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Qatar

Qatar

Population 2,7 million
PIB par habitant 70 379 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 1,6 1,5 2,0 -4,3
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,4 0,2 -0,4 2,2
Solde public / PIB (%) -2,9 5,3 7,0 6,9
Solde courant / PIB (%) 3,8 8,7 6,0 4,1
Dette publique / PIB (%) 49,8 48,6 53,2 48,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Réserves massives de gaz
  • Un des principaux exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL)
  • Solides amortisseurs financiers protégeant l’économie des chocs extérieurs
  • Revenu par habitant élevé

POINTS FAIBLES

  • Sensibilité aux variations des prix de l’énergie
  • Dépendance encore élevée de l’économie à l’égard des hydrocarbures
  • Ralentissement de la croissance des infrastructures à mesure que les projets liés à la Coupe du monde de 2022 s’achèvent
  • Existence de risques géopolitiques liés à la crise du CCG

Appréciation du risque 

Perspectives de croissance inférieures à la moyenne historique, principalement en raison de la diminution des dépenses publiques et de la décélération des investissements

La croissance devrait s’accélérer légèrement en 2020, mais rester inférieure à sa moyenne de 12,6 % entre 2005 et 2014, malgré le ralentissement de l’activité dans le secteur minier et extractif qui représente près de la moitié du PIB. Le secteur de la construction continuera également de montrer des signes de faiblesse, car les projets d’infrastructure à long terme sont maintenant presque terminés. 43 % du budget 2019 a été alloué aux grands projets dans des secteurs de pointe tels que la santé, l’éducation, les transports et d’autres secteurs liés à l’organisation de la Coupe du monde de 2022, soulignant ainsi l’importance des dépenses publiques pour soutenir la croissance. Par conséquent, une baisse du soutien gouvernemental ralentira la croissance de l’investissement. Au cours des prochains trimestres, la production d’hydrocarbures qui représente environ la moitié du PIB, pourrait ralentir en raison de la contraction de la production de gaz naturel. Cependant, d’ici la fin de 2020, elle pourrait commencer à augmenter avec les projets d’expansion de Barzan Gas et North Fields, s’ils deviennent opérationnels. La consommation privée, qui ne représente que 25 % du PIB, continuera de contribuer positivement à la croissance, car elle sera soutenue par les salaires du secteur public. Les perspectives resteront difficiles pour le secteur manufacturier qui s’est contracté de 7,4 % au deuxième trimestre 2019 par rapport à l’année précédente en raison du blocus continu de l’Arabie saoudite et de ses alliés depuis mi-2017. D’autre part, le dinar qatarien restant arrimé au dollar américain, la banque centrale du Qatar devrait suivre la Réserve fédérale américaine en réduisant ses taux au cours des prochains trimestres. Toutefois, la croissance du crédit resterait limitée en raison de la demande modérée du secteur public et de la faiblesse du secteur de la construction.

 

Soldes budgétaires en bonne voie, solides réserves financières

Après avoir enregistré un déficit en 2017, le budget du Qatar devrait dégager un excédent important en 2020. Pourtant, les risques de récession mondiale et la baisse de la demande de pétrole devraient en faire baisser le prix, ce qui, en retour, pourrait freiner les recettes. Entre 1990 et 2018, les recettes provenant des hydrocarbures ont représenté en moyenne environ 90 % du total des recettes budgétaires. Par conséquent, la baisse du prix du pétrole et le ralentissement de la production d’hydrocarbures au cours du prochain exercice devraient compenser en partie l’effet positif lié à l’introduction de droits d’accise début 2019. Mais, d’autre part, à mesure que les grands projets d’infrastructure liés à la Coupe du monde de 2022 prendront fin, les dépenses d’investissement du gouvernement devraient diminuer, ce qui favorisera l’excédent budgétaire. Les dépenses d’investissement représentent les deux cinquièmes des dépenses totales. En cas d’aggravation des incertitudes mondiales, les résultats budgétaires du Qatar seraient affectés négativement par la baisse du prix du pétrole, ce qui pousserait le gouvernement à augmenter ses dépenses contracycliques. Cependant, le pays dispose de suffisamment de réserves financières pour résister aux chocs mondiaux. La baisse des prix de l’énergie et celle de la production d’hydrocarbures devraient peser sur l’excédent de la balance courante du Qatar, les exportations d’hydrocarbures représentant près de 80 % du total des recettes liées à l’exportation. Néanmoins, la baisse de la demande de biens d’équipement et de consommation importés ralentira la croissance des importations, évitant ainsi une érosion rapide de l’excédent actuel. Cela dit, la position extérieure du Qatar restera solide grâce aux sommes importantes de ses réserves de change et de son fonds souverain.

 

À la recherche de nouvelles alliances, les perspectives politiques restent globalement stables

Rien ne semble indiquer que le boycott mis en œuvre par l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis et l’Égypte contre le Qatar depuis plus de deux ans sera bientôt levé. Toutefois, cette situation n’a pas fondamentalement affecté l’économie du Qatar ni la stabilité politique intérieure. Le pays continue de rechercher de nouvelles alliances, car il a commencé à transformer son rôle traditionnel de modérateur dans la région en un rôle plus dominant. Il a renforcé ses liens avec la Turquie et l’Iran, mais il a également commencé à chercher à élargir ses relations stratégiques en Afrique de l’Est. L’environnement des affaires s’est amélioré grâce à la construction de nouvelles infrastructures de transport dans le pays avant la Coupe du monde. Le gouvernement poursuit ses efforts pour stimuler le secteur privé grâce à la diversification économique qui crée de nouvelles possibilités d’affaires. La promulgation d’une loi très attendue sur les partenariats public-privé (PPP), qui a déjà été approuvée par le gouvernement en avril 2019, favoriserait le développement du secteur privé.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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