Coface Group
Hong Kong, S.A.R.

Hong Kong, S.A.R.

Population 7,5 millions
PIB par habitant 48 627 $US
A4
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 3,0 -1,2 -6,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,4 2,9 0,3 2,4
Solde public / PIB (%) 2,4 -1,5 -11,8 -6,6
Solde courant / PIB (%) 3,7 6,2 4,4 4,7
Dette publique / PIB (%) 0,1 0,3 0,3 0,3

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Une économie ouverte
  • Des infrastructures de haute qualité
  • Un centre financier mondial de premier plan, un sas entre la Chine et le reste du monde
  • Un système bancaire sain
  • Ancrage de la monnaie au dollar américain

POINTS FAIBLES

  • Manque d'innovation et de diversification de l'économie
  • Exposition au ralentissement en Chine continentale
  • L'inadéquation entre les cycles économiques aux États-Unis et en Chine, le HKD étant rattaché à l'USD
  • Risques du secteur immobilier et accessibilité au logement
  • Inégalité des revenus et le mécontentement social croissants
  • L'industrie s'est entièrement délocalisée en Chine continentale
  • Pris entre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine

Appréciation du risque

Les pressions à la baisse sur la croissance vont s'étendre en 2021

La croissance du PIB devrait rester faible en 2021, car une nouvelle vague d'infections à la COVID-19 a incité le gouvernement à renforcer les mesures de confinement une nouvelle fois en novembre 2020. Cette situation continuera de peser sur la consommation et les investissements privés. La consommation privée (65 % du PIB) a souffert des troubles sociaux qui ont débuté en juin 2019 et de la pandémie au cours du premier semestre 2020. Cela dit, depuis la promulgation de la loi sur la sécurité nationale en juin 2020, la résurgence des manifestations devrait être occasionnelle et l'impact sur la consommation privée devrait s'atténuer en 2021. Le secteur des services repose sur le tourisme, dont les arrivées ont diminué de 92,4 % en septembre 2020 car les frontières internationales restent fermées. L'inflation devrait augmenter à partir d'une base faible en 2020, mais devrait rester plus faible qu'avant la pandémie, tandis que le marché du travail ne devrait absorber que partiellement la hausse du chômage engendrée par la pandémie (6,4 % en octobre), ce qui devrait continuer à peser sur le revenu disponible en 2021.

La croissance des investissements (21 % du PIB) devrait reprendre, mais pourrait subir la pression des incertitudes politiques entourant la loi sur la sécurité nationale et l'autonomie de Hong Kong par rapport aux pays occidentaux. Les conditions de crédit se sont assouplies, conformément à la politique de taux zéro menée par la Réserve fédérale américaine (Fed) depuis mars 2020 dans le sillage de la pandémie. L'Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA) suit les mesures de politique monétaire de la Fed depuis que la monnaie est ancrée au dollar américain. Avec la pénurie de logements, l’excès de liquidités et le fait que la Fed ne devrait pas relever les taux d'intérêt de sitôt, les prix des logements n'ont guère connu de baisse et la correction devrait se poursuivre en 2021, ce qui pèserait sur la consommation par le biais des effets de richesse. En juillet 2020, le gouvernement a dévoilé un plan de relance budgétaire de 124 milliards de dollars (9,5 % du PIB) dans le cadre du budget 2020-21. Ce plan n'a guère soulagé l'économie, car seule la moitié de cette somme est allouée à l'emploi et aux entreprises.

 

Un déficit budgétaire important en perspective, bien qu'amorti par d'importantes réserves

Hong Kong devrait enregistrer le plus important déficit budgétaire jamais enregistré au cours de l'exercice financier se terminant en mars 2021. Cette situation est principalement imputable à la pandémie, qui a poussé le gouvernement à mener des politiques donnant la priorité à la reprise économique et à l'emploi, avec un ensemble de mesures d'aide représentant 4,3 % du PIB. Cela dit, l'approche prudente adoptée au fil des ans dans l'élaboration des politiques a permis de constituer d'importantes réserves, pour faire face aux jours plus sombres, qui représentent 22 mois de dépenses. L'excédent de la balance commerciale devrait se redresser légèrement, car les exportations devraient augmenter plus rapidement que les importations, celles-ci étant largement dominées par les réexportations (54 % des exportations totales) vers et depuis la Chine, dont la reprise est amorcée.

Les services financiers devraient rester dynamiques malgré les pressions exercées sur les entrées de capitaux en raison des incertitudes géopolitiques. Les bilans des banques, qui ont connu une légère détérioration en 2020, tout comme la qualité du crédit, sont toujours solides et devraient le rester en 2021 grâce à des positions de capital et de liquidité fortes. En outre, Hong Kong est un centre d'introduction en Bourse de premier plan au niveau mondial et le plus grand centre financier de la région, avec des actifs sous gestion (AUM) dépassant de loin ceux de concurrents régionaux tels que Singapour et Tokyo.

 

Poursuivre l'intégration en Chine continentale

La coalition d'establishment pro-Pékin du chef de l'exécutif Carrie Lam a perdu la majorité au Conseil législatif (Legco) en 2019. Sa popularité est en berne depuis le projet de loi sur l'extradition, et a même empiré avec la loi sur la sécurité nationale que la Chine a adoptée le 30 juin 2020. Cette loi prévoyait quatre infractions - sécession, subversion, terrorisme et collusion avec des forces étrangères - et accordait des pouvoirs élargis à la police de Hong Kong. Les critiques exprimées par les pays occidentaux ont vu dans cette mesure une tentative de réduire les protestations et la liberté d'expression. En réponse à cela, l'administration Trump a mis fin au statut spécial de Hong Kong avec les États-Unis en demandant que les importations en provenance de Hong Kong soient étiquetées « Made in China » à partir de septembre 2020 et en limitant les visas pour les fonctionnaires chinois. Cela dit, l'impact pourrait être limité, car plus de 80 % des exportations de Hong Kong étaient des réexportations de Chine vers les États-Unis, alors que seulement 1,2 % étaient des exportations nationales.

Dans son discours politique annuel prononcé en novembre 2020, Carrie Lam a continué à souligner toute l'importance de la loi sur la sécurité nationale et a déclaré qu'elle n'avait aucun projet de réforme démocratique de Hong Kong avant la fin de son mandat. La poursuite de l'intégration de la ville dans la Chine continentale, notamment par le biais du concept de Greater Bay Area, était au cœur de son discours politique. Elle a promu des programmes destinés à stimuler les opportunités d'emploi, en particulier parmi les jeunes en Chine, par le biais de subventions salariales pour les entreprises technologiques qui enverraient du personnel en Chine.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

Paiement

Les virements bancaires sont l’un des instruments de paiement les plus courants pour les paiements internationaux et nationaux à Hong Kong grâce au réseau bancaire très développé du territoire.

La lettre de crédit standby constitue également un moyen de paiement fiable, dans la mesure où une banque garantit la qualité de crédit et les capacités de remboursement du débiteur. La lettre de crédit documentaire irrévocable et confirmée est aussi très utilisée : dans ce cas, le débiteur garantit qu’un certain montant d’argent est rendu disponible à l’intention d’un bénéficiaire par l’intermédiaire d’une banque, sous réserve du respect de certaines conditions définies d’un commun accord par les parties.

Les chèques et les lettres de change sont fréquemment utilisés à Hong Kong.

Recouvrement des créances

Phase amiable

Pendant cette phase, le créancier envoie un ou plusieurs courriers d’avertissement (assignations) au débiteur afin de l’engager à payer ses dettes. L’instruction de procédure sur la médiation de 2010 a créé des processus volontaires impliquant l’intervention en tant que médiateur d’une tierce partie formée et impartiale. L’objectif est de contribuer à ce que les deux parties parviennent à un accord à l’amiable sur le remboursement de la dette. En général, débiteurs et créanciers sont fortement incités à engager ce processus avant d’avoir recours à une action en justice.

 

Procédure judiciaire
Procédure ordinaire

Le système judiciaire de Hong Kong présente trois tribunaux différents en matière de recouvrement de créances :

  • Le Small Claims Tribunal (tribunal des petites créances) gère les dossiers portant sur un montant relativement faible (jusqu’à 75 000 HKD). Les règles de procédure sont moins strictes que dans les autres tribunaux et aucune représentation légale n’est autorisée;
  • Le District Court (tribunal de première instance) est compétent pour les réclamations financières plus importantes, dont le montant est compris entre 75 100 et 3 000 000 HKD;
  • La High Court (Haute Cour de Justice) traite les affaires de plus grande envergure ainsi que des dossiers en recouvrement portant sur un montant supérieur à 3 000 000 HKD.

Le tribunal de première instance et la Haute Cour autorisent la représentation légale. Une procédure devant ces tribunaux s’ouvre par la remise d’une assignation au débiteur, qui dispose d’un délai de 14 jours pour présenter une défense. Le créancier doit également présenter au tribunal une requête certifiée par un notaire. Si le débiteur répond à l’assignation et requiert la définition d’un plan de remboursement, le créancier dispose d’un délai de deux semaines pour répondre. Si les parties ne parviennent pas à un accord, le juge fixe une audience au terme de laquelle une décision est généralement rendue. Si le débiteur ne répond pas à l’assignation, une décision par défaut peut être rendue.

Exécution d’une décision de justice

Dans le cas des litiges qui ne dépassent pas le cadre national, une décision devient exécutoire dès lors qu’il n’a pas été interjeté appel dans un délai de 28 jours. Si le débiteur ne se conforme pas à la décision du tribunal, le créancier a la possibilité de demander au tribunal un titre exécutoire. Cela prend généralement la forme d’une saisie-arrêt, autorisant le recouvrement de la dette auprès d’une tierce partie en dette vis-à-vis du créditeur, d’une ordonnance fieri facias, qui habilite un huissier de justice à saisir et vendre les biens du débiteur, ou d’une ordonnance de saisie, permettant la saisie et la vente du patrimoine du débiteur afin de servir la dette.

Les sentences étrangères sont appliquées au titre de la Foreign Judgments (Reciprocal Enforcement) Ordinance (Ordonnance d’application réciproque des décisions judiciaires étrangères). Les décisions de justice émises dans un pays ayant signé avec Hong Kong un traité de réciprocité (comme la France et la Malaisie) doivent simplement être enregistrées avant de devenir automatiquement applicables. En l’absence de tel traité, il est possible de demander l’application d’une décision étrangère auprès d’un tribunal dans le cadre d’une procédure d’exequatur.

Une Convention de reconnaissance et d’application réciproque des décisions judiciaires en matière civile et commerciale (REJA) a été conclue en 2006 entre la Chine et Hong Kong. Elle permet d’assurer automatiquement l’applicabilité des décisions de justice par les tribunaux de l’autre partie contractante.

Procédure d’insolvabilité

La seule procédure formelle d’insolvabilité au titre de la Companies Ordinance Act (Ordonnance sur les sociétés) est la liquidation judiciaire.

 

Procédures extrajudiciaires

La loi ne propose pas de procédure formelle pour assurer la restructuration des dettes d’une société. La procédure de restructuration passe donc par la négociation de règlements à l’amiable informel ou par la signature d’une convention.

 

Amiable informel (workout)

Un règlement à l’amiable est un accord extrajudiciaire entre le débiteur et ses créanciers principaux pour l’échelonnement de la dette d’une société. Cette procédure peut être engagée à tout moment. Les plans de restructuration sont généralement recommandés par un comité présidé par un créancier majeur. Le tribunal n’est pas impliqué et ce processus repose entièrement sur la base du volontariat. Une fois un plan convenu, l’entreprise continue de fonctionner en étant gérée conformément aux termes de l’arrangement. Dans le cadre de cette procédure, la loi ne protège pas l’entreprise contre ses créanciers.

 

Convention (Scheme of Arrangement)

Une convention est un compromis réglementaire contraignant conclu entre un débiteur et ses créanciers. Elle doit être approuvée par toutes les catégories de créanciers. Le tribunal doit passer le plan en revue avant d’ordonner la convocation des créanciers lors de réunions distinctes. La convention doit être approuvée par le tribunal et au moins 50 % des créanciers représentant au minimum 75 % de la valeur de la dette. Un administrateur est ensuite désigné pour mettre en œuvre la convention.

 

Liquidation

La liquidation peut être engagée volontairement ou à titre obligatoire. Elle consiste à vendre les biens du débiteur afin d’en redistribuer le produit aux créanciers et dissoudre la société. Une liquidation volontaire peut être à l’initiative d’un membre de l’entreprise (member’s voluntary liquidation, MVL) ou à l’initiative des créanciers (creditors’ voluntary liquidation, CVL). Dans tous les cas, le tribunal désigne un liquidateur et les dirigeants de l’entreprise en perdent le contrôle.

Pour engager une liquidation obligatoire, le créancier doit déposer auprès du tribunal une requête de liquidation judiciaire pour insolvabilité. Les MVL sont un processus de liquidation solvable dans lequel tous les créanciers doivent être pleinement remboursés et tout surplus doit être distribué aux actionnaires. Les CVL sont des liquidations insolvables.

 

Révision de la réglementation sur l’insolvabilité

L'ordonnance de 2016 ("Amendment Ordinance") du Hong Kong Government Gazette sur les sociétés (Winding Up and Miscellaneous Provisions) est entrée en vigueur le 13 février 2017. Ces mises à jour ont été introduites afin d'accroître la protection des créanciers, et de rationaliser et d'améliorer la réglementation du régime de liquidation des sociétés de Hong Kong.

Courbe des faillites Hong Kong
Haut de page
  • English
  • Français