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Qatar

Qatar

Population 2,7 millions
PIB par habitant 54 185 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 0,8 -3,6 3,7 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,7 -2,7 2,5 3,2
Solde public / PIB (%) 4,9 1,3 2,8 5,7
Solde courant / PIB (%) 2,4 -2,4 4,0 4,0
Dette publique / PIB (%) 62,3 72,1 59,0 53,0

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Troisième rang des réserves mondiales de gaz naturel, réserves pétrolières importantes
  • Faible dette publique, comptes publics solides
  • Stabilité sociale et politique intérieure, revenu par habitant élevé
  • Environnement favorable aux entreprises, jusqu'à 100 % de participation étrangère autorisée dans tous les secteurs, faible taux d'imposition des sociétés
  • Risques géopolitiques réduits, conformément aux efforts de réconciliation du CCG
  • Infrastructures et services logistiques efficaces

POINTS FAIBLES

  • Petite économie, principalement dépendante des hydrocarbures
  • Exposition à la volatilité des prix de l'énergie

Appréciation du risque 

Une croissance résiliente en 2022

La forte demande de gaz et la hausse des prix associée, la tenue de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 et la réouverture de l'économie parallèlement à la campagne de vaccination continueront de soutenir la croissance en 2022. En novembre 2021, 76% de la population totale du Qatar avait été entièrement vaccinée. Les autorités ont annoncé la suppression de toutes les restrictions de mobilité à la fin du mois de juillet 2021, ce qui continuera de renforcer la confiance des consommateurs et des entreprises. La consommation privée (25 % du PIB) va s'accélérer avant et pendant la Coupe du monde de football de la FIFA prévue en novembre 2022. La relance du tourisme, en lien avec l'achèvement de la campagne de vaccination dans les pays d'origine et l'organisation de la Coupe du monde, sera également bénéfique pour le secteur. Les recettes touristiques (environ 10 % du PIB en temps normal) devraient augmenter en 2022 pour atteindre 8 milliards d'USD, après avoir chuté à environ 4 milliards d'USD en 2021. De plus, la levée du blocage par ses voisins permettra au Qatar de bénéficier d'un niveau plus élevé de recettes touristiques. En effet, 30 % du total des arrivées de touristes au Qatar provenaient du Moyen-Orient en 2019. Dans le cadre du programme Vision 2030, les autorités ont prévu d’investir jusqu'à 6,9 milliards de dollars dans des projets de transport et d'infrastructures en amont de la Coupe du monde et près de 3 milliards dans des installations et des projets spécifiques à l'événement. Ces investissements auront moins de retombées positives à l’échelle nationale par rapport à la moyenne 2015-2019, car bon nombre des projets liés à la Coupe du monde sont sur le point d'être achevés. Toutefois, la volonté du Qatar de développer ses actifs gaziers et pétroliers soutiendra les investissements (40 % du PIB). Qatar Petroleum a annoncé son intention d’allouer 82,5 milliards USD en dépenses d'investissement entre 2021-2025, principalement pour développer ses actifs pétroliers et gaziers existants. Le projet le plus important est l'expansion du champ nord, qui vise à augmenter sa production de gaz de 77 millions de tonnes par an (mtpa) en 2021 à 110 mpta en 2025. Le deuxième projet d'expansion concerne le champ pétrolier et gazier terrestre de Dukhan. La construction d'infrastructures se poursuit également, la Qatar General Electricity and Water Corporation (Kahramaa) cherchant à mettre en œuvre des projets indépendants dans le domaine de l'eau et de l'électricité afin d'augmenter la capacité de production d’électricité. Les données officielles indiquent que le pays compte une centaine d'hôtels et de projets d'hébergement liés au tourisme en cours de réalisation, avec plus de 21 000 chambres en construction. Les données révèlent que le Qatar comptera près de 185 hôtels et appartements avec services d'ici à la fin 2022. L'amélioration des relations avec les voisins créera de nouvelles opportunités pour le Qatar d'attirer des investissements.  

 

Des comptes extérieurs et budgétaires solides

La position extérieure du Qatar restera solide grâce aux excédents continus de la balance courante résultant du niveau élevé des prix et de la demande d'énergie. Toutefois, la décision du Qatar de réduire les prix de ses exportations de gaz afin de se développer sur les marchés au comptant asiatiques pèsera sur les recettes d'exportation. Les exportations d'hydrocarbures (90 % des exportations totales) augmenteront progressivement en fonction de l'expansion du champ gazier du Nord. D'autre part, l'achèvement de nombreux projets liés à la Coupe du monde fera baisser la demande d'importations en 2022.

 
La croissance des revenus des hydrocarbures soutiendra les recettes fiscales dans un contexte de hausse de l’activité. L'introduction probable d'une TVA de 5 %, probablement avant la Coupe du monde, soutiendra également ces recettes. Néanmoins, les recettes seront toujours principalement tributaires des recettes des hydrocarbures (40 % des recettes totales). Les dépenses budgétaires diminueront en 2022 en raison de la baisse des dépenses d'investissement et de la réduction des dépenses liées à la COVID-19. La plupart des entreprises publiques ont recours aux marchés internationaux pour lever les fonds dont elles ont besoin pour réaliser de nouveaux investissements. En effet, Qatar Petroleum a vendu 12,5 milliards d'USD d'obligations en juin 2021, sa première émission. En raison de l'augmentation de l'excédent budgétaire, la situation de la dette du Qatar devrait s'améliorer au cours de la période à venir. Les actifs considérables du fonds souverain du Qatar (QIA) (estimés à environ 300 milliards d'USD, soit 170 % du PIB), en plus des réserves de change représentant près de 40 % du PIB, continueront de servir de bouclier pour protéger le pays de tout choc extérieur, réduisant ainsi les risques budgétaires.

 

La réconciliation avec les voisins arabes renforce le rôle de médiateur

En janvier 2021, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte et Bahreïn (le quartet) ont décidé de rétablir leurs relations avec le Qatar, mettant ainsi fin au blocus instauré en 2017. Leurs relations devraient encore s'améliorer en 2022 en raison d'un besoin accru de coopération régionale dans la perspective d’un accord éventuel entre les États-Unis et l'Iran. Le fait de maintenir des liens plus étroits avec le Qatar permettra également au quartet de maintenir des relations chaleureuses avec les États-Unis, puisque le Qatar accueille l'une des plus grandes bases militaires américaines au monde. Le Qatar continuera de jouer un rôle de médiateur dans la région, car il entretient des relations étroites avec la Turquie et l'Iran. Le Qatar et les États-Unis ont également convenu que Doha représenterait les intérêts diplomatiques des États-Unis en Afghanistan. Le pays, actuellement sous le règne de l'émir Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, maintiendra sa stabilité politique intérieure dans la période à venir, grâce à son revenu par habitant élevé. En revanche, le pays sera plus vulnérable à toute baisse soutenue des prix à cause de la dépendance de ses recettes fiscales et de ses exportations à l'égard des hydrocarbures.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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