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Ouganda

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Population 38,8 millions
PIB par habitant 724 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 4,5 7,7 5,8 5,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 5,6 2,6 2,8 4,6
Solde public / PIB (%) -3,9 -4,9 -5,8 -7,7
Solde courant / PIB (%) -5,5 -8,6 -9,7 -10,2
Dette publique / PIB (%) 40,7 41,8 44,0 47,3

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles : sols fertiles, gisements pétroliers, potentiel hydroélectrique
  • Efforts de diversification, notamment dans le secteur agro-alimentaire
  • Soutien international aux projets d’infrastructures
  • Endettement essentiellement à des conditions concessionnelles

POINTS FAIBLES

  • Pauvreté, inégalités
  • Insuffisance des infrastructures
  • Insécurité dans les zones frontalières (République démocratique du Congo et Soudan du Sud)
  • Faibles progrès en matière de gouvernance (particulièrement en termes de lutte contre la corruption)

Appréciation du risque

Activité robuste, mais en décélération

En 2020, si la croissance restera élevée, elle devrait poursuivre la baisse enregistrée en 2019. La dynamique devrait encore être principalement soutenue par l’investissement public dans le cadre du second Plan national de développement. Le déploiement des infrastructures de transport, comme l’aéroport international de Kabaale, et d’énergie (projets de barrages hydroélectriques notamment) restera une priorité. Outre ces deux secteurs, celui de la construction devrait aussi bénéficier de cet investissement public, mais devrait se modérer, en lien avec l’investissement privé. Malgré les opportunités que continueront de présenter les TIC et les zones franches, la mise en œuvre des projets de construction liés au développement du secteur pétrolier ralentiront, après la suspension du projet d’oléoduc devant relier la production de pétrole au port tanzanien de Tanga suite à un différend fiscal entre les autorités locales et Tullow Oil. L’exploitation commerciale du pétrole devrait donc être retardée. La contribution des échanges extérieurs devrait être pénalisée par les besoins importants d’importations de biens d’équipements. De plus, les deux principaux produits d’exportations du pays, à savoir l’or et le café, souffriront, respectivement, de la normalisation de la production dans la raffinerie du pays et d’une baisse de la production, consécutive à des conditions de sécheresse en 2019. Alors que la plupart des ménages dépendent du secteur de l’agriculture (environ 70 % des emplois), leurs revenus devraient être affectés par les récoltes plus faibles et, ainsi, pénaliser la contribution de la consommation privée. Celle-ci pourrait également souffrir de hausses de prix, notamment des denrées alimentaires, qui seraient accentuées en cas de dépréciation du shilling.

 

Une situation extérieure toujours plus vulnérable

En 2019/2020, le déficit budgétaire devrait continuer à se creuser, tiré principalement par l’augmentation de la dépense d’investissement en capital, malgré la sous-exécution chronique des projets financés par les bailleurs de fonds internationaux. Les dépenses courantes devraient également progresser, en raison de la hausse de la masse salariale de la fonction publique et des paiements du service de la dette, qui absorbent près de 20 % des recettes perçues. Si les revenus devraient continuer leur progression, notamment sous l’impulsion de la stratégie de mobilisation des ressources domestiques, la pression fiscale devrait rester faible (15 % du PIB environ). Le déficit devrait être essentiellement financé par des prêts et dons extérieurs, contribuant à l’augmentation du fardeau de la dette. L’importante part de dette à caractère concessionnel (environ 60 % de la dette extérieure) réduit le risque de défaut, mais la progression du service de la dette domestique continue de réduire les marges de manœuvre budgétaires.

 

Dans le sillage de la balance commerciale, le déficit de la balance courante devrait continuer à se creuser. Les importations de biens d’équipements devraient, en effet, poursuivre leur forte hausse. Malgré les efforts visant à développer le tourisme, porté par la relance de la compagnie aérienne nationale Uganda Airlines en 2019, le compte des services devrait également rester déficitaire, grevé par les importations de services logistiques. Les rapatriements des profits des investisseurs entretiendront le déficit des revenus. Alimenté par les envois de fonds des travailleurs expatriés à l’étranger, l’excédent du compte des transferts pourrait s’éroder dans un contexte de conjoncture économique mondial moins favorable. Le large déficit courant est essentiellement financé par les IDE et par des flux d’investissements en portefeuille. Toutefois, le creusement de ce déficit expose les réserves de change (qui couvrent environ 4,5 mois d’importations) et le shilling à une vague d’aversion pour le risque.

 

Le climat politique se tend à l’approche des élections 2021

Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été réélu suite aux élections générales de 2016 qui ont également permis à son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM), d’obtenir la majorité absolue. Après avoir retiré la limite d’âge fixée à 75 ans grâce à un amendement constitutionnel, le président, né en 1944, pourra briguer un sixième mandat en février 2021. Régulièrement accusée de maintenir son emprise au prix de la réduction au silence des dissidences politiques, l’administration du président a suscité la critique en août 2018, suite aux arrestations et à la torture présumée de plusieurs figures de l’opposition, dont Robert Kyagulanyi (plus connu sous le nom de Bobi Wine), chanteur devenu homme politique. Suite à son arrestation, ce dernier a pris de l’importance dans le pays et a attiré l’attention de la communauté internationale sur les réponses de plus en plus musclées à la dissidence. Déclarant son intention de briguer la présidence à l’été 2019, il est entré en négociation avec plusieurs partis pour créer une alliance face au président et au NRM. Le manque de liberté politique s’adjoint au mécontentement à l’égard de la corruption et de la lenteur des progrès du niveau de vie comme source de tensions sociales. Outre la corruption, l’environnement des affaires reste difficile, comme en atteste la 116e place (sur 190) dans le classement Doing Business 2020, notamment en raison des difficultés d’accès au crédit pour les PME. Le pays doit aussi composer avec la fragilité politique et sécuritaire à ses frontières. L’année 2019 a, par exemple, été marquée par des tensions frontalières avec le voisin rwandais, qui pourraient ressurgir, en dépit d’un accord signé en août pour apaiser la situation.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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