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Guyana

Guyana

Population 0,8 million
PIB par habitant 6 953 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 5,4 43,5 20,4 48,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,1 0,7 3,2 2,7
Solde public / PIB (%) -2,8 -8,0 -7,2 -2,1
Solde courant / PIB (%) -54,4 -14,5 -16,8 13,8
Dette publique / PIB (%) 43,9 51,4 47,0 36,2

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Des perspectives attrayantes pour les investisseurs dans le secteur minier, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture
  • D'abondantes réserves de pétrole et de gaz en mer, en cours d'exploitation depuis 2020
  • Membre de la Communauté et du marché commun des Caraïbes (CARICOM)

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l'égard des ressources naturelles (or, bauxite, sucre, riz, bois et, surtout, pétrole depuis 2020)
  • Insuffisance des infrastructures de transport, d'électricité, d'éducation et de santé
  • Main-d'œuvre locale peu qualifiée et émigration massive de travailleurs qualifiés
  • Sensibilité aux événements climatiques (région gravement touchée par les ouragans)
  • Dépendance à l'égard des créanciers internationaux
  • Taux de criminalité élevé lié au trafic de drogue, dans un contexte de pauvreté et de corruption (classé 83/180 par l'indice de perception de la corruption de Transparency International en 2020).

Appréciation du risque

L’essor du secteur pétrolier, moteur d'une croissance vertigineuse

En 2022, l'activité continuera d'afficher de brillantes performances, avec une croissance nettement supérieure à celle des pays voisins, notamment grâce au récent essor soutenu du secteur énergétique local et à la forte hausse des prix du pétrole à travers le monde, qui ont également stimulé les services connexes, la construction, l'investissement privé et les exportations. Depuis que la compagnie américaine Exxon-Mobil a découvert un champ pétrolier offshore au large des côtes du Guyana en 2015, les explorations ont révélé des quantités encore plus grandes de pétrole. En effet, en octobre 2021, la société a relevé son estimation des ressources récupérables découvertes à environ 10 milliards de barils équivalents pétrole. De plus, la hausse des recettes fiscales pétrolières permettra au gouvernement d’accroître les dépenses sociales ainsi que les investissements publics. Enfin, la manne pétrolière et la réouverture de l'économie (grâce à la campagne de vaccination COVID-19) devraient également contribuer à l'augmentation de la consommation des ménages (69 % du PIB). Les risques à la baisse sont liés à la possible émergence de nouvelles souches de la COVID-19, à l'évolution des prix du pétrole et à d'éventuelles menaces pour la stabilité sociale, sur fond de frictions historiques entre les Indo-Guyaniens et les Afro-Guyaniens.

 

Le pétrole permettra à la balance courante de devenir excédentaire et au déficit budgétaire de se réduire

Le déficit de la balance courante devrait se transformer en un excédent en 2022, principalement grâce à la balance commerciale positive, car les prix élevés du pétrole et la hausse de la production soutiendront les exportations. Cela devrait compenser la hausse des importations de biens d'équipement, notamment l'augmentation des achats de machines et d'équipements pour les activités pétrolières et l’accroissement des investissements publics. Quant aux investissements directs étrangers (33 % du PIB), ils devraient progresser grâce aux investissements dans le secteur de l'énergie. Par ailleurs, les réserves de change s'élevaient à 819 millions USD en septembre 2021 (soit l'équivalent de seulement 1,9 mois d'importations). À l'avenir, le passage attendu d’un déficit de la balance courante à un excédent en 2022 et le fort afflux d'IDE pourraient contribuer à améliorer la position des réserves internationales du pays. En outre, le Fonds pour les ressources naturelles de la république coopérative du Guyana, s'élevait à 267,7 millions USD à la fin mars 2021. Enfin, au troisième trimestre 2021, la dette publique extérieure s'élevait à 1,3 milliard USD (soit 25 % du PIB de 2020), dont 64 % à des organismes multilatéraux.

 

Dans le domaine fiscal, le gouvernement a maintenu un déficit élevé en 2021. Celui-ci a été soutenu par l'augmentation des investissements publics et des dépenses liées à la COVID-19 encore élevées. En 2022, le déficit budgétaire se réduira considérablement, dans le sillage de la forte croissance attendue du PIB. Les prix favorables du pétrole soutiendront les recettes fiscales et feront plus que compenser la hausse des dépenses publiques. Alors que les dépenses liées à la COVID-19 sont appelées à diminuer, le gouvernement continuera de profiter de la manne générée par le secteur pétrolier pour soutenir l'expansion d'autres activités (notamment les travaux publics).

 

Le gouvernement s'est concentré sur la recherche de conditions plus favorables pour les futurs contrats pétroliers et sur l'amélioration du réseau électrique local

Le président Irfaan Ali, du Parti progressiste populaire/civique (PPP) de centre gauche, a pris ses fonctions en août 2020. Il a succédé à David Granger, qui était à la tête d'une coalition multiethnique, le People's National Congress ou PNC, dirigée par l'APNU et son jeune allié, l'AFC. Il existe des frictions historiques entre les deux principaux partis (le PPP et l'APNU). Alors que la communauté indo-guyanienne soutient largement le PPP, la population afro-guyanienne est favorable à l'APNU ou à l'AFC. Le parti de M. Ali dispose de 33 sièges au Parlement, ce qui lui confère la majorité à l'Assemblée nationale, qui compte 65 sièges (la coalition APNU+AFC ayant 31 sièges). Depuis sa prise de fonction, le gouvernement de M. Ali a assoupli ses critiques sur l'accord de partage de la production conclu en 2016 par l'APNU avec ExxonMobil (considéré comme outrageusement favorable à la société). En août 2021, il a plutôt déclaré son intention d'augmenter les redevances pétrolières dans le cadre d'un nouvel accord de partage des bénéfices dans le cadre des futurs projets de brut et de gaz, tout en renforçant dans le même temps les réglementations environnementales. En outre, le gouvernement en place vise également à améliorer un réseau électrique à la fois coûteux et inefficace, tout en réduisant sa dépendance envers le pétrole raffiné importé et en remédiant à des pannes constantes. La stratégie pour une énergie plus propre, annoncée en octobre 2021, prévoit la modernisation des lignes de transport et de distribution, la construction d'une centrale électrique au gaz alimentée par un gazoduc de 220 kilomètres avec des champs offshore, et l’accroissement de la capacité hydroélectrique. Elle a recherché des investissements privés pour lancer la construction de la centrale en 2022. Dans un second temps (2027-2032), la demande serait également satisfaite par des projets solaires et éoliens, en lieu et place des centrales au fioul. En ce qui concerne le différend frontalier historique avec le Venezuela, il est peu probable qu'il soit résolu à court terme. En septembre 2021, le président vénézuélien Nicolás Maduro et le chef de l'opposition Juan Guaidó ont convenu que la région d'Essequibo, riche en pétrole, que la république de Guyana revendique comme sienne, appartient au Venezuela et ont contesté la compétence de la Cour internationale de justice dans le règlement de ce différend.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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