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Sénégal

Sénégal

Population 16,3 millions
PIB par habitant 1 441 $US
A4
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 7,1 6,7 6,1 4,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,3 0,5 -0,5 1,5
Solde public / PIB (%) -3,0 -3,6 -3,7 -3,0
Solde courant / PIB (%) -7,3 -8,8 -8,2 -9,2
Dette publique / PIB (%) 60,6 63,3 64,4 64,6

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Dynamisme économique lié à la mise en œuvre de grands projets d’investissement
  • Soutien des bailleurs de fonds dans le cadre du Plan Sénégal émergent
  • Progrès en termes de climat des affaires et de gouvernance
  • Solides antécédents en matière de stabilité politique
  • Importantes réserves de pétrole et de gaz naturel au large des côtes sénégalaises

POINTS FAIBLES

  • Croissance et exportations soumises aux aléas climatiques et à l’évolution du cours des produits de base
  • Insuffisance des infrastructures (énergie, transports)
  • Déficit extérieur important
  • Faible niveau de richesse par habitant, chômage et disparités régionales

Appréciation du risque

Des perspectives de croissance solides

En 2019, la croissance a ralenti, en lien avec l’incertitude politique et un léger ralentissement de l’investissement et de la consommation publics. Toutefois, en 2020, elle devrait augmenter, à mesure que ces deux leviers reprennent de l’allant. Ils seront principalement soutenus par l'exécution de la seconde phase du Plan Sénégal émergent (PSE), qui devrait créer un effet d’entraînement pour l’investissement du secteur privé. Les perspectives d’exploitations pétrolières et gazières, dont la production commerciale pourrait débuter en 2022, le draineront notamment. L’investissement privé concernera également la construction et l’amélioration du réseau d’infrastructures d’énergie et de transports, et le développement des secteurs des TIC, du textile et de l’agriculture. Bien qu’exposé aux risques climatiques, l’activité de ce dernier bénéficiera des efforts de modernisation de la filière. Avec plus de 50 % des ménages qui continuent de dépendre des revenus générés par l’agriculture, la consommation privée devrait également soutenir la croissance. La dynamique de la consommation intérieure et du tourisme tirera les activités de commerce. L’amélioration de la fiabilité de l'approvisionnement en énergie et le développement des zones économiques spéciales (Diamniadio, Diass ou Sandiara) pourraient participer à l’accroissement de l’activité industrielle. La contribution de la balance commerciale à la croissance sera contrainte par la base d’exportation relativement faible du pays et, surtout, par la probable augmentation des importations.

 

Les défis budgétaires s’intensifient

En 2020, le déficit budgétaire devrait revenir au niveau de la norme communautaire de l’UEMOA (3 % du PIB), après avoir été grevé en 2019 par le règlement d’impayés de la Société nationale d’électricité (Senelec), représentant environ 0,7 % du PIB. La politique budgétaire devrait être influencée par les efforts visant à améliorer la pression fiscale : les recettes représentent environ 16 % du PIB, un niveau encore inférieur à l’objectif communautaire fixé à 20 %. Le gouvernement entend notamment poursuivre la modernisation de l’administration douanière. Du côté de la dépense, la masse salariale de l’État et surtout le paiement du service de la dette continueront d’absorber une large proportion des ressources budgétaires. Aussi, le gouvernement devrait entreprendre une rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’État pour réduire le poids des dépenses courantes et, ainsi, libérer des ressources pour celles d’investissement en capital. Bien que le risque de surendettement reste mesuré, la détérioration des différents indicateurs de la dette, et particulièrement de ceux relatifs à son service, devrait justifier une stratégie d’emprunt plus prudente.

 

En 2020, le déficit du solde courant se détériorerait, dans le sillage de l’amplification du déficit commercial. Bien que la hausse des exportations soit susceptible de se poursuivre (produits halieutiques et or notamment), l’alourdissement de la facture d’importations en biens d’équipements, particulièrement en lien avec les projets d’hydrocarbures, pèsera sur le solde. Ces mêmes raisons devraient également être à l’origine de la détérioration du léger déficit des services, malgré l’apport des recettes touristiques. Les rapatriements des revenus des investissements étrangers et le paiement des intérêts sur la dette publique grèveront encore le solde des revenus. Les envois de fonds des travailleurs expatriés à l’étranger alimenteront l’excédent du compte des transferts, malgré une baisse imputable au ralentissement de la conjoncture économique mondiale. Le déficit devrait continuer d’être financé par la dette, malgré une progression des IDE.

 

Un second mandat et des attentes élevées pour le président

En février 2019, le président Macky Sall a été confortablement réélu, obtenant 58,3 % des voix dès le premier tour de l’élection, confirmant la victoire de la coalition Unis pour le même espoir (Benno Bokk Yakaar ou BBY) aux élections législatives tenues en 2017. Cette réélection lui permettra notamment d’exécuter la seconde phase du PSE, qui comprend un volet sur l’amélioration d’un climat des affaires encore difficile (123e sur 190 pays). En dépit de cette victoire, la frustration de la population face à la perception d’un niveau de vie qui ne progresse pas suffisamment rapidement reste présente. Le climat social s’est particulièrement tendu suite aux accusations visant le frère du président, Aliou Sall, suspecté d’avoir touché des commissions liées à l’attribution de champs gaziers et pétroliers en 2012. Cette affaire, qui alimente la perception de corruption, a été à l’origine de plusieurs manifestations. En revanche, fin 2019, le rapprochement entre Macky Sall et Abdoulaye Wade, son prédécesseur au poste de président, suivi de la grâce présidentielle accordée à Khalifa Sall, ex-maire de Dakar condamné en mars 2018 à cinq ans d’emprisonnement pour des accusations de détournement de deniers publics, semblent témoigner d’un effort pour désamorcer les tensions sociales nées des préoccupations liées à la perception d’une consolidation du pouvoir du président. Par ailleurs l’insécurité aux frontières avec le Mali et la Mauritanie, et dans la région de Casamance resteront des sujets de préoccupation.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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