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Sierra Leone

Sierra Leone

Population 7,6 millions
PIB par habitant 539 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 3,5 5,0 4,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 18,2 16,9 15,7 13,0
Solde public / PIB (%) -11,3 -7,9 -7,4 -6,7
Solde courant / PIB (%) -21,5 -20,1 -15,2 -12,9
Dette publique / PIB (%) 57,4 60,8 62,6 63,9

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (fer, diamant, rutile, or)
  • Production de café, riz, cacao
  • Soutien financier du FMI
  • Potentiel touristique
  • Activité portuaire importante amenée à se développer

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité aux conditions climatiques
  • Forte dépendance aux cours des matières premières
  • Corruption, droits de propriété insuffisamment protégés
  • Difficultés d’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises
  • Infrastructures insuffisantes, défaillance du système de santé
  • Risque de résurgence de l’épidémie de virus Ebola
  • Extrême pauvreté, chômage important

Appréciation du risque

Léger ralentissement de la croissance

En 2020, la Sierra Léone devrait connaître un léger tassement de sa croissance économique. L’activité des industries extractives (62 % des exportations) pourrait rester contrainte par la faible progression de la production de minerai de fer, en raison de l’annulation du permis d’exploitation minière d’une filiale du groupe Gerald qui exploitait le site de Marampa. La production de diamant devrait évoluer favorablement, grâce à la mise en exploitation du site de Tongo, prévue début 2020. Ces performances contrastées dans le secteur minier devraient se traduire par une contribution restreinte à la croissance. De plus, cette dernière continuera de souffrir de contraintes d’approvisionnement en électricité, du manque d’infrastructures et de l’environnement des affaires dégradé qui affaibliraient les investissements dans le secteur. La reprise des projets routiers financés par des fonds publics et des programmes gratuits d’éducation et de santé de qualité devrait soutenir l’investissement public en 2020, tandis que l’investissement privé sera stimulé par les investissements étrangers directs dans l’agriculture (les investissements de Dole dans le pipeline pour un montant de 40 millions USD) et dans la pêche. En outre, les récentes réformes visant à libéraliser le marché des intrants en encourageant la participation du secteur privé aux marchés des engrais et des semences devraient accroître la production. La consommation privée sera soutenue par la relance attendue de la production agricole mais risquerait d’être affaiblie par une inflation élevée, et supérieure au critère de convergence établi par la communauté économique ouest-africaine (taux d’inflation annuel de 10 % maximum). Dans ce contexte, la banque centrale du pays devrait poursuivre le resserrement de la politique monétaire, entamé à la fin de l’année 2016, dans le but de limiter sa progression.

 

Poursuite de l’assainissement des finances publiques

Conformément à la Facilité élargie de crédit de 172 millions USD (4,5 % du PIB) conclu avec le FMI (sur 2018/2022), le gouvernement s’efforcera d’atteindre des objectifs de réduction du déficit et d’allègement de la dette. Cela devrait passer par la réduction des dépenses et l’optimisation des recettes. Cette baisse des dépenses (22 % du PIB) proviendra d’un meilleur contrôle des salaires des départements ministériels et agences de l’État. Les améliorations dans les marchés publics et la hiérarchisation des dépenses y contribueront aussi. La majeure partie de l’augmentation prévue des recettes (14 % du PIB) devrait provenir de l’introduction de caisses enregistreuses électroniques, du recouvrement rigoureux des impôts des sociétés et des particuliers ainsi que de l’amélioration du recouvrement des arriérés. Malgré les efforts pour atténuer la hausse de la dette, elle demeure conséquente et 63 % étaient détenus par des non-résidents en 2018. Les intérêts de la dette ont absorbé 13,7 % des recettes de l’État.

 

En 2020, le déficit commercial (14,6 % du PIB en 2018), devrait se réduire, grâce à la hausse des exportations agricoles (huile de palme, café et cacao). Ces dernières avec la pêche (23 % des exportations) devraient croître, soutenues par les flux d’investissements étrangers directs dans le secteur agricole. Les exportations dans les industries extractives devraient être modérées. Le pays demeure néanmoins dépendant des importations d’énergie, de biens d’équipement et de produits alimentaires, le système agricole étant essentiellement tourné vers l’exportation. Le déficit des services (7,1 % du PIB en 2018), ainsi que celui des revenus (2,2 % du PIB), liés à la présence des investisseurs étrangers, pèseront également. Le déficit de la balance courante devrait être en partie financé par les entrées d’IDE (5,5 % du PIB), en particulier dans l’agriculture et les mines. En outre, les transferts des expatriés avec les prêts bilatéraux et les dons (soit au total 10,6 % du PIB) vont financer grandement ce déficit, ce qui contribuera à stabiliser le taux de change flexible face au dollar et à maintenir à moyen terme une couverture des réserves à 3,5 mois d’importations.

 

Une majorité au Parlement pour le pouvoir

Le Parti populaire sierra-léonais (SLPP) au pouvoir domine le paysage politique. Il contrôle la présidence, sous la direction de Julius Maada Bio, et dispose d’une faible majorité au Parlement. En effet en juin 2019, la Haute Cour a décidé de révoquer les sièges de dix membres du Parlement affilié au « Congrès de tout le Peuple » (APC, le principal parti d’opposition) et en a remplacé neuf par des membres du SLPP. Le gouvernement poursuivra donc l’exécution du Plan national de développement (PND) du pays, qui donne la priorité à la stabilité macroéconomique, au développement des infrastructures et au maintien des principaux programmes sociaux, notamment le programme phare d’éducation gratuite, et à la santé et la protection sociale. Le gouvernement intensifie également sa lutte contre la corruption, engagée en début de mandat. Un rapport du ministère des finances a dévoilé plusieurs faits de détournements de fonds public d’un montant de 1,036 milliard USD, réalisés sous l’administration de l’ex-président Ernest Bai Koroma. Une commission d’enquête a été créée en octobre 2018 et a commencé les auditions en février 2019.
La suspension de la licence d’exploitation minière de SL mining sur le site de Marampa et l’interdiction d’exporter les minerais pourraient se répercuter sur l’environnement des affaires, déjà détérioré. En effet, la Sierra Leone est classée au 163e rang sur 190 pays dans le classement Doing Business 2020.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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