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Paraguay

Paraguay

Population 7,1 millions
PIB par habitant 5 934 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 5,0 3,7 0,2 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,6 4,0 3,5 3,7
Solde public * / PIB (%) -0,9 -1,3 -2,3 -0,5
Solde courant / PIB (%) 3,1 0,5 -0,1 1,3
Dette publique / PIB (%) 19,5 21,5 23,7 22,6

(e) : Estimation. (p) : Prévision. *année fiscale 2020 ; de juillet 2019 à juin 2020.

POINTS FORTS

  • Secteur agricole développé (soja et viande bovine)
  • Abondantes ressources hydroélectriques
  • Politiques budgétaire et monétaire prudentes

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes (transport fluvial, routes, lignes électriques)
  • Dépendance au secteur agricole et à quelques partenaires commerciaux (notamment Brésil et Argentine)
  • Fragilité de la gouvernance (corruption et clientélisme)
  • Part importante d’informalité (40 % du PIB)
  • Vulnérabilités aux conditions climatiques

Appréciation du risque

Accélération de la croissance

La croissance devrait connaître une accélération en 2020. Elle sera portée par la consommation privée (65 % du PIB), la reprise des exportations agricoles et d’électricité au fur et à mesure que les conditions climatiques se normaliseront. Cette reprise du secteur agricole (50 % du PIB) soutiendra le secteur agroalimentaire, orienté essentiellement vers l’export. En outre, la relative bonne conjoncture au Brésil, principal partenaire commercial, pourrait profiter aux exportations. Néanmoins, les perspectives baissières de la croissance mondiale pourraient peser sur les exportations. Le dynamisme de l’assemblage des pièces automobiles (47 % des réexportations) et textiles (33 %) au sein des maquilas (zones franches d’exportations), grâce à une politique fiscale attractive pour les investisseurs étrangers, soutiendra les créations d’emplois et in fine le pouvoir d’achat des ménages. Le secteur de la construction plus dynamique, avec notamment la mise en œuvre du projet Rutas 2 et 7 au travers d’un partenariat public privé (PPP), d’un montant de 520 millions USD, y contribuera également. L’investissement privé, contraint plusieurs années par le manque d’infrastructures, devrait être relancé grâce à ces investissements dans les infrastructures routières mais aussi à la politique accommodante de la banque centrale. L’inflation devrait rester au centre de la fourchette cible (2-6 %) de la banque centrale, qui devrait poursuivre sa politique accommodante en cas de baisse supplémentaire de taux américains par la FED. Elle interviendrait également pour stabiliser le guarani, en cas de forte dépréciation.

 

Retour à la politique budgétaire prudente

Le budget 2020 prévoit une hausse de 6,6 % des dépenses. Le gouvernement devrait respecter sa politique budgétaire prudente fixée dans la loi de responsabilité fiscale qui limite le déficit à 1,5 % du PIB. La reprise de l’activité économique devrait participer à la hausse prévue des recettes fiscales (8 %) et financer la progression des dépenses publiques notamment dans l’éducation, la santé et la sécurité. Près de la moitié des dépenses prévues (47 %) sera affectée au paiement de la masse salariale, 17 % aux prestations sociales et 15 % à l’amélioration des infrastructures routières et électriques. Toutefois, le pays doit augmenter son assiette fiscale, les recettes fiscales représentant moins de 10 % du PIB. La dette publique devrait être contenue, même si elle sera financée sur les marchés internationaux.

Sauf conditions climatiques défavorables, la relative amélioration de la conjoncture du Brésil, principal partenaire commercial, devrait soutenir les exportations agricoles (53 % du total) et électriques (20 %), provenant des centrales hydroélectriques binationales d’Itaipú (Brésil) et Yacyretá (Argentine). L’excédent commercial sera modéré par la forte croissance des importations, en raison du dynamisme de la consommation des ménages et des investissements dans les infrastructures et les maquilas. La balance des services restera déficitaire et sera due à une importation croissante des services de transport. Les transferts des expatriés ne compenseront pas le rapatriement des dividendes, ce qui affaiblira l’excédent courant. Néanmoins, des entrées régulières D’IDE (1,75 % du PIB en 2018) en provenance des États Unis, de l’Espagne et du Brésil renforceront cet excédent. Les réserves de change resteront satisfaisantes, couvrant 6,9 mois d’importations.

 

Contexte socio-politique tendu

Le président, Mario Abdo Benítez, du Partido Colorado (PC), élu en avril 2018, a évité de justesse la destitution suite à des manifestations dans le pays. En effet, un accord controversé sur la centrale hydroélectrique d’Itaipú, rendu public fin juillet et annulé peu après, a provoqué de vives protestations anti-gouvernementales et déclenché une crise politique. Dans ce contexte, en plus d’une faible majorité au Sénat en raison de divisons avec une faction PC modérée alliée à l’ex-président, Horacio Cartes, le gouvernement ne devrait pas faire adopter les réformes structurelles telles que la simplification du droit des sociétés et la réforme des garanties immobilières. Les élections municipales programmées en novembre 2020 devraient confirmer cette impopularité grandissante du président.

Par ailleurs, l’environnement des affaires est devenu encore plus difficile, notamment en raison des faits susmentionnés, mais aussi de la persistance de l’importance de l’économie informelle et de la corruption. Le pays est classé au 125e sur 190 sur le classement Doing Business de la Banque Mondiale en 2020 et 132e sur 180 en matière de corruption selon Transparency International.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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