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Ouganda

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Population 37,7 millions
PIB par habitant 707 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

Principaux indicateurs économiques 2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 2,6 5,1 5,8 6,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 5,5 5,6 2,9 4,7
Solde public / PIB (%) * -4,8 -3,9 -4,7 -5,7
Solde courant / PIB (%) -2,6 -4,3 -6,6 -7,3
Dette publique / PIB (%) 37,3 39,5 42,9 44,7

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale du 1er juillet - 30 juin. Données 2019 : AF18-19.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles : sols fertiles, gisements pétroliers, potentiel hydroélectrique
  • Efforts de diversification notamment dans le secteur agro-alimentaire
  • Soutien international aux projets d’infrastructures
  • Endettement essentiellement à des conditions concessionnelles

POINTS FAIBLES

  • Pauvreté, inégalités
  • Insuffisance des infrastructures
  • Insécurité dans les zones frontalières (République démocratique du Congo et Soudan du Sud)
  • Faibles progrès en matière de gouvernance (particulièrement en termes de lutte contre la corruption)

Appréciation du risque

Consommation et investissement public soutiennent la croissance

En 2019, la croissance devrait légèrement augmenter, poursuivant le rebond impulsé par la consommation privée et l’investissement public. La mise en œuvre des projets d’infrastructure dans le cadre du second Plan national de développement soutiendra la dynamique. Les secteurs des transports, afin d’améliorer les réseaux routier et ferroviaire, et de l’énergie, avec l’expansion du réseau de distribution d’électricité, seront notamment ciblés par l’investissement public. La mise en service des centrales hydroélectriques de Karuma et Isimba devrait déjà permettre d’augmenter la génération d’électricité, soutenant ainsi le développement des industries, mais aussi des services des TIC. Ces derniers pourraient néanmoins pâtir de l’introduction d’une taxe sur l’utilisation des réseaux sociaux. Les perspectives d’exploitation des réserves pétrolières (début de production prévu en 2021) et le début de la construction de l’oléoduc reliant le pays à la Tanzanie devraient permettre de soutenir l’investissement privé. Le secteur privé pourrait également cibler des opportunités dans les secteurs miniers et agricoles, qui devraient poursuivre leur expansion. Pénalisée par les importations de biens d’équipement, la contribution de la balance commerciale à la croissance restera négative, malgré la hausse de production prévue des deux principaux produits d’exportations (café et or). En revanche, la consommation privée devrait continuer à la soutenir, bénéficiant notamment de l’accélération de la croissance du crédit et d’une inflation proche de la cible de la banque centrale (5 %), en dépit de la hausse du taux d’intérêt directeur opérée fin 2018 pour tempérer l’intensification des pressions inflationnistes. L’inflation, après être tombée en deçà de 2 % au premier semestre 2018, devrait poursuivre sur la trajectoire ascendante entamée depuis lors, alimentée par le dynamisme de la demande intérieure, la hausse des prix du carburant et la dépréciation du shilling.

 

Une vulnérabilité aux chocs extérieurs accrue

Le déficit budgétaire devrait continuer à se creuser en 2018/19, dans le sillage de l’augmentation de la dépense. L’essentiel de cette augmentation résultera des dépenses d’investissement en capital. Néanmoins, à l’image des exercices précédents, ces dépenses devraient de nouveau être inférieures aux objectifs énoncés. Les dépenses courantes devraient également continuer à augmenter : la hausse de la masse salariale, des dépenses d’éducation et de santé, ainsi que des paiements d’intérêts devraient y contribuer. Dans le même temps, la faible mobilisation des ressources domestiques restera un obstacle à la progression des recettes. Les dons et prêts resteront donc nécessaires au financement du déficit budgétaire. L’accumulation de dette devrait ainsi se poursuivre. Celle d’endettement domestique est déjà à l’origine d’une augmentation du service de la dette. Si l’importante part de dette à caractère concessionnel soutient la soutenabilité de la trajectoire de la dette extérieure, un choc pourrait la compromettre.

Les importations de biens d’équipement et de produits pétroliers devraient continuer à peser sur le déficit commercial et sur celui du solde des transactions courantes. La balance des services, notamment ceux liés à la réalisation des projets, restera également déficitaire. Le solde des revenus sera encore grevé par les rapatriements des profits des investisseurs. Seul solde positif de la balance courante, la balance des transferts sera principalement alimentée par ceux de travailleurs expatriés. Une combinaison d'IDE et d'emprunts extérieurs permettra de financer le déficit de la balance courante. Dans un contexte de resserrement de la politique monétaire américaine, le creusement du déficit de la balance courante exerce des pressions sur les réserves de change (suffisantes pour couvrir environ 4,5 mois d’importations) et le shilling ougandais. Les fortes perspectives de croissance devraient néanmoins protéger le shilling d’un fort mouvement de vente.

 

Yoweri Museveni espère jouer les prolongations

Au pouvoir depuis 1986, le président Yoweri Museveni a été réélu suite aux élections générales de 2016 qui ont également permis à son parti, le Mouvement national de résistance, d’obtenir la majorité absolue. Après avoir retiré la limite d’âge, fixée à 75 ans, grâce à un amendement constitutionnel confirmé par la Cour constitutionnelle en juillet 2018, le président, né en 1944, pourra briguer un sixième mandat lors du prochain scrutin de 2021. Cet amendement, malgré l’insatisfaction qu’il génère, devrait permettre à M. Museveni de maintenir sa mainmise sur le pouvoir. Régulièrement accusée de maintenir son emprise au prix de la réduction au silence des dissidences politiques, l’administration du président a suscité la critique à l’été 2018, suite aux arrestations et à la torture présumée de plusieurs figures éminentes de l’opposition, dont Robert Kyagulanyi (plus connu sous le nom de Bobi Wine), chanteur devenu politicien. Suite à son arrestation, ce dernier a pris de l’importance sur le plan domestique et a attiré l’attention de la communauté internationale sur les réponses de plus en plus musclées à la dissidence. Le manque de liberté politique s’adjoint au mécontentement à l’égard de la corruption et de la lenteur des progrès du niveau de vie comme source de tensions sociales. Le pays doit également composer avec la fragilité politique et sécuritaire à ses frontières (Sud-Soudan, République démocratique du Congo). Fournisseur du principal contingent de la mission de l’UA en Somalie (AMISOM), le pays figure également parmi les cibles potentielles du terrorisme islamiste, comme l’a démontré l’attaque de Kampala en 2010 (plus de 70 victimes). Le poids de la bureaucratie reste un obstacle pour les entreprises et constitue une faiblesse persistante de l’environnement des affaires.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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