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Slovénie

Slovénie

Population 2,1 millions
PIB par habitant 26 146 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 4,8 4,1 2,6 2,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,6 1,9 1,7 1,9
Solde public / PIB (%) 0,0 0,8 0,7 0,7
Solde courant / PIB (%) 6,3 5,8 5,8 5,4
Dette publique / PIB (%) 74,1 70,4 65,9 61,9

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Niveau élevé de développement politique et social
  • Économie diversifiée
  • Intégration dans la chaîne de production européenne
  • Comptes extérieurs excédentaires
  • Assainissement du secteur bancaire
  • Dette publique sur une tendance baissière

POINTS FAIBLES

  • Petit marché domestique
  • Population stagnante et vieillissante qui induit une rareté de la main-d’œuvre
  • Dépendance à la conjoncture régionale et automobile
  • Entreprises publiques peu efficaces
  • Lenteurs administratives et judiciaires
  • Coalition fragile à la tête du gouvernement

Appréciation du risque

Croissance solide portée par la demande domestique

La croissance continuera de ralentir en 2020 mais restera solide, en dépit d’un environnement externe défavorable, grâce à une demande domestique dynamique. Les créations d’emplois (taux de chômage de 4,2 % au deuxième trimestre 2019) et la hausse conséquente des salaires réels se traduiront par une forte croissance de la consommation des ménages. En outre, les conditions de crédit resteront favorables, avec des taux d’intérêt très bas, et les ménages ont des marges de manœuvre après avoir nettement accru leur taux d’épargne (15,4 % du revenu disponible brut en mars 2019, contre 12,7 % deux ans auparavant). Dans le même temps, l’investissement des entreprises restera dynamique, afin d’accroître les capacités de production – dont le taux d’utilisation restait élevé (84 % au troisième trimestre 2019) – en lien avec la demande domestique. Les investissements publics continueront également de croître à un rythme soutenu, grâce au recours accru aux financements européens. Le dynamisme de l’activité domestique permettra de compenser partiellement les effets d’une conjoncture régionale toujours peu porteuse. Si l’Autriche et la Croatie (8 % chacune des exportations totales) feront preuve de résilience, les deux principaux débouchés pour les exportations slovènes, l’Italie (13 %) et surtout l’Allemagne (20 %), devraient continuer de stagner en 2020. À cet environnement défavorable s’ajoute la perte progressive de compétitivité des exportations slovènes, contrepartie du dynamisme des salaires au cours des dernières années. Dans le même temps, les importations progresseront davantage, portées par la demande domestique. Si bien que le commerce extérieur pèsera sur la croissance, après l’avoir constamment tirée depuis 2007.

 

Sérieux budgétaire et privatisation du secteur bancaire

Le dynamisme de l’activité, qui permet une progression conséquente des recettes, et les conditions de financement favorables, diminuant la charge des intérêts, permettront aux comptes budgétaires de rester excédentaires en 2020. En outre, le gouvernement a annoncé la mise en place de mesures d’économies (de l’ordre de 1 % dans chaque ministère) afin de respecter la règle d’équilibre budgétaire figurant dans la Constitution. La dette publique continuera de diminuer rapidement et se rapprochera ainsi de l’objectif de 60 % du PIB. Bien qu’elle soit détenue à 62 % par des non-résidents, le profil de la dette publique est solide : elle est libellée à 99,9 % en euros et seule une infime partie a une maturité inférieure à un an (2,8 %).

 

Par ailleurs, suite à la crise bancaire de 2012/2013, les autorités ont créé une banque de défaisance – entraînant une chute spectaculaire des créances douteuses (2,3 % en mars 2019, contre 32 % quatre ans auparavant) – et procédé à d’importantes recapitalisations et restructurations pour assainir le secteur. Conformément à son engagement auprès de l’Union Européenne, le gouvernement a parachevé la vente de 75 % des parts de NLB, première banque du pays (23 % des actifs du secteur), avec une dernière opération au mois de juin 2019 (109,5 millions d'euros pour 10 % des parts), après maints reports. Au même moment, le gouvernement a également vendu ses parts dans la troisième banque du pays, Abanka, au deuxième acteur, NKBM, dont la part de marché s’élève désormais à 22,5 %. Aussi, l’État ne détient-il plus que 12 % des actifs du secteur, contre encore 45 % début 2018.

 

La Slovénie affiche toujours un excédent courant substantiel, mais celui-ci continuera de se réduire en 2020. Si la balance des biens pourrait devenir négative en raison d’importations plus dynamiques que les exportations, la balance des services restera largement excédentaire, portée par le transport et, surtout, le tourisme. L’économie slovène se caractérise par un très fort degré d’ouverture puisque les exportations de biens et services représentent 85 % du PIB, et sont essentiellement dirigées vers les pays voisins. L’automobile, la pharmacie et les équipements électriques et électroniques – secteurs dans lesquels le pays est intégré dans les chaînes de production allemandes et autrichiennes – sont à l’origine de 48 % des exportations. À l’inverse, la balance des revenus est structurellement déficitaire du fait du rapatriement des dividendes générés par les importants investissements étrangers entrants (2,8 % du PIB en 2018). Bien que toujours élevée, la dette extérieure (92 % du PIB en juin 2019), dont la moitié correspond à des engagements privés, poursuivra sa tendance baissière.

 

Forte cote de popularité pour le Premier ministre

Le Premier ministre indépendant pro-européen Marjan Šarec est, depuis septembre 2018, à la tête d’une coalition de cinq partis de centre-gauche, disposant de seulement 43 sièges sur 90. Le gouvernement est fragile, car dépendant du soutien sans participation du parti de gauche Levica (9 sièges). Par ailleurs, au cours de la première année de mandat, cinq ministres ont démissionné, dont trois suite à des affaires de corruption présumée. Toutefois, la cote de popularité du Premier ministre est élevée (52 % d’approbation en août 2019) et les sondages indiquent qu’en cas d’élections, son parti (LMS) rassemblerait environ 20 % des voix, soit cinq points de plus que le SDS (conservateur), principal parti d’opposition (contre respectivement 13 % et 25 % lors des élections de juin 2018). Le dynamisme économique favorisera également la continuité du gouvernement. En tout état de cause, en cas d’instabilité politique, les répercussions sur l’économie seraient amoindries, du fait de son appartenance à l’UE et la zone euro.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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