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Lituanie

Lituanie

Population 2,8 millions
PIB par habitant 18 994 $US
A4
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 4,1 3,5 3,6 -8,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,7 2,5 2,3 2,2
Solde public*/ PIB (%) 0,4 0,7 0,3 0,2
Solde courant / PIB (%) 0,9 1,6 1,1 -0,4
Dette publique / PIB (%) 39,4 34,2 32,0 30,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision. Année fiscale du 1 juillet - 30 juin. (*le solde budgetaire inclut les dons).

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro (2015) et à l’OCDE (mai 2018)
  • Comptes publics et extérieurs solides
  • Système bancaire dominé par trois établissements scandinaves
  • Zone de transit entre Union européenne et Russie / enclave de Kaliningrad
  • Diversification de l’approvisionnement énergétique (terminal gazier de Klaïpeda, potentiel en gaz de schiste, liaisons électriques avec Pologne et Suède)
  • Montée en puissance de la fintech

POINTS FAIBLES

  • Marché du travail tendu : diminution de la population active (émigration des jeunes qualifiés) et chômage structurel élevé
  • Importante économie souterraine (26 % du PIB)
  • Forte disparité de revenus entre la capitale et la province, notamment le nord-est, où la pauvreté subsiste
  • Valeur ajoutée limitée des exportations (produits minéraux, bois, agroalimentaire, meubles, matériel électrique)
  • Érosion de la compétitivité par insuffisance des gains de productivité

Appréciation du risque

Décélération de la croissance

Vigoureuse en 2019, la croissance devrait ralentir en 2020, marquant le début de sa convergence vers son potentiel. Principale contributrice à la croissance, la consommation privée (deux tiers du PIB) devrait rester forte sous l’effet d’une augmentation de la déduction non imposée du revenu personnel, de l’indexation des pensions, ainsi que de la hausse des salaires minimum et d’un marché du travail solide. Ce dernier profite de l’amélioration du niveau historiquement élevé de l’immigration, qui devrait dépasser le niveau également élevé de l’émigration. Dans le même temps, la situation tendue sur le marché du travail et les hausses du salaire minimum dont le niveau est élevé par rapport à la productivité, influencera négativement la compétitivité des entreprises. Cela pourrait affecter la performance des exportations (80 % du PIB). À cela s’ajoute la montée des tensions commerciales internationales qui pourrait aussi avoir un impact négatif entraînant une contribution négative des échanges commerciaux à la croissance. Les investissements (près de 20 % du PIB), notamment ceux financés par l’UE devraient se poursuivre à un rythme similaire en 2020. L’investissement privé dans l’équipement et la propriété intellectuelle devrait rester un important facteur de croissance, les entreprises continuant à faire face à des pénuries de main-d’œuvre et à un taux élevé d’utilisation des capacités. En raison de conditions de financement moins favorables, la construction résidentielle devrait contribuer moins à la croissance de l’investissement.

 

Quasi-équilibre des comptes publics et extérieurs

D’après le budget approuvé par le gouvernement, les recettes augmenteraient de manière conséquente (9 %), presqu’au même rythme que les dépenses (8 %). Le projet de loi prévoit l’augmentation des droits d’accise sur l’alcool fort, le tabac et le carburant, ainsi que la suppression de l’exonération de l’accise sur le gazole utilisé pour le chauffage. Elle appelle également à l’élargissement de l’assiette de la taxe foncière et à l’introduction d’une taxe sur les voitures polluantes. Le paquet fiscal comprend également des propositions visant à taxer les actifs des établissements de crédit et des chaînes de distribution ainsi qu’à ralentir le relèvement du seuil de non-imposition. Les dépenses seront majoritairement dirigées vers le social. Le déficit, si on lui ajoute le solde des municipalités et du système de sécurité sociale, devrait se transformer en excédent. L’objectif affiché est l’accumulation de réserves (jusqu’à 1,6 milliard d’euros en 2020, soit 3,3 % du PIB) et la réduction de la dette publique, dont 75 % est détenue par des non-résidents et près de 30 % libellée en devise étrangère.

L’année 2020 devrait voir le compte courant devenir légèrement déficitaire. La demande baissière de l’Union Européenne, malgré la modération de la demande domestique limitant les importations détériorera le déficit de la balance des biens. Le surplus de la balance commerciale (2,3 % en 2019), engendré par le niveau élevé des exportations de services, particulièrement de tourisme et de transports routiers, devrait donc se réduire. Les transferts (2,2 % du PIB), principalement composés des versements des expatriés et des fonds Européens, malgré leur maintien, ne compenseront pas le déficit des revenus (5,3 %), qui s’explique par le stock élevé d’IDE dans le pays (25 % du PIB). Les investissements de portefeuille à l’étranger devraient peu évoluer. L’importance de la dette extérieure brute (75,7 % du PIB en 2018) est à relativiser par sa composition État (39 %), banque centrale (27,5 %), banques (11 %) et entreprises non financières (26 %), les actifs détenus à l’étranger par le pays (84 % du PIB) et sont libellés en euro.

 

Une autre année électorale pour dissiper l’incertitude politique.

L’année 2019 a vu Gitanas Nauseda, candidat indépendant de 55 ans, battre Ingrida Simonyte, candidate indépendante, lors de l’élection présidentielle. Après avoir terminé troisième de ce scrutin, le Premier ministre Saulius Skvernelis, affilié au parti centriste (LVZS), a annoncé son intention de démissionner le soir des élections. Plus tard, il a opté pour une poursuite de son mandat jusqu’aux prochaines élections législatives qui auront lieu en octobre 2020. L’Union patriotique de l’opposition, les chrétiens-démocrates lituaniens (TS-LKD) sont actuellement en tête dans les sondages, avec environ 26 % des électeurs. Le soutien populaire pour le LVZS au pouvoir a considérablement diminué depuis la mi-2019, et le parti se situe aux alentours de 16 %. Le Parti social-démocrate de Lituanie (LSDP) suit de près avec 14 %, tandis que le Parti social-démocrate travailliste de Lituanie (LSDDP) est actuellement en dessous du seuil électoral de 5 % nécessaire pour obtenir un siège au Parlement parmi les 70 qui sont attribués sur la base de la représentation proportionnelle. L’environnement des affaires s’améliore également, actée par la 11e place au classement Doing Business 2020.

 

 

Dernière mise à jour : Mai 2020

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