ressortissants étrangers travaillant en Israël. L’excédent courant devrait également bénéficier des recettes du tourisme, qui ont atteint près de 4 milliards USD au cours des huit premiers mois de 2019. Le ratio des flux d’investissements directs au PIB a oscillé autour de 5 % depuis 2017. Les IDE et les excédents de la balance courante depuis plus d’une décennie ont permis à la banque centrale d’accumuler des réserves en devises qui s’élevaient à 121 milliards USD en octobre 2019 (près du triple de la dette extérieure à court terme). À cette date, la position extérieure d’Israël, créancier net du reste du monde, s’élevait à 146,4 milliards USD. La dette extérieure brute du pays, qui s’élève à 25 % du PIB, ne pose pas de problème.

 

L’incertitude politique persiste après les élections

En septembre 2019, de nouvelles élections législatives ont eu lieu en Israël, après que les élections anticipées d’avril n’eurent donné aucun vainqueur. Pourtant, le scrutin de septembre a vu le Likoud remporter 32 sièges et Blue and White 33 sièges au sein d’un Parlement qui en comporte 120. Les deux partis n’ont pas réussi à obtenir les soixante et un sièges nécessaires pour détenir la majorité, principalement en raison d’un Parlement très fragmenté et d’un seuil électoral de 3,25 %, donc bas. Une telle fragmentation représente un risque pour la stabilité politique du pays. L’incertitude politique peut pousser les investisseurs à suspendre leurs projets d’investissement jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement non assurée par les nouvelles élections en mars 2020. Sur le plan extérieur, les conflits permanents avec la Palestine font que le risque d’une violence accrue perdure. La polarisation de la société et le déplacement de l’échiquier politique vers la droite rendent très improbable tout accord de paix avec les Palestiniens. Le processus de paix est également confronté à des défis du côté palestinien. Les tensions avec l’Iran continueront également de présenter des risques.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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