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Guyana

Guyana

Population 0,8 million
PIB par habitant 4578 $US
D
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,4 2,1 3,4 4,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,8 2,0 1,3 2,9
Solde public / PIB (%) -4,3 -4,4 -5,4 -5,0
Solde courant / PIB (%) 0,4 -6,7 -6,1 -4,3
Dette publique / PIB (%) 50,7 52,2 57,0 57,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Investissements publics significatifs dans les infrastructures et les télécommunications
  • Perspectives minières, hydroélectriques et agricoles attractives pour les investisseurs
  • Exploitation de réserves pétrolières au large du Guyana à partir de 2020
  • Membre du CARICOM (Caribbean Community and Common Market)

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’exploitation d’or, de bauxite, de sucre, de riz et de bois
  • Déficience des infrastructures, de transport, de l’éducation et de la santé
  • Sensibilité aux aléas climatiques (région fortement touchée par les ouragans)
  • Dispute territoriale avec le Venezuela
  • Dépendance aux bailleurs internationaux
  • Criminalité liée au trafic de drogues sur fond de pauvreté et de corruption

Appréciation du risque

Passage progressif d’une économie agricole et minière à une économie pétrolière

La croissance devrait continuer de progresser en 2019 du fait d’investissements publics et privés conséquents (17 % du PIB en 2017), et grâce à la performance des industries agricoles et extractives. Le gouvernement a lancé en 2017son Programme d’Investissement dans le Secteur Public (PSIP) représentant 2,5 % du PIB, destiné à la construction de routes et d’installations électriques. Ces investissements publics, qui ont atteint leur plus haut niveau en 2018, devraient se poursuivre en 2019. Le secteur de la construction en bénéficiera.

Un gisement offshore a été découvert par la compagnie américaine Exxon-Mobil au large des côtes guyaniennes. De nouvelles explorations menées en 2018 ont conclu à une quantité de pétrole estimée beaucoup plus élevée que celle annoncée en 2017, soit 3,2 milliards de barils de pétrole. Ce secteur deviendra, à terme, un facteur clé de la croissance en 2020 (extraction de 120 000 barils par jour). Pour le moment, la croissance demeure liée aux industries agricoles (riz, sucre), piscicoles (crevettes) et extractives (or et bauxite) dont la production est largement destinée à l’exportation. Le secteur agricole a connu une expansion de 3,4 % en 2018 et ses performances en 2019 resteront dépendantes des conditions climatiques. L’exploitation du sucre devrait continuer de décliner, mais serait compensée par de bonnes performances dans la production de riz et de bois. La mise en place d’une nouvelle variété de riz à haut rendement et la forte croissance du crédit dans l’industrie forestière maintiendraient la contribution positive de ces deux secteurs à l’activité économique en 2019.

L’inflation devrait s’accélérer du fait de l’augmentation du prix des matières premières qui en est une des composantes principales. De fait, la consommation des ménages (65 % du PIB en 2017) pourrait diminuer dû à une baisse du pouvoir d’achat.

 

En attendant les recettes du pétrole, les déficits demeurent

Les pouvoirs publics continuent de mener une politique fiscale expansionniste marquée par des dépenses publiques importantes dans les infrastructures et la restructuration du secteur sucrier. Le déficit budgétaire devrait légèrement diminuer du fait d’une réduction des subventions accordées à l’entreprise d’État de production de sucre GuySuCo (qui bénéficiait d’aides équivalentes à 1-2 % du PIB ces trois dernières années). Par ailleurs, une augmentation des recettes publiques serait permise par une meilleure collecte des taxes à la suite d’un effort de modernisation du fonctionnement de l’administration fiscale. Le risque lié à la soutenabilité de la dette devrait être contrebalancé par les futures recettes issues de l’exploitation de pétrole qui s’élèveraient à 2,6 % du PIB en 2020 et augmenteraient les années suivantes (4,1 % du PIB en 2021). La part extérieure de la dette représentait 35,5 % du PIB en 2017.

Concernant les comptes extérieurs, le pays a un déficit commercial structurel avec des importations essentiellement composées de carburant et de biens d’équipement, et des exportations d’or brut (52 %), de riz (16 %) et de bauxite (9 %). La balance des services est également structurellement déficitaire (9 % du PIB en 2017). Toutefois, le déficit courant devrait se réduire avec une diminution des importations de carburant couplée à une progression des exportations d’or. Il est majoritairement financé par les IDE à destination du secteur minier et pétrolier (6 % du PIB en 2017). De plus, les transferts des travailleurs guyanais à l’étranger représentaient 9,2 % du PIB en 2017. La flexibilisation du taux de change demeure au programme des autorités monétaires afin d’améliorer l’ajustement aux chocs exogènes et préserver les réserves de change (environ trois mois d’importation en 2017).

 

Renforcement institutionnel dans un climat politique sous tension

Après plus de 20 ans au pouvoir, le parti indo-guyanien People’s Progressive Party/Civic (PPP/C) a cédé sa place à la coalition multi-ethnique menée par deux partis, le APNU et le AFC, lors des élections présidentielles de 2015. Elle est dirigée par le président David Granger et dispose de la majorité au Parlement. Le gouvernement a mené des réformes structurelles afin d’améliorer l’environnement commercial et lutter contre la corruption de sorte à maximiser les opportunités liées à l’exploitation pétrolière (une nouvelle entité de contrôle de l'industrie pétrolière et gazière a été créée en remplacement de la commission géologique et minière). Les tensions ethniques persistent néanmoins et pourraient s’intensifier avec les prochaines élections de mai 2020, qui pourraient être avancées suite au vote de non-confiance du parlement à l’encontre du gouvernement. L’environnement des affaires demeure risqué : le pays s’est classé 134e sur 190 pays dans le classement Doing Business 2019 de la Banque Mondiale.

En dépit d’une décision internationale fixant les frontières actuelles, Nicolas Maduro, le président vénézuélien, a affirmé en 2015 la souveraineté de son pays sur près des deux tiers du territoire et de la zone maritime du Guyana. Ceci est intervenu après l’annonce de la découverte du gisement pétrolier au large des côtes du Guyana, situé dans la zone contestée, réveillant une controverse de plus d’un siècle. Une période de négociation avait été accordée aux deux pays par l’ONU (jusqu’à fin 2017), mais n’a pas permis de résoudre le conflit, l’affaire revient désormais à la CIJ.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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