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Slovénie

Slovénie

Population 2,1 millions
PIB par habitant 25 992 $US
A3
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 4,4 3,2 -7,4 4,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,9 1,7 0,0 0,9
Solde public / PIB (%) 0,7 0,5 -9,5 -6,2
Solde courant / PIB (%) 6,0 5,7 5,0 4,6
Dette publique / PIB (%) 70,3 65,6 82,6 80,4

 

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Niveau élevé de développement politique et social
  • Economie diversifiée
  • Intégration dans la chaîne de production européenne
  • Comptes extérieurs excédentaires
  • Assainissement du secteur bancaire
  • Avant la pandémie, la dette publique était sur une tendance baissière

POINTS FAIBLES

  • Petit marché domestique
  • Population stagnante et vieillissante qui induit une rareté de la main d’œuvre
  • Dépendance à la conjoncture régionale et automobile
  • Entreprises publiques peu efficaces
  • Lenteurs administratives et judiciaires
  • Coalition fragile et hétérogène à la tête du gouvernement

Appréciation du risque

Vers un rebond, dont l’ampleur dépendra de la conjoncture régionale

L’activité économique repartira à la hausse en 2021, après une chute d’une ampleur inédite en 2020, en lien avec le contexte pandémique. Si le pays avait affiché un bilan sanitaire notable lors de la première vague de la pandémie au printemps 2020, celui-ci avait notamment été permis par la fermeture pendant plus d’un mois des commerces non-essentiels, qui avait entraîné un recul de l’activité de 14% au premier semestre. Davantage affecté lors de la deuxième vague à l’automne, le pays avait été contraint de fermer une nouvelle fois les commerces non-essentiels, entravant ainsi la dynamique de reprise amorcée lors de l’été 2020. Portée par l’amélioration progressive de la situation sanitaire en 2021, l’activité économique devrait rebondir vigoureusement, sans toutefois rattraper l’intégralité des pertes enregistrées lors de l’année précédente. D’une part, les ménages, dont le pouvoir d’achat a été soutenu pendant la crise par des mesures telles que le chômage partiel – qui a limité la hausse du taux de chômage (5,2% mi-2020, +1 point sur un an) - et les aides aux indépendants, consommeront une partie de l’épargne considérable constituée à cette occasion (taux d’épargne de 29% mi- 2020, contre 9% fin 2019). D’autre part, du fait de son important degré d’ouverture (les exportations de biens et services représentent 88% du PIB), le rebond de l’économie restera largement conditionné à la conjoncture dans les pays voisins. Intégré dans les chaînes de production allemandes et autrichiennes, pour l’automobile et les équipements électriques et électroniques, et suisses, dans l’industrie pharmaceutique, le pays réalise plus de la moitié de ses exportations de biens grâce à ces quatre secteurs. Si l’important secteur du tourisme (revenus directs estimés à 6% du PIB) devrait rebondir en 2021, après avoir enregistré une chute de 70% des arrivées de touristes étrangers sur les 9 premiers mois 2020 (légèrement compensée par une hausse de 50% des nuitées domestiques), l’ampleur de la reprise dépendra largement du calendrier de vaccination et in fine des libertés de circulation en Europe. Par ailleurs, afin de soutenir le rebond de l’activité, le gouvernement va accroître fortement l’investissement public (+2 points de PIB par rapport à 2020) dans les transports, la transition écologique et la transformation numérique.

 

Budget 2021 : l’investissement public pour relancer l’activité

Après avoir été largement affectés par les conséquences économiques et sanitaires de la pandémie en 2020, les comptes publics resteront largement déficitaires en 2021. Ils devraient toutefois être en légère amélioration grâce à l’augmentation des recettes fiscales permise par le rebond de l’activité. Si certaines mesures de soutien aux ménages (chômage partiel, aides aux indépendants) et aux entreprises (report d’échéances sociales et fiscales, prêts garantis par l’Etat) seront prolongées en lien avec la situation sanitaire, le déficit public sera, cette fois, principalement imputable à la forte hausse de l’investissement. La dette publique devrait se stabiliser, voire retrouver la tendance baissière enregistrée entre 2015 et 2019, qui avait permis au pays d’avoir une certaine marge de manœuvre en termes de finances publiques. Bien que détenue à 61% par des non-résidents, la dette publique était solide fin 2019 puisqu’elle était libellée à 99,9% en euros et que seule une faible part arrivait à échéance dans l’année (3%). De plus, le secteur bancaire, touché par une crise en 2012-2013, semble cette fois nettement plus solide, grâce aux mesures prises par les autorités (banque de défaisance, recapitalisations, restructurations, privatisations) lors des années ayant précédé la pandémie. La part des créances douteuses demeurait ainsi très faible fin juillet 2020 (1,9%, contre 32% cinq ans auparavant) et les ratios de rentabilité avaient été plus résilients que la moyenne de la zone euro. Par ailleurs, le pays continuera d’afficher un excédent courant notable. Si la balance des biens est équilibrée, celle des services est constamment nettement excédentaire, grâce au transport et au tourisme, qui devraient rebondir en 2021. La balance des revenus est, elle, déficitaire du fait du rapatriement des dividendes générés par les importants investissements étrangers entrants (2,3% du PIB en 2019). La dette extérieure, dont la forte hausse l’an dernier (de 91% du PIB fin 2019 à 105% en août 2020) était imputable au gouvernement et à la banque centrale - qui représentent 60% des engagements -, devrait repartir à la baisse dès 2021.

 

Retour du Premier ministre Janša grâce à une coalition hétérogène

Suite à la chute du gouvernement de la coalition de centre-gauche de Marjan Šarec en janvier 2020, le Premier ministre conservateur Janez Janša (SDS, 26 sièges) est revenu au pouvoir – après deux mandats en 2004-2008 et 2012-2013 - à la faveur d’une coalition avec le parti du centre moderne (SMC), les chrétiens-démocrates (NSi) et le parti des retraités (DeSUS). Initialement dotée de 48 sièges sur 90 au Parlement, la coalition a fait face, dès le mois de mai, à la défection de deux députés du SMC. Suite à cet épisode, afin de renforcer une majorité qui ne tenait plus qu’à un siège, le gouvernement a passé un accord de coopération avec le parti nationaliste SNS et les représentants des minorités italiennes et hongroises. Si cet accord devrait permettre au gouvernement de se maintenir jusqu’aux prochaines élections prévues au plus tard en juin 2022, l’hétérogénéité de cette coalition et la conjoncture ne permettront aucune réforme structurelle d’ici là. En novembre 2020, le pays avait apporté son soutien aux pays bloquant l’adoption du Plan de relance européen (au titre duquel la Slovénie recevrait l’équivalent de 11% du PIB, dont un tiers de dons) pour dénoncer le mécanisme liant le versement des fonds au respect de l'Etat de droit.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

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