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Oman

Oman

Population 4,1 millions
PIB par habitant 17 128 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018(e) 2019(p)
Croissance PIB (%) 5,0 -0,9 1,9 1,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,1 1,6 1,5 3,2
Solde public / PIB (%) -20,9 -13,7 -5,0 -3,5
Solde courant / PIB (%) -18,7 -15,1 -6,9 -5,9
Dette publique / PIB (%) 32,5 46,9 49,5 49,5

(e) : estimé (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Situation stratégique sur le détroit d’Ormuz
  • Économie en cours de diversification (pétrochimie, activité portuaire, tourisme)
  • Solidité du système bancaire et ouverture aux investissements étrangers
  • Important potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Exposition aux fluctuations des cours d’hydrocarbures
  • Qualifications locales inadéquates causant un chômage important chez les jeunes et une dépendance à l’importation de savoir-faire étrangers
  • Succession du sultan encore incertaine
  • Inégalités de revenus exacerbées par la baisse des subventions sociales

Appréciation du risque

Rebond de croissance pour une économie qui peine à se diversifier

Déjà engagé en 2018, le rebond de croissance s’amplifiera en 2019, à la faveur du dynamisme du secteur des hydrocarbures. Au cœur du modèle économique, ce dernier représentait 60 % des recettes d’exportations et 75 % des recettes budgétaires en 2017. En effet, malgré l’érosion de ses réserves pétrolières, l’activité des hydrocarbures continuera de bénéficier de l’efficacité des techniques d’optimisation d’extraction. Le secteur profitera également de la production croissante de gaz, dopée notamment par l’exploitation du champ de Khazzan. La découverte de gisements de gaz naturel assurera le soutien du secteur dans les années à venir. Pourtant, depuis la fin des années 1990, les autorités se sont engagées à diversifier l’économie, aux bénéfices de secteurs tels que le transport, la logistique ou encore le tourisme. En 2019, la croissance sera, donc, également portée par l’économie non pétrolière et gazière, qui représente désormais plus des deux tiers du PIB. Dans le cadre du plan quinquennal (2016/20) de diversification Tanfeedh, le tourisme profitera de l’extension des aéroports de Duqm et de Muscat, ainsi que du développement de la compagnie Oman Air. En outre, l’assouplissement des formalités d’obtention des visas favorisera l’attractivité touristique. Des réformes structurelles pour dynamiser les investissements, notamment les IDE, ont été mises en place, et de nouvelles devraient entrer en vigueur dès 2019. La consommation des ménages pâtira d’une accélération de l’inflation, suite à la poursuite de la réduction des subventions, en particulier sur les carburants, ainsi que de l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA), prévue pour septembre 2019.

 

Réduction des déficits jumeaux qui restent conséquents

En 2015, la chute des revenus pétroliers a provoqué un creusement des déficits jumeaux. En 2019, la poursuite de la consolidation budgétaire ainsi que le contexte pétrolier favorable devraient encore permettre d’en réduire l’ampleur. Les ministères et administrations publiques seront appelés à réduire leurs frais de fonctionnement, et les subventions devraient diminuer. Mais, dans un contexte régional instable, les dépenses engagées dans la défense, qui représentaient 13 % du PIB en 2017, resteront considérables. Dans le même temps, les autorités devraient diversifier leurs recettes, avec, notamment, l’introduction d’une TVA régionale dans les pays du CCG. De plus, le maintien du prix du pétrole augmentera les recettes pétrolières, principale source de recettes. Cependant, face à ces mesures d’austérité, le mécontentement de la population pourrait faire de nouveau reculer les pouvoirs publics. La décision d’augmenter le seuil du salaire minimum donnant accès aux subventions sur l’essence en août 2018 atteste du risque de dérapage budgétaire pour 2019.

Malgré un excédent commercial en augmentation (12 % du PIB en 2017), le déficit courant restera conséquent en 2019. La légère hausse des recettes pétrolières bénéficiera au solde commercial, en dépit du ralentissement de la croissance chinoise, la Chine étant le premier importateur de pétrole omanais. La diminution du déficit courant ne sera cependant pas significative, dans la mesure où les importations, liées notamment aux projets d’infrastructures, évolueront également à la hausse. Le déficit courant s’explique principalement par celui de la balance des revenus (14 % du PIB en 2017), lié aux travailleurs expatriés sur le territoire omanais. L’entrée d’investissements étrangers, majoritairement des investissements en portefeuille, contribuera au financement du déficit courant. Cependant, les réserves de change, qui équivalaient à plus de cinq mois d’importations en juillet 2018, se dégradent rapidement. Cette réduction est préoccupante au vu de l’endettement externe croissant du sultanat. En effet, la dette externe totale, qui représentait 35 % du PIB en 2014, a dépassé le seuil de 80 % du PIB en 2017. L’ancrage du rial au dollar américain, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, pourrait ajouter des pressions supplémentaires sur les réserves de change.

 

Incertitude politique interne dans un contexte régional instable

Même si le risque politique ne devrait pas se matérialiser pas à court terme, l’état de santé fragile du sultan Qabous ben Said fait peser de réelles incertitudes sur la pérennité du régime. À 77 ans, et sans héritier, sa succession pose question. Souvent absent de la scène politique, nationale et régionale, il devrait encore être amené à faire face à l’insatisfaction de la population, dans un contexte de consolidation budgétaire. Cependant, le pouvoir étant concentré dans les mains du sultan, les élections législatives, prévues pour 2019, ne devraient pas bousculer la scène politique.

Le sultanat s’efforce de demeurer neutre face au conflit opposant le Qatar aux Émirats arabes unis, à l’Arabie saoudite, au Bahreïn et à l’Égypte. Toutefois, le pays s’est engagé militairement au Yémen, aux côtés de l’Arabie saoudite, dans la lutte contre les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, faisant peser un risque sur la sécurité intérieure du pays. Le pays peut néanmoins compter sur le soutien des États-Unis, qui l’aident à assurer la sécurité dans la zone frontalière.

Selon le classement 2017/18 de l’Indice de développement humain, le sultanat, placé 48e sur 189 pays, rejoint l’ensemble des pays du CCG dans la catégorie des « pays à très haut niveau de développement ».

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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