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Liberia

Liberia

Population 4,7 millions
PIB par habitant 694 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) -1,6 2,5 3,0 4,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 8,8 12,4 21,3 24,5
Solde public / PIB (%) * -3,7 -5,2 -5,1 -4,9
Solde courant / PIB (%) -14,1 -19,0 -18,3 -21,4
Dette publique / PIB (%) 28,3 34,4 40,1 42,5

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dernière année fiscale du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019.

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (caoutchouc, fer, or, diamant, pétrole)
  • Fort soutien financier de la communauté internationale
  • Membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes
  • Dépendance aux cours des matières premières
  • Pauvreté et chômage importants, éducation et santé défaillantes
  • Récente épidémie d’Ebola, réapparition possible
  • Démocratie récente et fragile, forte corruption
  • Environnement des affaires difficile
  • Secteur informel prépondérant

Appréciation du risque

Poursuite de la reprise de l’activité

En 2019, l’économie libérienne poursuivra, pour la troisième année consécutive, sa reprise, après la récession causée par le virus Ebola, la baisse des prix des matières premières et le retrait progressif de la mission de maintien de paix de l’ONU (UNMIL). Néanmoins, le niveau de la croissance, bien que confortable, restera en dessous du niveau atteint lors de la période pré-Ébola (environ 7 %). L’activité est essentiellement liée à l’offre de services (54 % du PIB en 2017) et à l’agriculture (34 % du PIB), qui emploie 60 % de la population locale. De récents investissements assureront la bonne dynamique du secteur. En particulier, la construction de nouvelles huileries par les compagnies Sime Darby et Golden Veroleum Liberia permettrait la progression de la production d’huile de palme, qui s’est accrue de 124,5 % sur les six premiers mois de 2018. Toutefois, ce sont les industries minières qui ont impulsé la reprise en 2017 (représentant 12 % du PIB). La production d’or et de diamant devrait continuer de jouer un rôle moteur pour la croissance.

L’investissement public progresserait, porté par des prêts concessionnels des organisations internationales. En ce sens, la Banque Mondiale a validé un nouveau partenariat pour la période 2019/24, dont les nouvelles aides seraient, entre autres, consacrées à la construction d’infrastructures et la réhabilitation des routes. L’investissement privé bénéficie d’un meilleur climat de confiance grâce à la fin des incertitudes liées aux élections présidentielles de 2017. Les tensions inflationnistes augmenteraient en raison des prix élevés des produits importés (notamment le pétrole brut et certains produits alimentaires). La dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar amplifie la tendance. Ceci pourrait contraindre la consommation privée en affectant le pouvoir d’achat des ménages.

 

Un financement des déficits toujours dépendant de l’aide étrangère

Le déficit public devrait légèrement se réduire en 2019 en raison d’une réduction et meilleure allocation des dépenses. Le gouvernement a prévu de réduire son principal poste de dépenses, la rémunération des fonctionnaires (50 % des dépenses totales et 6 % du PIB), en baissant, notamment, la rémunération des ministres de 10 % et le salaire de 4 140 hauts fonctionnaires. Toutefois, la dette publique devrait continuer de s’accroître du fait de l’augmentation de sa part externe (72 % du total), qui s’est déjà accrue de 4,2 % sur les six premiers mois de 2018. Composée de prêts concessionnels multilatéraux (92 %), et bilatéraux (8 %), elle augmenterait afin de financer le déficit et de pallier le manque de ressources domestiques pour la poursuite des projets de développement du gouvernement.

Le déficit courant est massif en raison du déficit commercial chronique. Les exportations de caoutchouc (33 % des exportations totales en 2017), d’or (32 %) et de fer (22 %), bien qu’en progression, ne compenseront pas la hausse des importations, notamment de machines et biens d’équipement (22 % des importations totales), induites par la construction d’infrastructures. Le déficit commercial est en partie compensé par les transferts des Libériens expatriés aux États-Unis (17 % du PIB en 2017), dont 25 % sont récupérés par la banque centrale, afin de renflouer les réserves de change. Le déficit courant est financé par les IDE (7,4 % du PIB) et des prêts extérieurs. Les autorités monétaires devraient continuer d’intervenir sur le marché des changes, afin de contenir la dépréciation du dollar libérien par rapport au dollar US. Toutefois, l’efficacité de la politique monétaire demeure contrainte par l’économie informelle (94 % de la monnaie en circulation est détenue en dehors du système bancaire), la dollarisation de l’économie (90 % des crédits et 80 % des dépôts), et des réserves de change limitées (qui représentaient trois mois d’importation en 2017).

 

La confiance envers le nouveau gouvernement mise à mal

L’ex-footballeur George Weah a été élu président en décembre 2017, ce qui, après deux guerres civiles successives (1990/97 et 1999/2003), représente la première transition démocratique et pacifique entre deux présidents élus depuis 73 ans. Au travers de son programme « Pro-Poor », le président Weah a affirmé sa volonté de remédier au manque d’infrastructure, de promouvoir l’accès aux services publics de base, mais, aussi, de lutter contre la corruption en favorisant la transparence des administrations. Ce dernier point a justifié la mise en place d’un comité chargé de vérifier la conformité avec la loi de tous les contrats de concession accordés aux entreprises sous le mandat du président précédent. Néanmoins, un récent scandale a terni la popularité du nouveau gouvernement : 16 milliards LRD (soit l’équivalent de 83 millions d'euros) en billets, et en provenance de Suède, auraient disparu et ne seraient jamais arrivés dans les coffres de la banque centrale. Dans un contexte d’extrême pauvreté (la moitié de la population vivant sous le seuil de pauvreté), ceci a engendré de vives protestations et manifestations de la population, dénonçant l’incompétence des administrations actuelles. Une investigation par le gouvernement est actuellement en cours pour éclaircir cette affaire.

L’environnement des affaires, pénalisé par l’absence d’infrastructures et de droit de propriété légal (non coutumier), reste difficile (174e sur 190 au classement Doing Business 2019).

 

Dernière mise à jour : Février  2019

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