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Koweït

Koweït

Population 4,6 millions
PIB par habitant 30 969 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB * (%) -3,5 1,2 0,6 3,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,5 0,6 1,5 2,2
Solde public / PIB (%) 6,3 8,7 6,7 3,8
Solde courant / PIB (%) 8,0 14,4 8,2 6,8
Dette publique / PIB (%) 20,7 14,7 15,2 17,4

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année 2020 allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2021.

POINTS FORTS

  • Vastes réserves financières compensant la faiblesse des prix du pétrole, une position extérieure créditrice grâce aux investissements à l’étranger
  • Progrès dans les efforts de diversification économique
  • Faible inflation, niveau de vie élevé
  • Faible mécontentement social

POINTS FAIBLES

  • Dépendance encore forte vis-à-vis du pétrole en termes d’exportations et de recettes budgétaires
  • Lenteur des réformes économiques
  • Économie dominée par l’État, bureaucratie désespérément lente pour le secteur privé
  • Frictions politiques entre les pouvoirs exécutif et législatif

Appréciation du risque

Les dépenses publiques soutiendront la croissance

Les performances du Koweït en termes de croissance ont été mises à mal en 2019 en raison de la baisse des prix du pétrole et du plafonnement de la production dans le cadre de l’accord OPEP+. En cas de maintien du plafond de production et de prix aussi bas, les performances du pays en matière de croissance resteront sous pression, puisque le pétrole représente près de la moitié du PIB. Pourtant, ces effets devraient être relativement compensés par des dépenses budgétaires vigoureuses. La consommation privée, qui représente environ 40 % du PIB, restera forte, si les salaires du secteur public (17 % du PIB) restent intacts et si le gouvernement s’abstient d’introduire des mesures d’austérité budgétaire. Une légère reprise des activités non pétrolières, telles que les services, l’industrie et la construction, grâce aux projets d’infrastructure (chemins de fer, port de Moubarak Al-Kabeer, aéroport international et élargissement de la voie express Fahaheel), soutiendra également la croissance économique. Néanmoins, l’augmen­tation de l’investissement restera globalement limitée tandis que la croissance des exportations sera léthargique en raison des réductions de production induites par l’OPEP. En effet, environ 90 % des recettes d’exportation proviennent de la vente d’hydrocarbures. L’inflation devrait enregistrer une légère progression en 2020 sous l’effet de fortes mesures de relance budgétaire, mais elle restera modérée. La Banque centrale du Koweït abaisse son taux directeur plus lentement que la Réserve fédérale américaine. En 2019, cette dernière a baissé ses taux trois fois, alors que la Banque centrale du Koweït ne les a abaissés qu’une seule fois en octobre. Cette tendance devrait se poursuivre en 2020.

 

D’importantes réserves financières sont en place, mais les besoins de financement restent significatifs

La hausse des prix du pétrole en 2017 et en 2018 a aidé le Koweït à améliorer son solde budgétaire global. Le pays bénéficie de l’un des prix d’équilibre budgétaire les plus bas du CCG, estimé à 54,7 USD le baril selon le FMI. Selon la loi, 10 % du revenu annuel total est transféré au Fonds pour les générations futures (FGF) quels que soient le niveau des prix du pétrole et l’équilibre budgétaire global. Toutefois, les besoins de financement budgétaire, qui indiquent un déficit après transferts au FGF et avant la prise en compte des revenus d’investissement du FGF, affichent une tendance à la hausse. Le Koweït profiterait également d’efforts pour diversifier ses recettes fiscales qui dépendent actuellement, à hauteur d’environ 70 %, des recettes pétrolières. Pour ce faire, le pays devrait appliquer une taxe sur les produits du tabac, ainsi que sur l’énergie et les boissons gazeuses à partir d’avril 2020, et une taxe sur la valeur ajoutée de 5 % à partir d’avril 2021. Le Koweït continuera d’enregistrer un excédent de sa balance courante, les exportations de pétrole étant la principale source de ses revenus. Toutefois, le rythme de croissance du ratio de l’excédent des transactions courantes ramené au PIB devrait se ralentir, en ligne avec de faibles cours du pétrole. Avec la mise en œuvre du Plan national de développement du Koweït (KNDP), la demande d’importations liées aux activités de construction devrait augmenter, réduisant légèrement l’excédent commercial. Les envois de fonds des travailleurs émigrés représentent également une source de sorties de capitaux, puisqu’ils ont augmenté de 3,9 % à près de 14 milliards USD en 2018 par rapport à l’année précédente, une tendance qui pousse les autorités à discuter l’introduction d’une taxe de 5 % sur ces transactions. Les sorties financières se sont poursuivies en 2018, passant de 17 milliards USD en 2017 à 24 milliards USD en 2018.

 

Les risques politiques liés à la succession restent limités

Le Koweït est un émirat constitutionnel doté d’un système de gouvernement parlementaire. Le système politique repose sur un mélange de monarchie héréditaire et de démocratie. Le chef de l’État est l’Émir Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah qui nomme un Premier ministre. L’Émir, sur la recommandation du Premier ministre, nomme les ministres du cabinet. Actuellement, les risques liés à une succession perturbatrice demeurent limités. Le Parlement élu a un pouvoir important sur le processus d’élaboration des lois, défiant le gouvernement. Les frictions entre les pouvoirs exécutif et législatif continueront de représenter le principal risque pour la continuité de la politique du Koweït.

 

Dernière mise à jour : Mai 2020

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