Coface Group
Uruguay

Uruguay

Population 3,5 millions
PIB par habitant 16 942 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 1,7 2,7 1,9 0,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 9,6 6,1 8,3 7,7
Solde public / PIB (%) -3,9 -3,5 -3,9 -3,9
Solde courant / PIB (%) 0,8 1,5 0,6 -1,2
Dette publique / PIB (%) 61,6 65,7 68,3 69,7

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Abondantes ressources agricoles et forestières
  • Homogénéité sociale et stabilité politique
  • Politique active de réformes (environnement des affaires, finances publiques, couverture sociale)
  • Investissements directs étrangers conséquents
  • Membre du Mercosur, relations commerciales privilégiées avec l’UE et les États-Unis

POINTS FAIBLES

  • Économie vulnérable aux cours des matières premières (soja, viande, produits laitiers)
  • Dépendance à la conjoncture argentine, brésilienne et chinoise
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Compétitivité réduite par une forte inflation
  • Endettement public (atténué par une maturité allongée et de moins en moins en dollars)

Appréciation du risque

Poursuite du ralentissement, dans un environnement défavorable

En 2018, la croissance uruguayenne a ralenti en raison des conditions météorologiques et du contexte régional défavorable (récession en Argentine et atonie au Brésil). La sécheresse a fortement affecté le secteur agricole, notamment la production de soja, dont les exportations ont chuté. En 2019, l’inflation diminuera progressivement, mais restera au-dessus de la cible (3 %-7 %), entraînant une stagnation voire un recul du pouvoir d’achat des ménages, les hausses de salaires ayant été fixées par convention entre 6 % et 8 %, selon le dynamisme du secteur. Aussi la croissance devrait-elle rester limitée en dépit de la progression de l’investissement en lien avec le début, au premier semestre, des travaux dans le cadre du projet d’infrastructure ferroviaire Ferrocarril Central visant à faciliter l’acheminement des marchandises jusqu’au port de Montevideo (financement public-privé estimé à 800 millions USD). Ce projet s’inscrit, notamment, dans les négociations avec le groupe finlandais UPM pour l’éventuelle construction d’une troisième usine de pâte à papier, qui serait l’investissement privé le plus important jamais réalisé en Uruguay (4 milliards USD). Une décision doit être annoncée par UPM à ce sujet avant février 2020. Par ailleurs, l’Argentine (première source d’IDE et de touristes) ayant été affectée l’an dernier par une crise de grande ampleur dont les effets continueront de se faire sentir en 2019, la contribution extérieure à la croissance devrait rester négative malgré la légère accélération de la demande brésilienne.

 

Report de l’objectif de déficit public de 2019 à 2020

Les comptes publics se sont à nouveau dégradés en 2018, grevés par la faiblesse de l’activité qui a affecté les recettes fiscales. La croissance ne rebondissant pas en 2019, les recettes devraient rester atones. En outre, 2019 étant une année électorale, les dépenses devraient continuer à progresser. Par conséquent, le déficit restera important, nettement au-dessus de l’objectif de déficit public de 2,5 % figurant dans le programme de consolidation budgétaire de la loi de finance quinquennale de 2015. Dans ce contexte, le gouvernement a reporté à 2020 l’atteinte de cet objectif qui dépendra, donc, du prochain gouvernement. Si la dette publique est importante et sur une pente ascendante, les autorités ont progressivement accru la part libellée en monnaie locale et détenue par des résidents (plus de la moitié au deuxième trimestre de 2018, contre à peine 30 % en 2007) et allongé sa maturité moyenne (13 ans), atténuant ainsi sa vulnérabilité.

Par ailleurs, l’excédent commercial s’est réduit en 2018 en raison, d’une part, de la chute des exportations agricoles et énergétiques provoquée par la sécheresse, et, d’autre part, de la hausse des importations de biens intermédiaires et d’équipement en lien avec la reprise de l’investissement. En 2019, les exportations devraient progresser grâce au rebond de la production agricole et à l’amélioration de la conjoncture au Brésil, principal partenaire à l’exportation de l’Uruguay avec la Chine. Toutefois, en parallèle, les importations devraient continuer à croître plus rapidement, dans le sillage de l’investissement. De plus, la balance des services devrait être particulièrement affectée en 2019 par la chute du pouvoir d’achat des Argentins (60 % des touristes) en raison de la considérable dépréciation du peso argentin l’an dernier. À l’inverse de la balance des biens et services, la balance des revenus est structurellement déficitaire en raison du rapatriement des dividendes générés par les IDE. La balance courante devrait se dégrader et devenir négative en 2019.

 

Élections générales 2019 particulièrement indécises

À l’aube de sa dernière année de mandat, le président Tabaré Vazquez, issu de la coalition de centre-gauche Frente Amplio (FA), est confronté à la forte baisse de sa popularité (25 % d’approbation en septembre 2018), principalement en raison des difficultés économiques. Les élections présidentielles et législatives d’octobre 2019 − auxquelles il ne pourra se présenter, car la Constitution du pays interdit les mandats consécutifs − s’annoncent indécises : selon l’ensemble des sondages réalisés à un an du scrutin, le FA serait au coude-à-coude avec le parti d’opposition de droite (Partido Nacional), chacun obtenant près de 30 % des voix au premier tour. Par ailleurs, les élections internes de juin pour désigner le candidat de chaque parti s’annoncent également indécises. À droite, si le candidat défait de l’élection de 2014, Luis Lacalle Pou, semble tenir la corde, plusieurs autres candidats se sont également déclarés. À gauche, les perspectives sont d’autant plus indécises que la coalition au pouvoir est divisée entre l’aile communiste, incarnée par Oscar Andrade, et l’aile modérée du président Vazquez, que défendent, entre autres, le maire de Montevideo, Daniel Martinez, et la ministre de l’Industrie, Carolina Cosse. L’Uruguay reste toutefois un pays particulièrement stable politiquement.

Enfin, malgré une importante marge de progression en termes de transparence financière, l’Uruguay est l’une des destinations privilégiées pour les IDE dans la région, grâce à un environnement des affaires globalement favorable.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Haut de page
  • English
  • Français