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Corée du Sud

Corée du Sud

Population 51,5 millions
PIB par habitant 29938 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 2,8 2,7 2,9 2,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,3 1,9 1,6 1,8
Solde public / PIB (%) 1,0 2,8 1,6 1,0
Solde courant / PIB (%) 7,0 5,1 5,0 4,7
Dette publique / PIB (%) 38,3 39,0 40,0 40,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Base industrielle diversifiée
  • Leader de l’électronique haut de gamme
  • Système éducatif très performant
  • Dépenses publiques élevées en R&D
  • Accroissement des investissements en Asie

POINTS FAIBLES

  • Concurrence chinoise accrue (sidérurgie, construction navale, textile)
  • Poids des importations de matières premières
  • Endettement élevé des ménages
  • Vieillissement de la population
  • Taux de chômage élevé chez les jeunes en dépit d’un système éducatif performant
  • Imprévisibilité du régime nord-coréen
  • Proportion de chaebols dans l’économie

Appréciation du risque

Les exportations et les mesures de relance budgétaire soutiennent la croissance

En 2019, la croissance devrait légèrement fléchir mais rester robuste, grâce aux exportations et au soutien budgétaire. La contribution des exportations pourrait néanmoins être légèrement inférieure à celle de 2018, car la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine pèsera sur la demande chinoise de produits sud-coréens. Les semi-conducteurs, le produit le plus exporté en valeur de la Corée du Sud, pourraient en pâtir à court terme. Cela pourrait affecter le secteur secondaire et les conglomérats industriels sud-coréens (chaebols). La détérioration des indicateurs de confiance pourrait peser sur l'investissement privé. La hausse des coûts salariaux constitue également une menace, surtout si elle ne s'accompagne pas de gains de productivité et d’une réduction de l'impôt sur les sociétés. C'est particulièrement vrai pour le secteur des TIC. En outre, une réglementation plus stricte des crédits immobiliers devrait continuer à peser sur les investissements dans la construction et l'immobilier. Néanmoins, une politique budgétaire plus expansionniste devrait compenser le recul de l'investissement privé et favoriser la croissance. Une augmentation de l'emploi public, du salaire minimum et des dépenses sociales devrait soutenir la consommation. Toutefois, cette dernière risque d’être limitée par les niveaux élevés d'endettement des ménages (155 % du revenu disponible) ainsi que par un marché du travail atone, avec de faibles taux de participation des femmes et un chômage des jeunes relativement élevé (environ 10 %). L'inflation devrait se stabiliser autour de la cible de la banque centrale (2 %) en 2019, après avoir augmenté en raison de la hausse des prix du pétrole. Ces derniers ont justifié deux hausses de taux d'intérêt de 25 points de base chacune depuis le début du cycle de resserrement, en novembre 2017. Toutefois, la politique monétaire devrait demeurer accommodante jusqu'à la fin du premier semestre de 2019, à mesure que les pressions inflationnistes s'atténueront, afin d'éviter de freiner la consommation des ménages les plus endettés.

 

La légère diminution de l'excédent de la balance courante n'est pas préoccupante

L'excédent budgétaire devrait se réduire en raison de la politique budgétaire expansionniste du gouvernement. La masse salariale du gouvernement continuera d'augmenter, tandis que le salaire minimum devrait être revu à la hausse de 6 % pour atteindre 8 350 wons en 2019. Diverses subventions aux consommateurs et aides financières aux PME pèseront également sur les dépenses publiques. Le budget de la défense sera augmenté de 8,8 % en 2019 pour soutenir le programme de réforme militaire de la Corée du Sud. La croissance des dépenses dans les domaines de la protection sociale et de la défense sera partiellement compensée par une baisse des dépenses d'infrastructure. L'impôt sur les sociétés reste l'un des plus élevés de l'OCDE (environ 30 %), ce qui contribuera à accroître les recettes fiscales. La dette publique, qui est inférieure à la moyenne de l'OCDE, devrait rester stable et peu risquée. L'endettement des ménages a continué d'augmenter en 2018 et demeure une source de préoccupation.

En 2019, le solde de la balance courante devrait diminuer, mais rester positif. La balance des biens devrait rester excédentaire, même si la croissance des exportations devrait être légèrement inférieure à celle des importations en raison des risques croissants de guerre commerciale. La stabilisation des relations avec la Chine devrait continuer d'accroître sensiblement le nombre de touristes, qui avait chuté en 2017. Les réserves de change demeureront à un niveau confortable et la hausse du taux directeur de la banque centrale a contribué à atténuer le risque de dépréciation. Les décideurs politiques ne devraient pas trop s’inquiéter de la dépréciation du won et des divergences de politique monétaire avec la FED américaine, car l'économie sud-coréenne n'a pas de déficit de financement : un won plus faible est en fait positif pour ses secteurs exportateurs.

 

Les liens avec la Corée du Nord s’améliorent, mais des risques subsistent

Suite à la destitution de Park Geun-hye en mars 2017 pour corruption, Moon Jae-in (Parti démocratique) a été élu président avec un programme économique visant à stimuler la croissance, initier des réformes sociales et réduire l'influence des chaebols. Après près de 10 ans de présidence conservatrice, et malgré les circonstances de l'élection, la transition s'est déroulée en douceur. Toutefois, avec seulement 40 % des sièges à l'Assemblée nationale, le président continuera d'éprouver des difficultés à faire adopter des lois.

La popularité du président Moon a été largement renforcée par la volonté d'engager un dialogue stratégique avec Pyongyang. Le président Moon et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont convenu d'achever la dénucléarisation de la péninsule coréenne lors du sommet intercoréen d'avril 2018. Cette rencontre a été suivie d'une rencontre bilatérale entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour en juillet 2018. Toutefois, la Corée du Nord a menacé de relancer son programme nucléaire si elle ne parvenait pas à un accord avec les États-Unis. La Corée du Sud a reporté le déploiement permanent du bouclier antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defence) pour des raisons environnementales. Cette décision témoigne des difficultés qui attendent le nouveau régime pour équilibrer ses relations avec les États-Unis et la Chine.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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