Coface Group
Népal

Népal

Population 29,3 millions
PIB par habitant 848 $US
D
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 0,6 8,0 5,0 5,2
Inflation (moyenne annuelle, %) 10,0 4,5 4,2 5,0
Solde public / PIB (%) * 1,4 -3,3 -3,5 -4,6
Solde courant / PIB (%) 6,3 -0,4 -8,2 -6,3
Dette publique / PIB (%) 27,9 26,4 29,7 35,4

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale 2019 de juillet 2018 à juin 2019.

POINTS FORTS

  • Les envois de fonds des expatriés soutiennent la consommation, principal moteur de la croissance
  • Un secteur des services dynamique, en particulier le tourisme
  • Soutien financier et technique de l’Inde et de la Chine
  • Bénéficiaire de sommes importantes d’aide internationale

POINTS FAIBLES

  • Fortement tributaire de l’agriculture et des conditions météorologiques
  • L’enclavement et la difficulté d’accès à de nombreuses régions du pays
  • Vulnérabilité aux catastrophes naturelles : l’économie est toujours affectée par les tremblements de terre de 2015
  • Faible productivité dans le secteur secondaire
  • Carences en infrastructures : pénuries d’électricité et de combustible
  • La récurrence des troubles politiques et de la violence

Appréciation du risque

La croissance s'essouffle mais reste forte

La consommation (76 % du PIB pour l'année fiscale 2016-2017) restera le principal moteur de la croissance. Elle devrait bénéficier de l'augmentation des transferts de fonds (27 % du PIB) des travailleurs expatriés grâce à l'appréciation du dollar américain, et d'un accord qui devrait être conclu en 2019 et qui permettra à nouveau l'expatriation des travailleurs en Malaisie. Elle bénéficiera également d'une politique fiscale accommodante pour les moyens et faibles revenus et d'une croissance rapide du crédit. Ces facteurs assureront une croissance du revenu disponible dans un contexte de chômage très élevé (près de 40 % en 2018, mais seulement 2,7 % en considérant l’emploi informel, y compris dans l'agriculture). Toutefois, le rythme de croissance restera contraint par la forte prévalence de la pauvreté et les tensions inflationnistes associées aux coûts élevés des transports. L'inflation sera encore renforcée en 2019 en raison de la hausse de l'inflation indienne, à laquelle la roupie népalaise est arrimée, et car les deux tiers des importations du pays proviennent de l'Inde. La croissance sera également stimulée par le secteur de la construction, grâce aux projets d'infrastructure et à la poursuite des efforts de reconstruction. La stabilité croissante de la scène politique et les réformes favorables aux entreprises devraient également accroître l'attractivité pour les investisseurs étrangers. En outre, l'agriculture – qui représente encore environ 70 % de l'emploi total et un tiers du PIB – bénéficiera d'une bonne saison de mousson en 2019. Alors que le gouvernement s'est fixé l'objectif d'une croissance de 8 % pour l'exercice 2018-2019, le scénario de référence de Coface est que cet objectif est trop ambitieux.

 

Bien qu'ils se réduisent, les déficits jumeaux restent élevés, alimentant ainsi la dette publique

Les faiblesses structurelles de l'administration, les sursauts récents pour la décentralisation et l'instabilité historique à la tête de l'État rendent les réformes et l'exécution budgétaire fastidieuses. Les réductions des dépenses seront limitées pour accommoder les franges les plus pauvres de la population et attirer des investisseurs (en particulier pour des projets hydroélectriques et des infrastructures de transport). Le gouvernement subventionnera également certains des prêts octroyés par les banques nationales qui participeront à stimuler l'éducation, la croissance de l'emploi et les exportations au cours de l'exercice 2018/19. Le déficit budgétaire diminuera grâce à l'augmentation des recettes liée à l'augmentation des taxes pour les franges les plus riches de la population, ainsi que des taxes sur l'alcool, le tabac, les produits de luxe et les véhicules. Toutefois, cela n'empêchera pas la dette publique d'augmenter, notamment en raison de la dépréciation de la monnaie en droits de tirage spéciaux (DTS), puisque près de la moitié de la dette publique totale est principalement due aux institutions internationales et libellée dans cette monnaie utilisée par le FMI.

Le Népal est fortement dépendant de l'Inde (65 % des importations et 57 % des exportations) et de la Chine. Le déficit commercial restera élevé car la production népalaise manque de diversité et de compétitivité. De plus, la dépréciation de la monnaie augmentera la facture des importations sans stimuler la croissance des exportations. La croissance des importations sera également liée aux importations de biens d'équipement pour les efforts de reconstruction liés au séisme de 2015, à la croissance de la consommation intérieure et à la hausse des prix mondiaux de l'énergie. Le déficit commercial ne sera pas compensé par les considérables envois de fonds des travailleurs expatriés ou par les recettes touristiques croissantes – mais encore relativement très faibles. Les réserves de change ont été érodées par le déficit fréquent de la balance courante, qui n'est pas compensé par les entrées de capitaux dans la balance des paiements, mais elles restent à un niveau satisfaisant (couvrant près de 10 mois d'importations en avril 2018).

 

Le nouveau gouvernement est de bon augure pour la stabilité politique

La nouvelle alliance de gauche entre les anciens rebelles maoïstes et le parti communiste libéral a permis la formation d'un gouvernement majoritaire après les élections de décembre 2018. C'est le premier gouvernement majoritaire en 19 ans. Depuis la fin de la monarchie en 2008, 10 gouvernements instables ont reflété la division du pays entre les deux factions de gauche et le parti du Congrès népalais. Le clivage reflète également des positions opposées concernant l'influence préférée des Chinois ou des Indiens. Le pays reste une zone d'influence contestée entre les deux géants de la région : il est le troisième principal bénéficiaire de l'aide indienne et fait également partie de l'initiative chinoise Belt and Road. Sous le nouveau gouvernement, le pays devrait se tourner davantage vers la Chine, bien que la lassitude croissante à l'égard de l'ampleur de l'endettement envers la Chine puisse limiter les nouveaux projets de construction. Sur le plan intérieur, la durabilité de la coalition n'a pas encore été prouvée, mais sa confortable majorité parlementaire devrait permettre l'adoption de lois qui pourraient améliorer l'environnement des affaires. La faiblesse de l'état de droit, la détérioration continue des libertés d'expression, les tensions ethniques, les niveaux élevés de pauvreté et les effets persistants du tremblement de terre catastrophique de 2015 demeureront les principales faiblesses du climat des affaires et des enjeux de gouvernance dans le pays.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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