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Trinité-et-Tobago

Trinité-et-Tobago

Population 1,4 millions
PIB par habitant 16 638 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) -6,1 -2,6 1,0 0,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,1 1,9 2,0 2,3
Solde public / PIB (%) * -12,0 -11,0 -6,0 -4,6
Solde courant / PIB (%) -2,9 10,2 10,7 7,3
Dette publique / PIB (%) 57,6 60,9 62,5 63,5

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale d’octobre 2018 à septembre 2019.

POINTS FORTS

  • Sixième producteur mondial de GNL
  • Industrie pétrochimique (1er exportateur mondial de méthanol et d’ammoniac)
  • Taille importante du fonds souverain et des réserves de change
  • Pays leader du Caricom, la Communauté caraïbe
  • Main-d’œuvre bien formée et anglophone

POINTS FAIBLES

  • Économie de petite taille dépendante des hydrocarbures Secteur hors énergie (dont agriculture et tourisme) peu dynamique
  • Déclin prévisible des ressources énergétiques
  • Manque d’efficacité de l’action publique
  • Supervision insuffisante du secteur financier
  • Répartition inégale de la richesse et criminalité liée au trafic de drogue

Appréciation du risque

La fin de la récession se confirme

Après une récession de quatre ans due à une baisse du prix des hydrocarbures et une production moindre dans le secteur de l’énergie, la croissance est redevenue positive en 2018 et cette reprise devrait perdurer en 2019. L’activité économique est essentiellement liée au secteur de l’énergie (pétrole, gaz et pétrochimie), représentant 35 % du PIB et 70 % des exportations en 2017. Il a connu une expansion de 8 % en 2018 et de nouveaux projets en 2019 (dont la mise en fonctionnement de la plateforme gazière Angelin au large de la côte sud-est de Trinité) maintiendraient la bonne contribution du secteur à la croissance. Les autres secteurs, jusqu’à présent sous-développés, devraient légèrement participer à l’activité économique au travers du Programme d’investissement dans le Secteur Public lancé par le gouvernement et ayant pour objectif la transformation et la diversification de l’économie. En 2019, 2 % du PIB serait alloué à la construction de routes, l’amélioration d’infrastructures touristiques ou encore le développement du secteur agricole. Néanmoins, les investissements privés et la consommation resteraient contraints par un accès au crédit limité, la sphère publique accaparant une grande partie des capacités de financement du système bancaire domestique. Par ailleurs, le revenu des ménages devrait diminuer du fait d’une baisse des revenus de transferts des travailleurs expatriés, maintenant atone la demande domestique. L’inflation devrait rester sous contrôle, mais dépendra majoritairement du prix des produits alimentaires.

 

Maintien d’une politique budgétaire restrictive

Le solde budgétaire présente un large déficit qui devrait se réduire en 2019 du fait du maintien d’une politique budgétaire restrictive. Le déficit budgétaire provient essentiellement de dépenses incompressibles dans les salaires et traitements des fonctionnaires ainsi que des transferts et subventions prévus par la loi (55 % des dépenses totales en 2017). Toutefois, les dépenses devraient baisser en raison d’une réduction des subventions et transferts (2 % du PIB) et des biens et services publics (1 % du PIB). Par ailleurs, les recettes, provenant essentiellement du secteur de l’énergie (6 % du PIB), devraient augmenter avec la hausse de la production dans les industries gazières. Aussi, la mise en place de réformes fiscales par le gouvernement devrait améliorer la collecte d’impôts (finalisation de la réforme de la taxation de l'énergie et validation du projet de loi sur celle des biens immobiliers). Le financement du déficit serait effectué en puisant dans le fonds souverain du pays (Fonds du patrimoine et de stabilisation) et par des emprunts bancaires domestiques et sur les marchés internationaux à des taux d’intérêt élevés, aggravant la charge des intérêts à payer et la dette publique, dont la part extérieure représentait 17 % du PIB en 2017.

Concernant les comptes extérieurs, l’excédent du compte courant devrait diminuer en 2019. Il provient d’un excédent commercial avec des exportations essentiellement composées de pétrole brut et raffiné (27 %), de gaz naturel (22 %), de pétrochimie (27 %) et des importations de carburant (26 %) et de machines (28 %). La hausse des prix de l’énergie et de la production de gaz devrait maintenir l’excédent commercial en 2019. En revanche, la balance des services est structurellement déficitaire (6 % du PIB en 2017) et le déficit devrait s’accentuer en raison des coûts d'expédition qui dépasseraient les revenus du tourisme. Le compte financier enregistre de fortes sorties de capitaux (15 % du PIB en 2017), principalement dues à des acquisitions nettes de portefeuilles et d'autres instruments d'investissement par les résidents nationaux (14 % du PIB en 2017) et des sorties d’IDE (2 %). Dans ce contexte, les interventions de la banque centrale sont régulières afin de maintenir une parité fixe entre la monnaie nationale et le dollar nord-américain, et les réserves de changes devraient continuer de baisser en 2019 (elles représentaient neuf mois d’importation en 2017).

 

Tentative de diversification de l’économie

Au pouvoir depuis septembre 2015, le premier ministre Keith Rowley, issu du Parti People’s National Movement (PNM), devrait continuer à œuvrer pour la consolidation des finances publiques en dépit de la baisse de sa cote de popularité. Disposant d’une majorité au Parlement (23 sur 41 sièges) et conscient du faible degré de diversification de l’économie, le gouvernement s’est donné pour objectif de développer le tissu productif local en attirant davantage d’investissements dans les secteurs énergétiques (filière pétrochimique en particulier) et non énergétiques (tourisme, agroalimentaire, finance). En ce sens, Trinité et Tobago est le premier pays des Caraïbes à rejoindre l’initiative des routes de la soie, impliquant un partenariat avec la Chine quant à la construction d’infrastructures sur le territoire. Toutefois, le pays demeure caractérisé par des fragilités institutionnelles, de la corruption, de fortes inégalités (20 % de la population en dessous du seuil de pauvreté) et un taux élevé de criminalité dû au trafic de drogues, qui entrave son développement.

Le pays devrait entretenir ses relations internationales en jouant un rôle actif au sein de la Communauté des Caraïbes (Caricom) et dans les initiatives coopératives de lutte contre la criminalité et le trafic de drogue en partenariat avec le Royaume-Uni et les États-Unis principalement.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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